Israel : Smotrich accuse Tsahal «nous devons admettre avec douleur et la tête baissée que nous avons échoué »

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Israel : Smotrich accuse Tsahal «nous devons admettre avec douleur et la tête baissée que nous avons échoué »

Smotrich déclenche une tempête de critiques après avoir attribué au chef de Tsahal les échecs du 7 octobre

Smotrich secoue Tsahal : des accusations explosives contre le chef militaire après les échecs du 7 octobre

Les propos du ministre des Finances d'extrême droite ont déclenché une véritable tempête au sein de l'armée israélienne. Accusant le chef de Tsahal, le général Halevi, ainsi que les hauts commandants, de ne pas être à la hauteur de leur mission, Smotrich a déclaré que ces derniers ne seraient pas capables de "façonner la prochaine génération de Tsahal". Cette critique acerbe provient du chef du parti Sionisme religieux, membre de la coalition menée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, rassemblant des partis d'extrême droite, de droite et Haredi. Selon lui, le moment est critique et il n'y a aucune confiance dans la gestion actuelle de l'armée.

Smotrich a également exprimé ses réserves quant aux récentes nominations de hauts responsables militaires par Halevi, affirmant que ce dernier n'avait pas le mandat pour mener à bien une réforme de l'armée en temps de guerre. Ces critiques font suite à la nomination de nouveaux généraux de brigade et de colonels, ainsi qu'à des changements de poste au sein de l'armée.

La colère de Smotrich s'est exacerbée après que Tsahal ait officiellement blâmé le brigadier général Barak Hiram pour la démolition d'une université dans la bande de Gaza sans autorisation préalable.

Ces déclarations ont immédiatement suscité une réaction vive, notamment celle du député de l'Unité nationale, Chili Tropper, qualifiant les propos de Smotrich d'"insolents" sur les réseaux sociaux. Il souligne que, contrairement à ce que prétend Smotrich, l'armée jouit d'un niveau de confiance élevé au sein de la société israélienne.

Pourtant, malgré cette crise de confiance apparente, le Premier ministre Netanyahu n'a pas encore assumé directement la responsabilité des échecs du 7 octobre, préférant selon certains observateurs rejeter la faute sur l'establishment sécuritaire.

Quant à Smotrich, il a reconnu sa part de responsabilité lors d'une conférence de presse précédente, admettant que le pays et le système de sécurité avaient échoué à protéger ses citoyens.

Cette polémique expose une fracture au sein de l'establishment israélien, mettant en lumière les tensions entre les responsables politiques et militaires face aux échecs du passé et aux défis actuels.

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