Antisémitisme en Sicile : Le P43 Sicilian Suites exige d’une Israélienne de condamner son gouvernement avant de séjourner

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Antisémitisme en Sicile : Un hôtel exige d’une Israélienne de condamner son gouvernement avant de séjourner

« Dégoût total » : en Sicile, un hôtel refuse d’accueillir des Israéliens

Pourquoi cette Israélienne a-t-elle reçu un message choquant ?

Yulia Shrits, habitante de Rishon LeZion, avait réservé une semaine de vacances en Sicile avec son mari et des amis. Elle avait choisi plusieurs hôtels, dont le P43 Sicilian Suites. À peine un jour après avoir confirmé sa réservation, elle reçoit un courriel glaçant.

« Bonsoir, Yulia. Nous sommes très préoccupés par ce qui se passe à Gaza. Si vous pensez que votre gouvernement agit de manière appropriée, annulez votre réservation chez nous et trouvez un autre logement. Mais si, comme nous, vous êtes horrifiée par les événements de ces deux dernières années, nous serions ravis de vous accueillir. »

Sicile, hôtel refuse Israéliens, discrimination hôtelière, antisémitisme Europe, Booking enquête, tourisme Israël Italie

Sicile, hôtel refuse Israéliens, discrimination hôtelière, antisémitisme Europe, Booking enquête, tourisme Israël Italie

Un chantage politique inédit : pour être hébergée, il fallait que la cliente renie son gouvernement.

Quelle a été sa réaction face à ce refus ?

La jeune femme reste abasourdie.

« J’ai été très surprise de voir ce message, parce que cela ne m’était jamais arrivé », raconte-t-elle au média mako.

Yulia avait réservé simultanément dans cinq autres hôtels en Sicile, où aucun problème ne s’est posé.

Comment a-t-elle géré la situation ?

Plutôt que de se lancer dans une confrontation inutile, elle choisit d’annuler sa réservation.

« J’étais en colère, mais je ne voulais pas entrer en conflit. Il faut agir avec intelligence. Finalement, je suis contente que cela se soit arrêté à un simple courriel ; je pense que si nous étions arrivés, ils nous auraient tout simplement expulsés. »

Une réaction digne, mais révélatrice d’une hostilité assumée.

A-t-elle porté plainte ?

Oui. Elle saisit immédiatement la plateforme de réservation.

« J’ai été choquée de recevoir un tel message. Cela m’a profondément dérangée qu’un hôtel demande l’annulation de ma réservation pour des raisons politiques liées à ma nationalité ou à mon gouvernement. Je demande l’intervention de Booking et l’ouverture d’une enquête contre l’établissement pour discrimination. »

L’hôtel, de son côté, n’a trouvé qu’une réponse lapidaire :

« Le problème avec Madame Yulia était un malentendu. »

Une justification qui sonne comme une insulte à l’intelligence.

Un cas isolé ? Loin de là

Ce n’est pas un incident unique. Depuis le déclenchement de la guerre, des Israéliens ont subi d’autres refus d’hébergement en Europe. À Bruxelles, un hôtel a annulé une réservation sous prétexte que « vous commettez des crimes de guerre ». En Suisse, un autre a affirmé qu’il « n’accueillait pas des gens du Moyen-Orient ».

En Italie même, la tension monte. Des agressions antisémites ont visé un couple hassidique à Venise, tandis que Milan et Naples ont vu fleurir des affiches haineuses contre les Juifs.

Indignation et vigilance : un signal d’alarme

Cet épisode n’est pas anecdotique. Il illustre une dérive inquiétante : transformer le voyageur israélien en cible politique. Yulia a montré qu’on pouvait répondre à la haine par la dignité. Booking est désormais sommé d’agir avec fermeté et transparence.

L’Europe, qui se dit garante des valeurs d’égalité et d’hospitalité, se doit de sanctionner ces dérives.

Une nuit d’hôtel refusée devient le symbole d’un climat délétère. Quand des touristes sont jugés non plus sur leur comportement mais sur leur nationalité, c’est toute l’idée même de la liberté de voyager qui vacille.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi