Réponse à Mathilde Panot et La France insoumise : Qu’on arrête donc cette comédie.

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Réponse à Mathilde Panot et La France insoumise : Qu’on arrête donc cette comédie.

Réponse à Mathilde Panot et La France insoumise :

Qu’on arrête donc cette comédie.

La surveillance de Madame Hassan par les services de renseignement français n’a rien d’arbitraire : elle répond à un cadre légal précis.

La loi française autorise en effet le suivi d’une personne pendant une durée pouvant aller jusqu’à trois mois dans le cadre d’une enquête de renseignement — ce qu’on appelle communément une filature. Ce dispositif relève des missions régaliennes de la DGSI et de la DGSE, dont le mandat est précisément de surveiller les individus susceptibles de constituer une menace pour les citoyens français.

Or, plusieurs éléments justifient objectivement qu’une telle attention lui soit portée : des liens documentés avec des mouvances terroristes — palestiniennes, Boko Haram et syriennes —, ainsi qu’une apologie récurrente et publique du terrorisme sur les réseaux sociaux, assortie d’un soutien affiché à des représentants de ces mêmes mouvances.

Depuis fin 2023, Rima Hassan accumule les déclarations ambiguës, les provocations calculées, les polémiques sur le Hamas, les signalements à la justice, les auditions policières, les plaintes pour apologie du terrorisme, jusqu’à une garde à vue en avril 2026 puis une convocation devant le tribunal correctionnel pour apologie du terrorisme en ligne.

Et il faudrait encore feindre l’étonnement parce que les services de l’État la surveillent, géolocalisent sa ligne et retracent ses déplacements dans le cadre d’une enquête ? Mais enfin, de qui se moque-t-on ?

Quand on passe son temps à jouer avec les frontières du tolérable, à tordre les mots, à relativiser l’horreur islamiste, à présenter le Hamas sous des dehors de légitimité politique ou juridique, on ne peut pas ensuite se draper dans la posture de la victime persécutée dès lors que l’appareil régalien fait son travail.

Rima Hassan n’est pas une passante innocente que l’État aurait choisie au hasard. Elle a déclaré en février 2025 que le Hamas avait « une action légitime du point de vue du droit international », tout en requalifiant les massacres du 7-Octobre en « crimes de guerre », c’est-à-dire en opérant ce déplacement rhétorique insupportable qui consiste à sortir le terrorisme de son nom pour le faire entrer dans une grammaire politico-militaire plus présentable.
C’est exactement cela qui scandalise : non seulement la complaisance, mais l’habillage pseudo-juridique de la barbarie.

Lorsque Daech a frappé le Bataclan, personne n’a parlé de crimes de guerre.

Personne n’a exigé de la France qu’elle proportionne sa réponse, ni invoqué le droit international humanitaire pour encadrer la traque des jihadistes en Syrie et en Irak.

Daech avait pourtant lui-même revendiqué l’attaque comme une riposte aux frappes aériennes françaises contre l’État islamique en Syrie — un acte politique assumé, ciblant délibérément des civils.
La France avait le droit de se défendre — et ce droit n’a jamais été contesté.
Le 7 octobre 2023, le Hamas a massacré 1 200 personnes sur le sol israélien, avec une barbarie filmée et revendiquée. Pourtant, la grille de lecture a changé. Ce deux poids deux mesures n’est pas une erreur d’analyse : c’est un choix idéologique.​​​​​​​​​​​​​​​​

En 2025, Rima Hassan a embarqué sur des opérations militantes pro-Gaza dont plusieurs organisateurs ont été publiquement accusés d’entretenir des liens avec le Hamas ; l’un d’eux, Zaher Birawi, a été identifié comme jouant un rôle stratégique dans l’organisation, tandis qu’en septembre 2025 le ministère israélien des Affaires étrangères a affirmé que des documents saisis à Gaza montraient une implication directe du Hamas dans ces réseaux.

Dès lors, vous entendre Mathilde Panot et La France insoumise feindre de ne pas comprendre pourquoi Rima Hassan a été suivie de près relève non de l’innocence, mais de l’hypocrisie.

Le scandale n’est pas que l’État enquête. Le scandale, c’est qu’une partie de la gauche ait tellement dérivé qu’elle considère désormais comme une persécution inadmissible le simple fait que la République surveille une élue qui a multiplié les prises de position troubles sur le Hamas, s’est associée à des réseaux militants eux-mêmes visés par des accusations lourdes, et se retrouve aujourd’hui renvoyée devant la justice pour apologie du terrorisme. Voilà la vérité.

Ce qu’ils appellent « scandale d’État »n’est souvent que le moment où le réel les rattrape.

À ce titre, une inscription au fichier S — réservé aux personnes représentant une menace pour la sûreté de l’État — ne serait pas surprenante.

En somme, surveiller Madame Hassan n’est pas une persécution. C’est la loi contre le terrorisme qui s’applique — cette loi que la République s’est donnée au prix du sang.
Ce que La France Insoumise sait mieux que quiconque, elle qui, en novembre 2024, tentait de la vider de sa substance en la chassant du Code pénal.

©️Nataneli

NB : Les services de renseignement et d’enquête ont précisément pour mission de prévenir les menaces terroristes, de suivre les signaux faibles, d’identifier les relais, les réseaux, les porosités idéologiques et les soutiens actifs ou indirects à des organisations violentes.
En France, les techniques de renseignement sont encadrées par la loi et l’autorisation est en principe délivrée pour une durée maximale de quatre mois ; quant au FPR, il sert à faciliter les recherches, les surveillances et les contrôles, la fiche S n’étant qu’une de ses catégories.

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