Le prix réel du slogan “From the River to the Sea” : 9 milliards de dollars réclamés à Israël

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Le prix réel du slogan “From the River to the Sea” : 9 milliards de dollars à Israël

9 milliards de dollars : quand un syndicat palestinien réclame à Israël… le salaire d’un marché du travail qu’il dénonce

Un syndicat palestinien, la Palestinian General Federation of Trade Unions, a saisi l’Organisation internationale du travail pour réclamer 9 milliards de dollars de compensation. Motif invoqué : Israël aurait cessé d’employer des travailleurs de Judée-Samarie depuis le déclenchement de la guerre consécutive au 7 octobre 2023.

La revendication est spectaculaire.

Mais les chiffres qu’elle implique sont encore plus révélateurs.

Avant le 7 octobre : une dépendance structurelle au marché israélien

Avant la guerre, environ 200 000 à 225 000 Palestiniens travaillaient légalement en Israël ou dans les zones industrielles israéliennes de Judée-Samarie.

Le salaire journalier moyen légal était de 297,30 shekels.

Sur une base mensuelle standard (22 jours ouvrés), cela représente :

6 540,60 shekels par mois.

Sur un rythme de 26 jours, courant dans le bâtiment :

7 729,80 shekels par mois.

À titre de comparaison, le salaire moyen en Autorité palestinienne est significativement inférieur. Pour des dizaines de milliers de familles, travailler en Israël signifiait un revenu multiplié, souvent destiné à soutenir un foyer élargi.

Les salaires cumulés versés chaque mois étaient estimés à environ 1,35 milliard de shekels.

Un flux financier massif injecté directement dans l’économie palestinienne.

Autrement dit : l’économie de Judée-Samarie était, de fait, partiellement adossée au marché du travail israélien.

Après le 7 octobre : suspension sécuritaire, non rupture idéologique

Après le massacre du 7 octobre 2023, Israël a suspendu l’essentiel des permis de travail pour des raisons sécuritaires.

Un État dont 1 200 citoyens ont été assassinés par une organisation terroriste issue du territoire voisin ne peut raisonnablement maintenir un accès libre et massif à son marché du travail sans réévaluation sécuritaire.

Il ne s’agit pas d’un conflit salarial.

Il s’agit d’une décision liée à la guerre.

Dans les mois suivants, seuls quelques milliers de travailleurs ont progressivement retrouvé un accès limité et encadré.

Protection sociale israélienne : un élément rarement évoqué

Les travailleurs titulaires d’un permis légal relevaient du droit du travail israélien.

Les employeurs cotisaient notamment auprès de l’Institut national d’assurance d’Israël (Bituah Leumi), couvrant :

– accidents du travail

– indemnités maladie

– congés

– contributions sociales obligatoires

Ces cotisations n’étaient pas symboliques. Elles représentaient un transfert de protection sociale israélienne vers des travailleurs non citoyens.

Ce point est essentiel : ces emplois étaient déclarés, rémunérés, et encadrés légalement.

La question stratégique évitée depuis 2005

Depuis le retrait israélien de Gaza en 2005, l’Autorité palestinienne et les structures politiques locales disposaient d’une opportunité historique : développer une économie autonome.

Près de vingt ans plus tard, la dépendance au marché israélien demeure centrale.

Parallèlement, les territoires palestiniens ont bénéficié de milliards d’euros d’aides européennes et internationales.

La question économique fondamentale se pose donc :

Pourquoi cette dépendance structurelle persiste-t-elle si l’objectif politique proclamé est la séparation totale ?

On ne peut simultanément exiger la « libération » d’un État et réclamer l’indemnisation de l’accès à son marché du travail.

9 milliards de dollars : calcul économique ou revendication
politique ?

Les 9 milliards réclamés correspondent à l’addition des salaires non perçus depuis octobre 2023, projetés sur une période prolongée.

Mais juridiquement, l’argument se heurte à une réalité simple :

Un État en guerre n’a aucune obligation de maintenir des permis de travail pour des ressortissants d’un territoire hostile.

Il s’agit d’un choix souverain relevant de la sécurité nationale.

Une réalité économique que le débat évite

L’économie palestinienne dépend :

– des transferts de salaires versés en Israël

– des aides internationales massives

– des recettes fiscales collectées puis transférées par Israël

Cette architecture économique ne correspond pas à un modèle d’indépendance.

Elle révèle une interdépendance asymétrique.

La revendication de 9 milliards de dollars ne peut être analysée sérieusement sans intégrer cette réalité structurelle.

L'économie avant le slogan

Avant le 7 octobre, Israël versait chaque mois plus d’un milliard de shekels de salaires à des travailleurs palestiniens.

Ces emplois soutenaient des dizaines de milliers de familles.

Après une attaque terroriste d’ampleur historique, l’État d’Israël a priorisé la sécurité.

Le débat peut être politique.

Il peut être stratégique.

Il peut être diplomatique.

Mais il ne peut ignorer les chiffres.

Et les chiffres montrent une chose : la relation économique était massive, légale et rémunérée.

La question n’est pas seulement morale.

Elle est structurelle.

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