Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite pourraient entrer en guerre contre l’Iran.

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Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite pourraient entrer en guerre contre l’Iran.

Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite pourraient entrer en guerre contre l’Iran.

Malgré les négociations et l’immense jeu de poker menteur qui se joue depuis ce lundi, les Émirats arabes unis ainsi que l’Arabie saoudite pourraient très bien entrer en conflit. D’après des informations du Wall Street Journal, les deux monarchies seraient lassées des actions iraniennes sur leurs territoires.

Et si finalement la coalition contre le régime islamique d’Iran s’agrandissait officiellement au monde arabe sunnite ? Après les volte-face sur les frappes qataries ou émiraties contre des installations iraniennes, plusieurs médias américains décrivent qu’après ce mois de Ramadan et d’introspection, la patience d’Abou Dhabi et de Riyad serait arrivée à son terme, et que leurs décisions auraient été prises.

Rejoindre les frappes même sans les États-Unis ?

On a du mal à y croire. Donald Trump évoquait cette possibilité, mais les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont été très durement touchés, notamment en raison de leur proximité avec l’Iran et du nombre de sites pétroliers présents sur leurs territoires.

Il se pourrait que MBS et MBZ décident de ne pas suivre les directives des États-Unis, voire même qu’ils laissent faire avec un soutien passif. On aurait alors une coalition uniquement régionale israélo-émiratie-saoudienne contre la République islamique d’Iran.

Pour l’Arabie saoudite, il s’agit de mettre fin aux attaques qui commencent à sérieusement gêner le prince héritier ainsi que la production de pétrole, tout en ravivant la vieille rivalité sunnites-chiites entre les deux puissances.

Pour les Émirats arabes unis, l’image du pays a été fortement touchée. L’image de havre de paix que le pays s’était construite a volé en éclats. Contrairement à Israël, qui peut continuer à attirer des touristes même en temps de guerre, les Émirats sont plus vulnérables sur ce plan.

Les deux pays pourraient profiter de l’affaiblissement du régime iranien pour aider Israël et éventuellement les États-Unis (si les négociations échouent) à porter le coup de grâce.

Une date butoir

Ce type d’opération nécessite des semaines de préparation. En partant du principe que les décisions sont prises, il est possible qu’une date ait déjà été fixée.

Cette date pourrait correspondre à la fin de l’ultimatum posé par Trump ce lundi, et coïncider avec le déploiement de la 82e division d’infanterie américaine dans la région.

Il se pourrait que les différents états-majors se coordonnent déjà pour une offensive à quatre armées contre l’Iran, idéalement avant le début des fêtes de Pessah en Israël.

Le rôle des Houthis en cas de frappes officielles émirato-saoudiennes contre l’Iran

Depuis quelques jours, on évoque une possible entrée en guerre des Houthis du Yémen. Cependant, leur situation a évolué après leur campagne contre Israël et la perte de leur chef d’état-major, Mohammed al-Ghamari, en août dernier.

Le mouvement reste hésitant, mais a récemment menacé à plusieurs reprises les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

En raison de la proximité géographique, les Houthis pourraient plus facilement viser Dubaï que Tel-Aviv, même avec un arsenal militaire affaibli.

Accompagnées de frappes israélo-américaines, les deux puissances du Golfe pourraient tenter de se débarrasser définitivement de cette menace. Toutefois, un point reste problématique : l’Arabie saoudite a déjà tenté de vaincre militairement les Houthis en 2015, sans succès.

Les campagnes longues semblent dissuader Mohammed ben Salmane, qui pourrait laisser son voisin émirati plus exposé dans cette affaire.

Néanmoins, certains signes ne trompent pas : les deux pays ont expulsé les diplomates iraniens et suspendu leurs relations, ce qui constitue souvent une étape intermédiaire avant un conflit.

Si cela se confirmait, il s’agirait d’un moment historique : pour la première fois depuis les accords d’Abraham, des pays arabes musulmans visés par l’Iran riposteraient aux côtés d’Israël, marquant un tournant majeur pour la région.

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