Le nouveau plan du Hamas : vers un second 7 octobre depuis la Judée-Samarie

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Le nouveau plan du Hamas : vers un second 7 octobre depuis la Judée-Samarie

Le nouveau plan du Hamas : vers un second 7 octobre depuis la Judée-Samarie

Le Hamas passe la main à sa branche cisjordanienne

Zaher Jabarin, chef du bureau des prisonniers et des martyrs du Hamas, a annoncé une nouvelle phase de la lutte contre Israël. S’exprimant dans une vidéo largement relayée dans les territoires, il déclare : « La libération des prisonniers restants est une obligation pour nous, et l’effort pour vous délivrer est notre engagement envers vous. »
Une phrase qui ne laisse aucun doute : le Hamas compte désormais agir depuis la Judée-Samarie pour imposer un nouvel échange de prisonniers.

Une menace explicite d’un nouveau massacre

Zaher Jabarin ne cache pas ses intentions. Dans une déclaration glaçante, il promet de rééditer le massacre du 7 octobre, mais cette fois depuis la Judée-Samarie. Ce ne sont plus les tunnels de Gaza, mais les villes palestiniennes de Cisjordanie qui serviraient de base logistique.
« La libération des prisonniers se fera par la même méthode qu’en octobre dernier », annonce-t-il, confirmant l’intention du Hamas de relancer une campagne de terreur contre Israël depuis un nouveau front.

Ce transfert du centre de gravité de l’action terroriste, de Gaza vers les territoires disputés, marque une évolution stratégique. Le Hamas veut choquer à nouveau, frapper depuis le cœur même des villes israéliennes, et démontrer que l’échange massif obtenu après le 7 octobre 2023 peut se répéter.

Une logique de récompense institutionnalisée

Lors de cet échange, 1 700 prisonniers palestiniens ont été libérés contre 20 otages vivants et 9 corps. Pour Jabarin, ce ratio est une réussite. Il s’appuie sur ce précédent pour justifier la poursuite de la méthode : capturer des Israéliens, tuer, semer la terreur – et obtenir des gains politiques. Le message est clair : le terrorisme paie. Et il continuera de payer, tant que la stratégie ne rencontre pas une réponse ferme.

« Quand l’ennemi menace, il faut le croire »

C’est par cette phrase qu’Israel Gantz, président du conseil régional de Yesha, a réagi. Pour lui, il ne faut pas sous-estimer la déclaration de Jabarin. Il appelle Tsahal à changer de posture et à entrer dans une phase offensive contre le Hamas en Judée-Samarie. Il évoque une menace directe pour les habitants de Tel Aviv, Petah Tikva et Rosh Ha’Ayin. Il exige
« l’élimination immédiate de Zaher Jabarin » et l’interdiction totale de toute assistance financière ou logistique vers la région.

La collusion entre Hamas et l’Autorité palestinienne dénoncée

Yossi Dagan, président du conseil régional de Samarie, dénonce quant à lui ce qu’il appelle la complicité de l’Autorité palestinienne. Il parle d’un double jeu mortel. Il exige une offensive immédiate et massive, déclarant : « Il est temps  couper la tête du serpent. »

Zaher Jabarin, figure de l’ombre devenue acteur central

Originaire de Salfit, Jabarin était jusque-là une figure discrète du Hamas, souvent en retrait. Mais depuis les dernières négociations, il est revenu au premier plan. Il a récemment participé à des pourparlers en Égypte sur les otages.
Il s’agissait de sa première apparition publique depuis une tentative d’assassinat à Doha. Il est aussi considéré comme le gestionnaire de l’« office de construction » du Hamas, impliqué dans les financements et les projets économiques du mouvement islamiste.

Vers un embrasement de la Cisjordanie ?

La déclaration de Zaher Jabarin constitue un tournant. Le Hamas annonce la couleur : le prochain massacre est en préparation, et il partira de la Judée-Samarie. Le chantage à l’échange de prisonniers devient une doctrine. La Cisjordanie n’est plus seulement un foyer de tensions : elle devient le nouveau front principal.

La question est simple : Israël acceptera-t-il de rester dans une logique de réponse défensive et d’échanges, ou décidera-t-il de briser cette dynamique avant qu’il ne soit trop tard ? Ce qui est certain, c’est que le Hamas, lui, ne fait plus de mystère sur ses intentions.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi