Des pays du monde entier utilisent un logiciel espion israélien

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Des pays du monde entier utilisent un logiciel espion israélien

Les Émirats arabes unis ont utilisé un logiciel israélien pour espionner certains hauts responsables du Qatar.

Israël est maître en termes de sécurité et technologique. Tellement, que désormais des pays qui ont l’habitude de boycotter l’État hébreu n’hésitent plus à utiliser des logiciels israéliens. Selon le New York Times, des dirigeants des Émirats arabes unis ont utilisé un logiciel de collecte de renseignements israélien pour espionner la famille royale qatarie et saoudienne depuis plus d’un an.

À travers le programme Pegasus du groupe NSO, une entreprise israélienne de sécurité composée principalement d’anciens membres de l'unité 8200, l'unité de renseignement israélienne, les Émirats arabes unis ont mis sous surveillance des smartphones de hauts responsables opposants.
Selon le New York Times, après que la société a proposé à Abu Dhabi une mise à jour du logiciel, les clients ont souhaité que le logiciel enregistre des appels du dirigeant du Qatar. Une demande qui n’a pas connu le moindre problème.

Des poursuites judiciaires contre la société en Israël et à Chypre indiquent que le groupe NSO a envoyé aux Émirats arabes unis deux enregistrements d'appels téléphoniques effectués par le journaliste arabe Abdulaziz Alkhamis, qui lui-même a indiqué avoir été enregistré contre sa volonté.

Le groupe NSO fait maintenant face à des poursuites judiciaires pour avoir commis des espionnages illégaux. Les poursuites ont été intentées par un citoyen qatarien et cinq militants des droits de l’homme mexicains et des journalistes qui affirment que la société a piraté leurs téléphones. Les victimes et les droits de l’Homme demandent une indemnisation de 2,5 millions de shekels et qu’une injonction soit prononcée à l’encontre de la société.

Un procès similaire déposé à Panama a révélé que le président du Panama a utilisé le logiciel de NSO pour espionner les ennemis politiques.

Le groupe NSO affirme que le logiciel n’avait été vendu qu’à des responsables gouvernementaux qui s’étaient engagés à n’utiliser le logiciel que contre des personnes présumées criminelles.

Une correspondance révèle que les Émirats arabes ont demandé à la société israélienne de haute technologie de pirater le téléphone portable de Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, l'actuel émir du Qatar, en 2014.

Ils ont également piraté le téléphone portable du monarque saoudien Mutaib II bin Abdullah, qui était autrefois considéré comme un candidat potentiel à la couronne et était commandant de la garde nationale.

Le prince saoudien, Mutaib II bin Abdullah, a été victime u logiciel espion israélien.

Le prince saoudien, Mutaib II bin Abdullah, a été victime u logiciel espion israélien.

Les procès montrent également qu’Abu Dhabi a utilisé le logiciel pour espionner 159 membres de la famille royale du Qatar. En outre, la correspondance par courrier électronique révèle que les émirats voulaient également écouter les appels téléphoniques de l’ancien Premier ministre libanais, Saad Hariri.

La technologie fonctionne en envoyant un message texte aux téléphones cellulaires des cibles, puis les potentielles victimes doivent cliquer sur un lien ci-joint.
Lorsque la cible clique sur le lien, le logiciel est secrètement installé et peut suivre les appels téléphoniques, les e-mails, les contacts.

La technologie de NSO offrant des outils informatiques offensifs, la société est sous la supervision du ministère de la Défense. Par le passé, l’agence de contrôle des exportations de défense israélienne (DECA) a accordé à la société une licence lui permettant de vendre son programme d’espionnage, Pegasus, à une société privée dans un État arabe.

NSO est une société israélienne fondée en 2010 par Niv Carmi, Omri Lavie et Shalev Hulio. Parmi ses développeurs, on compte des vétérans des unités d’élite de renseignements. Depuis 2014, il appartient au fonds d'investissement américain « Francisco Partners Management » et opère principalement sous le radar.

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