Fuite massive des capitaux : Les transferts d’argent d’Israël vers l’étranger explosent

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Fuite massive des capitaux : Les transferts d’argent d’Israël vers l’étranger explosent

Fuite des capitaux : L'énorme transfert d'épargne et d'investissements israéliens vers l’étranger depuis la guerre.

Du transfert d’épargne à l’achat d’immobilier : un exode financier inquiétant hors d'Israël

Depuis le début de la guerre des Épées de Fer, un phénomène troublant s'est accéléré en Israël : le transfert massif de capitaux vers l’étranger. Ces derniers mois, les transferts d'argent des Israéliens vers d'autres pays ont été multipliés par sept. Ce mouvement, qui s’intensifie, doit être vu comme un signal d'alerte pour les décideurs économiques du pays.

Cette tendance, bien que bénéfique pour certaines entreprises fintech, soulève des inquiétudes croissantes quant à la stabilité économique d'Israël. De plus, elle reflète un sentiment de peur et d’incertitude parmi les Israéliens, qui cherchent à sécuriser leur avenir financier en transférant leurs épargnes et investissements à l’étranger.

Un exode financier qui inquiète : les chiffres explosent

En 2023, environ 5,6 milliards de dollars ont été transférés hors d'Israël, selon les données de Trading Economics. Et ce chiffre ne cesse de croître. Une étude menée dans le secteur fintech local révèle que les transferts d'argent des ménages ont été multipliés par sept au cours des six derniers mois seulement.

Les raisons de cette explosion des transferts sont multiples : la crainte d’un ralentissement économique, les incertitudes liées aux réformes gouvernementales, mais aussi la recherche d'un refuge financier à l'étranger. Certains transfèrent des fonds dans le but d'obtenir un visa de résidence, voire la citoyenneté dans d'autres pays, espérant ainsi se protéger des éventuels dangers à venir.

Ce phénomène rappelle la crise du Covid-19, où les transferts d’argent depuis Israël avaient atteint un record de 1,9 milliard de dollars rien qu'au troisième trimestre de 2021. À titre de comparaison, entre 1985 et 2023, le montant moyen annuel des transferts était d'environ 780 millions de dollars. Aujourd'hui, ces chiffres sont largement dépassés, et les experts estiment que cette tendance pourrait continuer à croître.

Une réaction tardive des autorités ?

L'absence de réponse adéquate des autorités inquiète certains experts. Eran Saruk, PDG de la société fintech GMT, active dans le domaine des transferts d'argent, souligne que ce phénomène, bien que prévisible, n'a pas fait l'objet d'une inspection rigoureuse de la part des régulateurs.

Eran Saruk :
"Nous voyons déjà une augmentation significative des fonds transférés à l'étranger. Cela devrait allumer un feu rouge pour les décideurs économiques. Ce n’est plus une question marginale, cela touche directement l’économie israélienne."

Saruk ajoute que la majorité des utilisateurs de ces services sont des ménages israéliens, mais aussi des investisseurs et des travailleurs étrangers, qui profitent des solutions fintech pour transférer des fonds à moindre coût et avec plus de flexibilité que via les banques traditionnelles.

Pourquoi les Israéliens préfèrent les fintech aux banques ?

Les banques israéliennes, historiquement dominantes dans le domaine des transferts internationaux, sont aujourd'hui confrontées à une concurrence féroce des entreprises fintech. La raison ? Des coûts plus élevés et des délais de transfert plus longs.

Saruk explique :
"Les virements via les banques peuvent coûter des dizaines de dollars en frais d'envoi, avec des différences importantes sur les taux de conversion. Par comparaison, les fintech permettent des transferts immédiats via des portefeuilles numériques, avec des frais bien plus bas."

Alors que les banques restent privilégiées pour les gros montants, comme pour les transferts commerciaux de plusieurs centaines de milliers de dollars, les ménages israéliens préfèrent désormais les solutions plus rapides et plus flexibles offertes par les fintech, notamment pour des paiements d'urgence ou des besoins personnels à l’étranger.

Le rôle croissant des travailleurs étrangers dans les transferts

Outre les ménages israéliens, les travailleurs étrangers représentent une part croissante des transferts d'argent d'Israël vers l'étranger. Selon les données de l'Autorité de la Population et de l'Immigration, environ 137 000 travailleurs étrangers résident légalement en Israël. Ces travailleurs, principalement originaires de Chine, Thaïlande, Philippines, Inde, et Sri Lanka, transfèrent l'essentiel de leurs salaires à leurs familles restées dans leurs pays d'origine, pour un total estimé à 12 milliards de shekels par an.

Ce marché, générant environ 350 millions de shekels par an en frais de transfert et taux de change, alimente également la croissance des entreprises fintech comme GMT, Nima, et Rewire, qui facilitent ces transactions.

La guerre des Épées de Fer : un catalyseur des transferts financiers

Le déclenchement de la guerre des Épées de Fer a accentué cette fuite de capitaux. De nombreux Israéliens, inquiets pour l'avenir, ont commencé à transférer leurs épargnes et investissements à l’étranger. Les ménages, qui autrefois utilisaient ces services pour de petits montants, se tournent désormais vers des achats de biens immobiliers ou des placements plus sécurisés à l'international.

Saruk affirme qu'en 2023, le taux de transferts entre ménages israéliens et étrangers a été multiplié par six, depuis le début de la guerre. Cette tendance, bien que profitable aux entreprises fintech locales, est un signal d'alarme pour l'économie israélienne.

L'impact de la guerre sur les travailleurs étrangers en Israël

La guerre n’a pas seulement impacté les ménages israéliens. Parmi les victimes de l'attaque du 7 octobre, sept des clients de GMT, des travailleurs agricoles thaïlandais basés près de Gaza, ont été tués, et sept autres ont été enlevés par le Hamas. GMT a collaboré dès les premiers jours pour localiser et évacuer ces travailleurs de la zone de conflit.

Saruk témoigne :
"Nous avons vécu une tragédie, et nous continuons d’accompagner la communauté thaïlandaise touchée par ces événements. Beaucoup sont rentrés dans leur pays, mais d’autres reviennent en Israël pour reconstruire leur vie."

Confiance économique : un défi pour l’avenir

Malgré l'essor des fintech et des opportunités qu’elles apportent, la fuite des capitaux israéliens vers l'étranger reste une préoccupation majeure. Si le gouvernement israélien n’arrive pas à restaurer la confiance des investisseurs nationaux et étrangers, cette tendance pourrait s’intensifier, affectant gravement l'économie locale.

L'espoir réside dans la capacité du gouvernement à stabiliser la situation et à proposer des solutions pour encourager les Israéliens à réinvestir dans leur propre pays, tout en maintenant un environnement favorable aux innovations fintech.

Conclusion : Une fuite de capitaux à surveiller de près

L'augmentation des transferts d'argent hors d'Israël reflète une crise de confiance parmi les ménages et les investisseurs. Alors que les fintech locales profitent de cette tendance, le phénomène soulève des inquiétudes profondes quant à la stabilité à long terme de l'économie israélienne. Le gouvernement devra redoubler d'efforts pour restaurer cette confiance et limiter cette fuite de capitaux avant qu'elle ne devienne incontrôlable.

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