51 membres de la communauté hébraïque vont être expulsés d'Israël

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Yair Ben Israel

Yair Ben Israel, 44 ans, originaire de Dimona, est né d'une mère qui a vendu tous ses biens aux États-Unis pour venir en Israël et y vivre en tant que juive.

Sa mère est actuellement en cours d'expulsion comme 50 autres personnes de la communauté Hébraïque en Israël

"Nous n'avons pas volé, nous n'avons pas menti. Nous avons vendu tout ce que nous avions et sommes venus pour contribuer et servir", a déclaré Ben Israel. "J'ai construit une usine, ici, en Israël. Nous sommes de bonnes personnes qui veulent juste vivre main dans la main avec tout le peuple d'Israël."

Le statut de la communauté hébraïque avait déjà été réglé, alors pourquoi l'État veut-il expulser 17 familles soit 51 personnes ?

Suite à la protestation de la communauté hébraïque contre l'expulsion de 51 de ses membres, le chef du directeur de la population a été interrogé par Kalman Lieberman sur Radio Kan et a déclaré:

"La communauté avait précédemment soumis une liste avec les noms de 2000 membres, les candidats à cette expulsion n'étaient pas inclus dans cette liste."

Pourquoi sont-ils expulsés maintenant?

"Ils ont demandé une régularisation de leur statut après un séjour de 15 à 20  ans avec un visa de touriste, et l'État a donc découvert qu'ils se trouvaient dans le pays en violation de la loi durant toutes ces années"

Yair Ben Israël de la communauté hébraïque, dont la mère devra également être expulsée déclare :"Ce n'est pas vrai. Nous avons tout quitté et sommes venus ici pour servir et contribuer au pays."

51 membres de la communauté hébraïque de Dimona risquent donc d'être expulsés.
Le maire de Dimona a écrit une lettre au ministre de l'Intérieur Aryeh Deri dimanche dans le but de révoquer les ordres donnés aux habitants de la ville.

Ce matin, le chef du ministère de l'intégration a été interviewé et a expliqué la raison des ordres qui ont été émis.
Avant lui, a parlé Yair Ben-Israel, un membre de la communauté, qui a affirmé que la loi et les règlements à son égard sont en constante évolution. 

Traduction en français de l'interview avec Yair Ben Israël :

"- Bonjour Yaïr ben Israël

- Bonjour

- Comment allez-vous aujourd’hui ?

-Mal,  très mal. La communauté est traumatisée. Je voudrais vous raconter ce qu’a écrit une mère de 8 enfants qui sont nés ici en Israël…

-Avant cela, Yaïr, présentez-vous en quelques mots, pour ceux qui ne connaissent pas votre communauté.

- Nous sommes la communauté des Hébreux de Dimona. Le fondateur de la communauté est arrivé ici en 68 et jusqu’à ce jour, c’est un homme respecté qui a reçu la nationalité israélienne

- Vous êtes venus en Israël en vertu de la loi du retour ?

- Oui

- Les racines de la communauté ne sont-elles pas chrétiennes, et américaines ?

- Non, nous sommes originaires d’Eretz Israël. Nous avons été expulsés d’Israël vers l’Afrique. D’Afrique, nous sommes arrivés aux USA puis nous sommes revenus en Israël. Nous avons toujours gardé les traditions, les lois, la Torah, la circoncision, comme tous les autres Juifs car nous faisons partie des tribus d’Israël

- Vous êtes Juifs ?

- Oui, Nous faisons partie des 12 tribus. Yehuda était le fils de Yaakov qui était lui-même le fils d’Avraham Avinou, et il appartenait aux 12 tribus. C’est la raison pour laquelle nous sommes la communauté des Hébreux de Dimona, descendants d’Avraham Avinou. Nous respectons toutes les lois

- Au cours de votre histoire, la communauté a séjourné à Chicago, n’est-ce pas ?

- A Chicago, oui, mais mes parents venaient de Miami.

- Mais les membres de la communauté qui sont arrivés dans les années 60 et qui se sont regroupés autour de Ben Carter, qui a changé son nom en Ben Ami ben Israël n’étaient pas des chrétiens noirs ?

- Non

- Non ? Ils n’ont jamais appartenu à une communauté chrétienne là-bas ? Et vous êtes venus ici en vertu de la loi du retour ?

- Oui précisément, nous sommes venus ici en vertu de la loi du retour.

- Dans ce cas, pourquoi une partie de la communauté a obtenu un statut et l’autre partie, jamais ?

- Je vais vous parler franchement, au début des années 70, les premiers arrivés ont obtenu un statut, mais le ministère de l’intérieur modifie toujours les conditions.

Je ne l’ai pas vécu car je suis né ici en 76, mais ils nous ont dit : « Vous changez les lois, vous n’êtes pas considérés comme Juifs etc… »

Ils modifiaient constamment les modalités au sujet de la communauté, les lois changent tout le temps en ce qui concerne la communauté.
Au début, nous avons obtenu la nationalité israélienne en vertu de la loi du retour.
Les membres de la communauté ont commencé à vendre tous leurs biens et à venir en Israël, pensant qu’ils seraient acceptés et intégrés en vertu de la loi du retour pour rejoindre le peuple d’Israël. C’est la raison pour laquelle nous sommes venus.

- Qui sont les personnes que l’Etat d’Israël souhaite aujourd’hui expulser ? Il est question de 51 personnes, n’est-ce pas ? En quoi sont-elles différentes du reste de la communauté ? Certaines d’entre elles ont la nationalité israélienne

- Vous savez, je suis né en Israël il y a 44 ans et je ne suis toujours pas considéré comme citoyen. Sur ma carte d’identité, il est inscrit « permis de séjour permanent ».

- Vous êtes également menacé d’expulsion ?

- Je n’ai pas reçu de lettre mais c’est possible. Ils font leur calcul, ils se disent : nous allons expulser ceux qui sont en Israël depuis 30 ans, puis ensuite ceux qui aspirent à la résidence permanente. Comme cela, il ne restera plus rien de la communauté.

- Mais l’autorité de la Population a une autre version. Elle soutient qu’il y a de nombreuses années, une liste de personnes a été compilée et malgré le fait que l’Etat ne les considérait pas comme juives, elles ont été autorisées à rester. Tous ceux qui sont aujourd’hui passibles d’expulsion, selon l’Autorité de la Population, ne figuraient pas sur la liste. D’après cette version, ils vivraient ici illégalement depuis des années.

- Que signifie illégalement ? Ma mère est arrivée ici en 1974. Avant de venir, elle a vendu tous ses biens. Qu’a fait Israël ? Elle est venue ici en vertu de la loi du retour avec 9 enfants.
Je suis né ici en 1976. Deux ans après son arrivée, l’Etat a déclaré :
« Non, nous ne voulons absolument aucun Noir en Israël. Vous devez repartir ».

Qu’était censée faire ma mère ? Dites le moi ! Repartir aux USA avec 10 enfants ? Qu’aurait-elle fait là-bas ? Je suis né en Israël, nous sommes ici depuis 30 ans, nous servons le pays,
nous donnons tout. Nous sommes venus en vertu de la loi du retour.
Que pouvons-nous faire de plus pour nous intégrer ?
Nous ne sommes pas des voleurs, nous avons fait venir des personnes des quatre coins du monde, nous étudions ici. J’ai bâti une usine ici en Israël qui apporte une réponse à la population. Que pouvons –nous faire de plus ? Nous sommes de bonnes personnes qui voulons vivre ici main dans la main avec tout le peuple d’Israël. Nous ne demandons rien de plus."
Traduction réalisée par Judith Douillet

Selon Yoel Lipovitsky :"ces 51 candidats à l'expulsion sont arrivés en Israël avec un visa de touriste et sont restés en Israël pendant une période de 20 à 15 ans sans régulariser leur statut."

"Récemment, des membres de la communauté ont soumis une demande pour régulariser leur statut, ce qui a attiré l'attention de l'administration sur leur séjour illégal, et des ordres d'expulsion leur ont donc été émis. "

"S'ils n'avaient pas demander à  régulariser leur statut, auraient-ils pu vivre ici jusqu'à l'âge de 120 ans?" demande Lipowitzk "Tant qu'ils ne sont pas pris, oui."

Pourtant, l'histoire de ces membres de la communauté n'est pas très différente de celle des
2 000 membres de la communauté qui ont obtenu le statut.

Selon Lipowitzky, dans le passé, des listes avec les noms des membres de la communauté ont été remises aux ministres de l'Intérieur Poraz et Sarre, qui leur ont accordé le statut permanent. Cependant, ces 51 personnes n'étaient pas été inclus dans cette liste.

"Il se peut que ces personnes aient été expulsées de la communauté pour une raison ou une autre ou ont quitté la communauté pour une raison ou une autre ce qui expliquerait pourquoi elles ne figuraient pas sur cette liste des 2000 personnes.
Dans ce cas, elles devraient demander aux dirigeants de la communauté, et non à nous, où ils se trouvaient depuis 15 ans, pourquoi ne figurait-elles pas sur la liste ?", a déclaré Lipowitzky.

"Le statut qu'ils ont reçu il y a 20 ans ne peut être octroyé à d'autres personnes qui arrivent ultérieurement en Israël, la liste comprenait 2000 personnes et ces 51 n'en faisait pas partie.",
insiste Lipowitzky.

Cela peut avoir laissé entendre un changement dans la politique du ministre de l'Intérieur Aryeh Deri envers la communauté juive, contrairement à la politique précédente qui a échoué à l'époque d'Avraham Poraz et de Gideon Saar au ministère de l'Intérieur.

SourceKan.org.il

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