Paracha de la semaine :HAAZINOU, Ecoutez Cieux, je vais parler, que la terre entende les paroles de ma bouche

Antisémitisme/Racisme, Cacheroute, Judaïsme - le - par .
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HAAZINOU, Ecoutez Cieux, je vais parler, que la terre entende les paroles de ma bouche

HAAZINOU « Ecoutez Cieux, je vais parler, que la terre entende les paroles de ma bouche (Deut.32,2)

Le chapitre 32 du Deutéronome qui forme l’essentiel de la Sidra Haazinou est le chant final de Moïse. Il évoque en de saisissants raccourcis, tous les problèmes capitaux de l’avenir d’Israël.

Animé d’un amour passionné pour le pays d’Israël dont un inexorable arrêt lui interdit l’accès, Moïse laisse parler son génie prophétique. Il laisse en héritage à son peuple une mélopée à l’envolée pathétique portée par un souffle prophétique.

Il invoque les Cieux et la Terre pour écouter son dernier message. Ces deux témoins éternels garderont les mises en garde de Moïse envers son peuple.

Dépassant l’expression usuelle des mots, Moïse va conclure par un magnifique poème et adresser un ultime appel aux enfants d’Israël. Seul le chant pourra répondre à son aspiration, à la synthèse, à la soif de se dépasser et c’est alors qu’éclate le cantique de « Haazinou ».

HAAZINOU, Ecoutez Cieux, je vais parler, que la terre entende les paroles de ma bouche

HAAZINOU, Ecoutez Cieux, je vais parler, que la terre entende les paroles de ma bouche

Ce chapitre un des plus beaux de la Bible par l’élévation de la pensée, couronne dignement l’oeuvre de notre Maître, Moïse

Le thème central, célébrant les bienfaits de D.ieu pour son peuple, ne se réfère pas aux clichés habituels de la Torah.

Dans son Cantique ultime, le Voyant n’évoque pas ce creuset d’où sortirent les enfants d’Israël, bien au contraire. Pas un mot de l’Egypte dans tout le cantique. Est-ce pour nuancer dans notre esprit cette volonté de donner un sens exclusivement historique à l’aventure commune de D.ieu et des enfants d’Israël ?

Il faudrait rappeler que les jours austères, ces jours redoutables qui enserrent la lecture de Haazinou, échappent à la symbolique traditionnelle des autres fêtes du calendrier juif attachée quant à elle, entièrement à la sortie d’Egypte, à son cadre historique, géographique, agricole.

Roch-Hachana et Yom Kippour, dépouillés des symboles si riches, si évocateurs de notre histoire particulière, en appellent à des notions plus universelles: la création, l’adhésion d’Abraham, Père de tous les croyants, l’étape capitale de l’arrachement aux sacrifices humains, la notion de prière, de pénitence, de pardon sont au coeur de ces jours austères. L’homme se présente seul devant D.ieu et fait le bilan de son action de l’année écoulée. Israël en parallèle, fait le même effort de retour sur soi, dépouillé de ses mérites.

Ce cantique se situant juste avant Kippour, période de retour sur soi, chacun pourra abordé ce nouveau départ d’un contenu personnel.

CLAUDE LAYANI

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