Israël : L’enquête Qatar-gate transmise au parquet

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Israël : L’enquête Qatar-gate transmise au parquet

L’enquête Qatar-gate transmise au parquet

La police israélienne a transmis dimanche matin au parquet les dossiers d’enquête de l’affaire dite du Qatar-gate, mettant ainsi fin à la phase d’investigation policière. L’objectif est désormais que le parquet détermine s’il doit engager des poursuites pénales contre les principaux suspects. 

Demande de prolongation de l’éloignement d’un conseiller

Dans le cadre de cette transmission, la police a demandé au tribunal de prolonger de 60 jours supplémentaires la mesure visant à interdire à Yonatan Urich, un proche conseiller du Premier ministre, de retourner travailler au bureau de ce dernier. Cette restriction était en vigueur depuis plusieurs mois et doit être examinée juridiquement. 

Le cœur des soupçons : liens avec le Qatar

L’enquête tourne autour de l’existence de liens financiers et d’influences entre le gouvernement du Qatar et plusieurs collaborateurs proches du Premier ministre israélien.

Selon les éléments rassemblés par la police, des fonds importants, évalués à plusieurs centaines de milliers de dollars, auraient été transférés de l’émirat qatari à des conseillers de Netanyahu pendant les mois de guerre. 

Les enquêteurs ont établi un schéma selon lequel l’argent qatari aurait transité par un lobbyiste américain, Jay Potlik, mandaté par Doha, puis vers une société israélienne détenue par un homme d’affaires local, Gil Birger : cette société aurait versé le salaire d’Eli Feldstein, alors employé au bureau du Premier ministre. 

Examen d’un nouveau chef d’accusation

Les enquêteurs ont également l’intention de proposer un nouveau chef d’accusation, selon lequel les actions imputées aux suspects pourraient avoir porté atteinte aux relations entre Israël et un pays ami, l’Égypte. Des communications internes dévoilées récemment, où des conseillers critiquent la position égyptienne et minimisent son rôle de médiateur, seraient au cœur de cette piste. 

Messages controversés et diplomatie affectée

Parmi les correspondances examinées, certaines publiées en tant que preuves potentiellement significatives montrent des échanges entre Feldstein et un autre conseiller, Yisrael Einhorn. Ces messages incluent des attaques verbales contre l’Égypte, telles que « on ne peut pas faire confiance aux Égyptiens » ou des insinuations selon lesquelles « des officiers militaires israéliens profiteraient des trafics d’armes vers le Hamas ». 

Un responsable impliqué dans les négociations a déclaré aux enquêteurs que ces messages avaient manifestement nui aux efforts égyptiens pour faire progresser l’un des volets de libération d’otages, et que cela avait fragilisé la médiation menée notamment par Le Caire. 

Tous les articles d'Alliance sur cette affaire en cliquant-ici 

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