Année fiscale 2017: quels changements pour les porte-monnaie israéliens?

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L'année fiscale débutant aujourd’hui (dimanche) apportera une série de changements créés par la législation de l'année précédente, le budget de l'État 2017-2018 et sa loi sur les arrangements économiques. La nouvelle législation et les règlements économiques qui entreront en vigueur auront un effet direct sur la poche du citoyen israélien.

D'abord et avant tout, les prix de l'électricité ont augmenté de 3,7% par rapport à l'an dernier. Mais 2017 apporte quelques bonnes nouvelles dans la réforme des taux d'imposition et la redéfinition des tranches d'imposition. Dès dimanche, les employés gagnant jusqu'à NIS 20 000 mensuels bruts paieront moins d'impôt sur le revenu, et les personnes gagnant 60 000 NIS mensuels ou plus paieront un impôt sur le revenu plus élevé.

La réforme fiscale tient également compte des familles.

Tous les ménages gagnant ensemble entre 22 000 NIS et 80 000 NIS économiseront jusqu'à plusieurs centaines de shekels chaque mois, alors que les ménages qui gagnent plus que cela paieront 260 NIS mensuels supplémentaires par rapport à l'année dernière.

En outre, la première tranche d'imposition couvre désormais les revenus atteignant jusqu'à 6 220 NIS par mois. Le salaire minimum a été porté à NIS 5.000 par mois pour les employés à temps plein, ou à 26,88 NIS de l’heure.

Dans l'ensemble, cela signifie que toute personne ayant un faible revenu pourra économiser quelques dizaines de shekels mensuels sur l'impôt sur le revenu à partir de dimanche.

Bien que les réductions d'impôt pour la classe moyenne soient certainement de bonnes nouvelles pour beaucoup, une légère réduction sera faite sur les salaires mensuels puisque les nouvelles réglementations des caisses de retraite augmentent de 1%. À partir de ce mois-ci, les employés devront verser 6% de leur salaire mensuel à la caisse de retraite et l'employeur versera 6,5% de plus.

Un plan qui a fait couler beaucoup d’encre, mais qui ne devrait pas être mis en œuvre jusqu'en 2017, est le projet de loi de six dimanches chômés. Cette proposition du député Eli Cohen (Kulanu) est censée être une étape intermédiaire (un week-end de trois jours tous les deux mois) avant qu’Israël finisse par avoir tous ses dimanches. Cependant, seule une lecture préliminaire à la Knesset n’a été faite jusqu'à présent.

Année fiscale 2017: où va-t-on?

Année fiscale 2017: où va-t-on?

Les employés peuvent également s'attendre à des jours de vacances supplémentaires. Quiconque travaille depuis plus de quatre ans au même endroit recevra deux jours de vacances supplémentaires chaque année, tandis que ceux qui ont moins de quatre ans d'ancienneté recevront une journée supplémentaire.

Dans le cadre du nouveau régime de retraite, les travailleurs indépendants sont obligés par la loi d'ouvrir une caisse de retraite dès dimanche. Actuellement, 40% des travailleurs indépendants n'ont pas de régime de retraite.

Toutefois, les personnes qui travaillent à leur compte recevront dorénavant une réduction sur leurs déductions de l'Institut national d'assurance et obtiendront de meilleurs remboursements d'impôt sur les dépôts futurs dans un fonds de pension.

Afin d'éviter d'éventuelles sanctions par les organismes chargés de l'application de la loi, les travailleurs indépendants sont invités à contacter un comptable ou un consultant en investissement afin de mettre en place un plan d'épargne pour un fonds de pension.

Le plan d'épargne de Moshe Kahlon pour chaque enfant a officiellement commencé. Dans ce cadre, les parents peuvent ouvrir un compte d'épargne par l'entremise de l'Institut national d'assurance pour tout enfant de moins de 18 ans, dans lequel le NII effectuera des dépôts mensuels de  50 NIS qui pourront être retiré par l'enfant à l'âge de 18 ou 21 ans. Les parents peuvent choisir de faire correspondre les dépôts du NII avec un dépôt de 50 NIS supplémentaires par mois.

Les parents peuvent choisir d'ouvrir ce régime dans un compte bancaire ou un fonds de prévoyance.

Deux importants programmes de l'Autorité fiscale israélienne ont pris fin. Premièrement, l'exonération fiscale pour les nouveaux immigrants et les « toshavé hozer » (citoyens de retour)  qui n’avaient pas besoin de déclarer et de payer leurs impôts sur les revenus de l'étranger a expiré. Les olim ayant encore des revenus de leur pays d'origine sont conseillés de les signaler sous peine de faire face à des sanctions.

Deuxièmement, un programme semblable donnant aux Israéliens la possibilité de divulguer volontairement des recettes ou des comptes bancaires étrangers non déclarés sans encourir de sanction pénale a expiré. Quiconque n'a pas profité du programme pendant sa durée peut maintenant être passible de poursuites pénales et de sanctions allant jusqu’à sept années d’emprisonnement.

Si l'autorité décide qu'un cas particulier pourrait constituer du blanchiment d'argent, alors ces individus seraient passibles de 10 ans de prison », a déclaré la porte-parole de l'administration fiscale Idit Lev.

Source : Jpost

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