Paracha de la semaine la femme infidèle dans la Torah

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Nasso paracha de la semaine de claude Layani

NASSO La femme suspecte d'infidélité

Le problème humain que soulève ici la Torah est souvent la conséquence de la jalousie cette passion qui peut ronger l'être humain et aboutir souvent à des drames passionnels

Le cas dont traite ici la Torah n'est pas l'adultère déclaré et avec témoins à l'appui. Il s'agit plutôt de soupçons qui pèsent sur une femme qui nie avoir eu des rapports sexuels avec un autre homme et que le mari, jaloux, ne la croit pas.

Les présomptions les plus graves ne justifient pas toujours les soupçons du mari relatifs à l'acte d'adultère de la femme, tant qu'il y manque la conviction légale.

Suspecte d'adultère, sans que son délit puisse être confirmé par des témoins, la femme est soumise à un cérémonial des "eaux amères".

Ce breuvage inoffensif en lui-même, devient mortel ou bienfaisant selon le cas. La femme innocente n'éprouve aucun dommage de cette boisson amère et mortelle seulement pour la femme adultère.

Si la prévenue refuse de répondre ou de boire, et de même, si elle avoue formellement son geste, elle ne peut être condamnée à mort, faute des deux témoins de rigueur, et elle n'est pas non plus soumise à l'épreuve, mais elle est répudiée, sans reprise de son douaire, et interdite à jamais tant à son mari qu'à son complice (Sota).

Maïmonide estime que l'effet produit par l'eau qu'on donnait à boire à la femme soupçonnée d'adultère était d'ordre miraculeux et ne peut guère être expliqué.

Il voit dans ces dispositions une mesure de sagesse extrême qui devait préserver la femme de la légèreté et le mari d'accès de jalousie irréparables (Guide des Egarés 3,49)

"Si après l'épreuve, la femme est reconnue innocente, la paix revient dans le foyer et la femme donne naissance à un enfant mâle, sinon, la mort de la femme n'est pas causée par le prêtre, mais par le Nom sacré qu'elle a renié (Zohar)"

La position de Maïmonide nous paraît la plus acceptable car nous restons assez sceptiques quant à l'explication donnée par le Zohar.

Le Yalkout Shimoni rappelle "que la loi dont Moïse menace la femme infidèle, ne reçut jamais d'application. Le législateur en a accentué à dessein le caractère révoltant pour qu'elle puisse servir d'épouvantail aux hommes souvent enclins à la jalousie, au soupçon et éviter la souillure du foyer domestique et à la dissolution de la famille.

La tradition, au surplus, nous permet de soutenir que cette législation ne fonctionna pas. Nos Sages, en effet, ont une conception nette de la volonté et du libre arbitre, pour autoriser l'application d'un tel code

L'homme est faible, sa responsabilité relative. Nul ne transgresse un précepte, ne commet un péché, observe Resch Lakissch que s'il y est poussé par la folie. "Et transformant la première radicale du mot TISTEH , elle se débauche" en Schin, il y découvre le CHATOUT, aliénation mentale".

C'est qu'il y a peut-être un peu de folie dans tout acte désordonné. La responsabilité est donc limitée. D'où il n'est pas téméraire de conclure que la loi en question demeura toujours lettre morte

Claude Layani


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