Hanoucca célèbre le courage des femmes

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Judith décapite Holofernes

Tu as fait Tes premiers actes et ceux qui ont suivi, et tu as pensé à ce qui est et à ce qui est arrivé et tu as compris ce qui est à venir.
- Le Livre de Judith

Le Talmud utilise une expression pour expliquer pourquoi les femmes sont légalement obligées d'allumer des bougies de Hanoucca alors qu'elles sont souvent exemptées dans la loi juive d'autres commandements liés au temps : "Elles étaient aussi dans le miracle."

De nombreux commentateurs talmudiques expliquent que depuis que les femmes ont été sauvées par la défaite militaire des Syrio-Grecs, elles doivent ritualiser ce salut à travers l'histoire en allumant des bougies chaque nuit de la Hanoukka. D'autres commentaires vont plus loin. Les femmes ont également accompli les miracles de Hanoukka en contribuant directement à la victoire militaire. Qu'est-ce que cela signifie ?

La légende raconte que Judith, une jeune veuve qui vivait à l'époque des Maccabées dans une ville appelée Béthulie, entra dans un camp ennemi pour sauver sa ville et empêcher le siège imminent de Jérusalem. Elle a charmé un général de l'armée du nom d'Holopherne, qui a fait un grand et impressionnant festin en son honneur. Quand Holopherne fût repus et ivre, Judith lui coupa la tête.

Nous sommes loin des toupies et des beignets... l'acte audacieux de Judith a créé une réalité juridique. Les femmes qui allument des bougies Hanukkah le font pour revivre son courage.

Force et courage
Cette scène célèbre et pourtant  horrible a été peinte encore et encore tout au long de l'histoire pour dépeindre la force et la vengeance des femmes.

L'obligation des femmes d'allumer les bougies de hannouca

L'obligation des femmes d'allumer les bougies de Hannouca

Mais Judith ne vit pas seulement sur la toile ; elle a son propre livre dans les Apocryphes, des textes aussi anciens que la Bible qui n'ont jamais été inclus dans la Bible hébraïque telle que nous la connaissons aujourd'hui. La citation ci-dessus est tirée du livre de Judith.

Tout comme l'acte de Judith nous rappelle le meurtre du général ennemi Sisera par Yael dans le livre des Juges (cla douce histoire où Yael lui a planté un pic de tente dans la tête), sa célébration de la victoire nous rappelle aussi les tambourins de Miriam après avoir traversé la Mer des roseaux.

Nous avons tout lu sur le soulagement de la victoire dans son livre :

Judith prit des branches d'olivier et les distribua aux femmes et elles firent des couronnesElle conduisit les femmes à danser, et tous les hommes d'Israël, avec leurs épées sur  leurs côtés et ornées de couronnes, les suivirent en procession festive avec chants et louanges.

À quoi ressemblent les guerriers ? 
L'aspect militaire de ces textes remet en question nos aprioris et  l'image de ce à quoi nous nous attendons des guerriers.

Et tout comme dans l'histoire de Hanoukka le message de ces textes est que ce ne sont pas toujours les candidats probables qui sauvent la mise. Parfois, le salut vient quand on s'y attend le moins de la part de ceux qui sont les moins susceptibles de le délivrer. Et cela vaut la peine de danser, de se souvenir et de ritualiser pour la postérité.

Mais la contribution de Judith ne se limite pas à sa bravoure. C'est aussi une fonction de sa piété. Dans le livre de Judith, nous la trouvons en prière avant qu'elle n'arrive à la tente d'Holopherne. Elle médite sur les ravages de la guerre, en particulier sur le coût de la guerre pour des femmes innocentes. Elle réfléchit aussi sur la nature de l'œuvre de Dieu, ce qui nous amène à la citation ci-dessus.

Dieu, avec une sagesse divine et infinie, comprend le contexte de toutes choses : pourquoi elles arrivent et quand et quelles sont les conséquences de toutes les actions. Dans ce cadre, elle fait une demande : "Donne à la main la force que je complote." En d'autres termes, elle dit : "Donnez-moi la capacité de faire ce que je sais que je dois faire."

Le Talmud dit sans équivoque que nous ne sommes pas autorisés à compter sur les miracles. Nous devons nous associer à Dieu pour les réaliser. Nous demandons à Dieu la force de faire ce qui semble impossible de créer des résultats impossibles que nous considérons comme des miracles. Nous remercions Dieu pour ces miracles et nous remercions aussi les héros qui s'associent à Dieu pour les accomplir.

 

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