Chaque nation qui a trahi ses Juifs a fini en cendres : la France suivra-t-elle ?

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Chaque nation qui a trahi ses Juifs a fini en cendres : la France suivra-t-elle ?

Chronique d’une France qui vend ses Juifs pour un plat de voix

Une République en disgrâce

« Il vient toujours une heure où il faut choisir entre vivre et rester humain. » La phrase de Camus résonne comme un glas. En cet été 2025, c’est à la France qu’elle s’adresse. Une République qui, sous couvert d’universalisme et de tolérance, sacrifie peu à peu ses citoyens juifs sur l’autel d’un électoralisme court-termiste, troquant son héritage moral contre un fragile capital de voix.

À Tel Aviv, le 30 juillet, Serge Siksik a signé dans Mabatim.info une chronique au vitriol : « Chronique d’une France qui vend ses Juifs pour un plat de voix ».
Le titre dit tout. Derrière l’outrance du style se cache une réalité documentée, brutale : jamais depuis la Shoah la haine antijuive n’a connu une telle intensité en France également un rappel de la bible quand Esav vend son droit d'ainesse à son frère Yacoov pour un plat de lentilles.

Un antisémitisme structurellement relancé

Les chiffres suffisent à ruiner l’illusion républicaine.

Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, la France a enregistré une flambée sans précédent d’actes antisémites : 1 670 faits en 2023, 1 570 en 2024, et déjà près de 300 incidents pour le premier trimestre 2025. Des agressions physiques, des menaces de mort, des insultes, jusqu’à des viols ciblés à caractère antisémite — Courbevoie, Gennevilliers, Lyon — qui ont choqué l’opinion.

Ces chiffres ne sont pas abstraits. Ils se traduisent par des vies réduites à la peur : des enfants qui marchent tête baissée pour aller à l’école, des mères qui suppriment les photos de famille sur les réseaux sociaux, des pères qui guettent les prix des billets d’avion vers Tel Aviv. La chronique de Siksik ne fait que donner chair à ce constat.

Les failles de la République

Comment en est-on arrivé là ?

La réponse tient dans ce paradoxe : au nom de l’inclusion, la République a intégré jusqu’à la haine. Les mots qui servent à légitimer la violence sont ceux d’un lexique désormais banalisé : « colonialisme », « oppression », « justice sociale ». Derrière ces étendards se cachent souvent des discours qui ciblent directement les Juifs de France.

Les islamistes radicaux prospèrent, épaulés par des réseaux militants, des étrangers en situation irrégulière protégés par l’inertie administrative, et un écosystème médiatique prompt à relativiser leur violence. Dans les universités, des étudiants juifs sont ostracisés, suspectés de complicité avec Israël, contraints à un silence forcé. Les sondages eux-mêmes témoignent de ce basculement : un Français sur six estime que « les Juifs ont une responsabilité », et chez les 18-24 ans, 35 % jugent « justifié de s’en prendre aux Juifs en raison d’Israël ».

La République, elle, se perd en contorsions. Le Conseil d’État se débat pour définir la quenelle. Le Sénat déclame des poèmes. À l’Assemblée nationale, on se divise sur des débats identitaires pendant que le terrain brûle.

Des réponses politiques en demi-teinte

Le président Emmanuel Macron a bien parlé de « plus grand massacre antisémite de notre siècle » à propos du 7 octobre. Le gouvernement a interdit certaines manifestations pro-palestiniennes, et une proposition de loi a visé l’antisionisme, assimilé à l’antisémitisme. Mais les réponses sont tardives, fragmentées, parfois perçues comme opportunistes.

En octobre 2024, cette loi suscite déjà une levée de boucliers de la part d’intellectuels et de militants qui dénoncent une atteinte à la liberté d’expression. En mars 2025, une tribune signée par plus de deux cents personnalités accentue la fracture. La République, au lieu de protéger, débat encore de définitions.

L’histoire parle

L’avertissement est ancien : chaque fois qu’une nation a trahi ses Juifs, elle a fini dans la poussière. Babel, Grenade, Berlin… La chronique de Siksik rappelle cette loi non écrite de l’Histoire. Les régimes qui ont livré leurs Juifs à la vindicte ont sombré avec eux, entraînant dans leur chute leur gloire, leurs arts, leur culture.

Aujourd’hui, la France prend le même chemin. En préférant la paix sociale illusoire à la vérité, elle s’agenouille devant ceux qui veulent la faire taire. Elle troque Moïse pour Machiavel. Et dans ce troc, elle risque de perdre son âme.

Le choix, maintenant

Il reste à savoir si la République est encore capable d’entendre l’avertissement. Car le danger ne concerne plus seulement les Juifs : il menace tout ce qui constitue l’âme française — ses cathédrales, sa langue, ses femmes, son vin, son droit. La vague qui emporte aujourd’hui les Juifs balaiera demain le reste.

La conclusion de Siksik frappe comme une prophétie : les Juifs partiront, comme ils l’ont toujours fait quand l’Histoire se retournait contre eux. Mais ils emporteront avec eux la bénédiction qu’on leur refuse. La France, elle, n’aura plus que des cendres à contempler.

Et il faudra alors méditer encore Camus : « Il vient toujours une heure où il faut choisir entre vivre et rester humain. »

La France, en 2025, a choisi de survivre. Mais au prix de cesser d’être humaine.

comme Grenade, Berlin ou Rome, la France qui trahit ses Juifs finira en cendres

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi