Les services concrets rendus par Jeffrey Epstein aux intérêts israéliens (2013–2017)

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Les services concrets rendus par Jeffrey Epstein aux intérêts israéliens (2013–2017)

Loin des fantasmes et des raccourcis complotistes, les emails authentifiés d’Ehud Barak révèlent un fait brut : entre 2013 et 2017, Jeffrey Epstein a été utilisé comme intermédiaire discret au service d’intérêts israéliens bien réels.

Backchannels diplomatiques avec la Russie, négociations de contrats de surveillance en Afrique, accords sécuritaires et technologiques en Asie centrale : les documents montrent un Epstein opérant comme facilitateur, rédacteur et connecteur pour des dossiers sensibles mêlant diplomatie, sécurité et technologies israéliennes.

Rien d’illégal, rien de fantasmatique — mais la preuve écrite d’un pouvoir d’influence privé, agissant là où les États préfèrent parfois ne pas apparaître.

Les services concrets rendus par Jeffrey Epstein aux intérêts israéliens

Backchannels, contrats de surveillance et accords de sécurité (2013-2017)

Les documents issus de la boîte personnelle d’Ehud Barak, piratée par le groupe Handala puis publiés par Distributed Denial of Secrets, ont été vérifiés par Drop Site News, le House Oversight Committee américain et Al Jazeera.

Ils montrent qu’entre 2013 et 2017, Jeffrey Epstein a agi comme intermédiaire logistique, facilitateur diplomatique et recruteur, au service d’initiatives israéliennes de politique étrangère et de sécurité.

Les faits exposés ci-dessous reposent exclusivement sur ces documents.

Un canal officieux Israël–Russie sur la Syrie

Objectif identifié : obtenir de Vladimir Poutine un soutien russe à une transition politique en Syrie et au départ négocié de Bachar al-Assad.

Dans la nuit du 9 mai 2013, à une heure du matin, Ehud Barak contacte Jeffrey Epstein. Il lui écrit :

« Tu es réveillé ? Si oui, appelle-moi s’il te plaît. »

Quelques instants plus tard, il précise :

« Jeff, s’il te plaît, ne partage pas cette information avec aucun de nos amis. »

La réponse d’Epstein est immédiate et opérationnelle. Il suggère explicitement une approche directe du Kremlin :

« Bien sûr que non. Je pense que tu devrais faire savoir à Poutine que tu seras à Moscou. Vois s’il souhaite un moment en tête-à-tête. »

Le 20 mai 2013, Epstein intervient également sur le terrain médiatique. Il édite une tribune stratégique signée par Ehud Barak, intitulée The Kremlin Holds the Keys, et propose un titre alternatif que Barak accepte :

«Continuez à ne rien faire, jusqu’à ce qu’il soit trop tard»

Deux jours plus tard, le 22 mai 2013, Epstein informe Barak qu’une invitation officielle de Vladimir Poutine a été obtenue à Saint-Pétersbourg, en marge du Forum économique international.

Les 20 et 21 juin 2013, Ehud Barak rencontre Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. À l’issue de cette rencontre, Barak écrit à Youri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, pour confirmer la transmission du message politique :

« Merci de bien vouloir noter et transmettre à votre patron que les deux messages ont été transmis hier soir, intégralement et fidèlement, aux principaux décideurs. »

En juin 2015, lors d’un nouveau déplacement à Saint-Pétersbourg, Ehud Barak remercie explicitement Jeffrey Epstein pour son rôle dans la mise en place de ce canal :

« Merci d’avoir tout mis en place. »

Un contrat de surveillance massive négocié avec la Côte d’Ivoire

Objectif identifié : vendre au président Alassane Ouattara un système complet de renseignement électromagnétique (SIGINT), conçu par d’anciens officiers de l’Unité 8200.

En septembre 2013, Ehud Barak reçoit une proposition technique de treize pages signée par Aharon Ze’evi-Farkash et Amnon Unger, anciens commandants de l’Unité 8200. Le document prévoit l’interception de communications téléphoniques, satellitaires, radios tactiques et cybercafés, avec transmission des données vers des serveurs d’analyse israéliens.

Du 1er au 3 août 2013, Barak se rend à Abidjan. Il y rencontre le président Ouattara, le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko et le chef de cabinet présidentiel Marcel Amon-Tanoh.

En amont et en parallèle, Jeffrey Epstein coordonne plusieurs contacts familiaux et politiques clés :

– le 18 juin 2012, une rencontre à New York avec David Dramane Ouattara, fils du président

– le 12 septembre 2012, une rencontre avec Nina Keïta, nièce du président

– en septembre 2013, l’organisation de rendez-vous new-yorkais entre Ehud Barak et Sidi Tiémoko Touré, chef de cabinet d’Alassane Ouattara

En juin 2014, Avigdor Liberman signe à Tel-Aviv un accord de défense et de sécurité intérieure entre Israël et la Côte d’Ivoire.

Un accord de sécurité et de technologies d’urgence avec la Mongolie

Objectif identifié : vendre des équipements militaires, des systèmes de surveillance et la plateforme Reporty (aujourd’hui Carbyne).

En avril 2013, Ehud Barak se rend en Mongolie, avec une arrivée le 26 avril. Il y rencontre le président Tsakhiagiin Elbegdorj, le ministre de la Défense et le secrétaire du Conseil de sécurité nationale.

Avant ce déplacement, Jeffrey Epstein organise trois réunions préparatoires à New York, les 21, 22 et 24 avril 2013.

Le 28 septembre 2013, Epstein écrit à Barak pour lui proposer un profil stratégique :

« J’ai passé l’après-midi avec Larry Summers, je pense qu’il travaillerait bien avec toi. »

En septembre 2015, Epstein organise à New York un dîner réunissant le président mongol et son ministre des Affaires étrangères.

En 2017, un accord formel est conclu entre Israël et la Mongolie sur les services d’urgence et l’introduction de technologies israéliennes, incluant Reporty.

Des exercices militaires conjoints entre Tsahal et l’armée mongole auront lieu en 2019.

Autres facilitations documentées

Les emails montrent également que Jeffrey Epstein :

– conseille Ehud Barak sur un investissement dans Reporty / Carbyne (2015-2016)

– participe à la structuration d’une opération pétro-gazière via Gadeco LLC

– met Barak en relation avec Peter Thiel

– facilite des discussions sur des drones solaires (Light & Strong) et une technologie de dépistage du paludisme (Parasight)

Conclusion factuelle

L’ensemble de ces opérations est postérieur à la condamnation de Jeffrey Epstein en 2008.

Les documents établissent une collaboration suivie, documentée et assumée avec Ehud Barak, mêlant coordination diplomatique, édition stratégique, mise en relation et organisation de rencontres de haut niveau.

Aucune pièce ne mentionne le Mossad comme donneur d’ordre direct.

Aucune pièce ne fait état de chantage sexuel.

Les emails montrent uniquement le rôle de Jeffrey Epstein comme intermédiaire discret et efficace dans des dossiers de politique étrangère, de sécurité et de technologies.

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