Le 11/01/07, Tsahal manque cruellement de crédits pour les défis à venir

Israël - le - par .
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               Tsahal manque cruellement de crédits pour les défis à venir

L’argent étant le nerf de la guerre, le budget de la défense a toujours constitué un élément crucial dans la préparation de Tsahal face aux différents défis auquel l’Etat d’Israël était confronté. Tous le ministres de la défense sans exception se sont toujours farouchement battus pour augmenter le budget de leur ministère ou du moins pour éviter des réductions de crédits exigées par leur collègue des Finances. Ce qui était vrai dans le passé l’est encore davantage aujourd’hui. Le gouvernement se trouve dans une situation kafkaïenne de devoir à la fois réduire drastiquement le budget national suite notamment aux dépenses dues à la guerre du Liban et à la reconstruction du Nord, et à la fois répondre aux demandes justifiées de différents secteurs, tous aussi « essentiels » les uns que les autres, comme celui de la défense, de l’éducation, de la santé ou des couches défavorisées de la population.

Les menaces qui se dessinent au début de cette année 2007 ne sont pas pour réduire l’inquiétude des milieux militaires. Un spécialiste stratégique a résumé cette question en disant : « Nous avons agi de la meilleure des manières par le passé, mais je suis très inquiet pour les années qui viennent »

Malgré la décision d’augmenter de manière substantielle les crédits alloués à la défense, qui atteindront les 35 milliards de chekalim, les experts stratégiques estiment que les menaces qui se précisent, et notamment celle venant de l’Iran, nécessitent des crédits qui vont bien au-delà de ces sommes déjà astronomiques. Déjà, le plan budgétaire pluriannuel a été mis de côté pour concentrer la majorité des crédits sur l’année qui commence.

D’après les conclusions de nombreux experts, les risques de confrontation avec la Syrie, le Hezbollah et l’Iran, en 2007 sont élevés, sans parler du Hamas et des organisations terroristes palestiniennes, ou encore des menaces du Jihad international. Tout le monde est d’accord pour dire que la stabilité régionale est grandement menacée, que le risque d’embrasement n’est qu’une question de temps, et de savoir par où cela va commencer !

Pour pallier aux défaillances de la dernière guerre du Liban, il faut améliorer de manière conséquente la formation et l’équipement des réservistes, et remettre les arsenaux militaires à flots. Et pour préparer Tsahal sur le plan technologique et tactique, il faut développer la recherche. Tous ces objectifs sont très onéreux, et il s’avère, d’après les expertises, qu’il manquerait huit milliards de chekalim au budget de la défense pour pouvoir faire face aux impératifs du moment, soit plus du quart du budget actuel.

Autre donnée inquiétante, aucune recherche n’aurait été encore entamée sur une parade efficace aux roquettes Kassam, en dépit des instructions du Ministre de la Défense. Enfin, il apparaîtrait que près de la moitié de ce budget gargantuesque de la défense est affecté…au paiement des salaires et des retraites !

L’Etat major de Tsahal se montre également inquiet face à l’impossibilité d’augmenter les effectifs militaires dans les années à venir.

Autant de négociations ardues et de « cheveux blancs » en perspective pour nos dirigeants politiques et militaires, mais surtout à régler au plus vite, car en face de nous, le compte à rebours est en marche.

 

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