Artiste juive : Bracha Lichtenberg-Ettinger de la psychanalyse à la création

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Bracha Lichenberg

Bracha Lichtenberg-Ettinger de la psychanalyse à la création

Bracha Lichtenberg-Ettinger née à Tel-Aviv est de nationalité israélienne et britannique.
Elle vit et travaille entre Paris et Israël principalement. Peintre et photographe, héritière de la Shoah et de ses conséquences (elle est née juste après guerre),  docteur en philosophie de l'art elle est psychanalyste praticienne et théoricienne influencée entre autre par par Ronald Laing, Piera Aulagnier, Françoise Dolto, Lacan, Jacques-Alain Miller.

Bracha Lichenberg

Bracha Lichenberg

Partageant son temps entre travail analytique et création l'artiste, donne à voir par ses oeuvres un monde marqué par les traces : celles physiques des mots, des empreintes.
Elle pratique une sélection de regards qui fonctionne en pans dans son œuvre.
Et ce par la mise en lumière (sombre souvent) d'une intimité cachée aux regards : celle de l'inconscient.

Son oeuvre plastique ne prétend en rien "l'expliquer" mais lui donner ce que nous appellerons une tentative de "mordonnancement".

Face à l’entrave des mots il s'agit de délivrer ou d'ouvrir d'autres coulées de lumière.
Pour elle et comme elle l'écrit "la peinture n'est pas happée par la théorie; elle produit du théorique. Penser l'art en termes de psychanalyse est indissociable de la réflexion sur la différence sexuelle, l'art étant introduit au travers de la sexualité: par le biais de la libido, de l'objet". un objet toujours partiellement donné dans des sphères traversées par le désir, le fantasme, l'objet et "l'âme à tiers" comme écrivait Lacan.

L'oeuvre d'art est donc le moyen de découvrir l'archaïque par du nouveau que l'image approche dans ses plis et moutonnements.

L’artiste peut s’y faire traiter d’iconoclaste, néanmoins, adepte d’un art postmodernisme qui ne fait plus le tri entre figuration et abstraction, elle tente des effets de transparence dans un jeu profond d'éros comme de thanatos. L'un et l'autre échappent à la réduction de la banalité. Bracha Lichtenberg ouvre des champs jusque dans leur «dislocation». Existe là ce dont Marlene Dumas fut la pionnière : la sortie de la scène non d’une illusion mais de L’illusion au profit de l'obscénité": à savoir ce qui est hors scène, transesthétique.

 

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