Le Crif élit dimanche son nouveau président

Antisémitisme/Racisme - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

PARIS, le 13/05/07- Le Conseil représentatif des Institutions juives de France (Crif) va choisir dimanche entre quatre candidats son nouveau président, pour succéder à Roger Cukierman qui a accompli deux mandats et ne se représente pas.

La compétition est "très ouverte", explique-t-on au Crif. Les quatre candidats sont (par ordre alphabétique) Arié Bensemhoun, 44 ans, membre du comité directeur national du Crif et ancien président du Crif de Toulouse-Midi-Pyrénées, Henri Hajdenberg, 60 ans, qui a déjà présidé le Crif de 1995 à 2001, Richard Prasquier, 62 ans, conseiller du président Cukierman et président du comité français pour Yad vashem, et Joseph Zrihen, 57 ans, actuel vice-président du Crif et vice-président du Fonds social juif unifié.

Ils ont à peu près les mêmes chevaux de bataille même s'ils ne les présentent pas dans le même ordre. Tous veulent lutter contre l'antisémitisme, améliorer l'image d'Israël dans les médias, contribuer à faire prendre conscience de la menace iranienne, et améliorer la représentativité du Crif, autant au sein de la communauté juive de France, comptant environ 600.000 personnes, qu'à l'extérieur.

A propos de la représentativité, tous souhaitent le retour du Consistoire central dans le Crif. Le Consistoire en est parti en février 2004, ayant estimé insuffisant le nombre de ses délégués au sein du conseil. Il l'avait déjà quitté et y était revenu à plusieurs reprises.

Les quatre candidats sont nés après la Shoah, deux à Paris (MM. Prasquier et Hadjenberg), deux au Maroc (MM. Bensemhoun et Zrihen). Arié Bensemhoun est nettement plus jeune que les autres "mais il milite depuis plus de 20 ans", relève-t-on au Crif. Aucun n'affiche ses préférences politiques et l'élection de Nicolas Sarkozy n'est pas censée influencer ce vote. "Ce sera très serré", a simplement dit le président Cukierman en refusant de dire quel est son favori.

C'est la première fois dans l'histoire du Crif que 4 candidats se mettent sur les rangs. En 2004 Roger Cukierman avait eu un seul opposant de dernière minute, Serge Hajdenberg, président de Radio J et frère de Henri Hajdenberg. le plus souvent il n'y a que deux candidats. Selon les statuts, le président du Crif est élu pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois, par l'Assemblée générale qui réunit les délégués des associations membres du Crif, les délégués régionaux et les anciens présidents du Crif, soit 170 personnes. Pour être élu, il faut recueillir la majorité absolue des membres de l'Assemblée générale au premier tour de scrutin ou la majorité relative au second tour. Les 4 candidats peuvent rester en lice pour le second tour. Le Crif, créé en 1943, se définit comme "la voix officielle et politique" de la communauté juive en France, le "représentant de la communauté juive organisée" (ndlr l'ensemble des associations et mouvements juifs). Il regroupe une soixantaine d'associations, dont la plus importante est le Fonds social juif unifié. Son rôle est de "défendre les Français juifs, les droits de l'Homme et l'existence de l'Etat d'Israël". Il ne s'occupe pas du culte, qui est l'affaire du Consistoire.



Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi