Interview exclusive d'Enricos Macias par Laurent Bartoleschi

Paroles d'hommes - le - par .
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lui.jpg« Venez tous mes amis ! » Telle est ce cri de joie qu’annonce l’affiche des prochains concerts d’Enrico Macias ce week end. En pleines répétitions le mendiant de l’Amour a accepté volontiers de répondre aux questions d’Alliance.

L.B : Dans la longue liste de vos amis, j’imagine qu’il y a pleins d’anonymes qui seraient en quelque sorte votre public, non ? Qui est-il ? Décrivez-le-nous ?

Enrico Macias : Ce qu’il est y a d’extraordinaire chez mon public reste bien évidemment sa haute fidélité.

C’est un public doté d’une certaine force. De me suivre depuis tout ce temps (rires) ; mais surtout, parce qu’il a cette particularité à réunir toutes les communautés confondues, des juifs bien sur, mais aussi des musulmans, des chrétiens,... J’en suis assez fier, il faut bien le reconnaitre ! En fait, s’il fallait résumer mon public en seule de mes chansons- tant qu’à faire !- ça serait « Enfants de tout pays ».

L.B : Comment devenir l’ami d’Enrico Macias ?

E.M : La meilleure recette pour être mon ami, c’est tout simple : trois ingrédients demeurent indispensables : l’authenticité, la générosité et la sincérité. Mélangez-le tout et sans le savoir, avec le temps, la personne pourra faire partie de mon carnet d’adresse. Ce sont finalement, de petits détails qui font les grosses amitiés !

L.B : 50 ans de carrière, un grand bravo ! Comment le temps a-t-il passé pour vous ? Regrettez-vous des choses ?

E.M : J’ai pour principe de ne jamais regretter le passé. Puisque le passé a autant d’importance que l’avenir. J’ai appris à tirer des leçons du passé pour forger mon futur. Je ne regrette ni les bons ni les mauvais moments. Toutefois, je veux me rappeler que des bons moments, car le positif l’emporte toujours sur le négatif !

L.B : Qu’avez-vous appris en 50ans de carrière ?

E.M :J’ai appris que certaines de mes chansons, « Noël à Jérusalem » ou « Enfants de tout pays », ne s’étaient pas encore totalement réalisées. J’avais écrit ces textes comme une sorte de rêve que je faisais, mais qui aujourd’hui, ne se sont toujours pas réalisées. Du coup, je dois encore les chanter, mais sans perdre espoir ! Je ne baisse pas les bras, et je continuerai à me battre pour que Cela se réalise.

L.B : Avec votre casquette de messager de la Paix (depuis 1997), vous représentez à merveille tout ce symbole, le fait de jongler avec la musique. Un réel voyage à vous tout seul finalement.

E.M : Oui merci. Ma double culture me permet effectivement de faire avancer et de réunir les hommes. Pas un travail facile, vous savez mais tellement passionnant. Le meilleur médicament d’une société reste la musique. On ne peut vivre sans musique. Lorsque mes racines s’expriment, celles des autres se réveillent.

L.B : Comment avez vous aborder la culture Yiddish ? Une première pour vous.

E.M : Je me suis mis à la musique yiddish grâce à la collaboration de mon fils Jean Claude. Il était très important de suivre des cours avec un professeur de renom Claude Zuffrieden afin de me familiariser avec ce couple de langue allemand et hébreu. On a aussi bien traduit ensemble des chansons de mon répertoire que des créations. J’estime que la culture des ashkénazes et des sépharades doit se compléter et donc s’unir. Or il existe bien malheureusement une scission inadmissible ! Le peuple juif ne doit former qu’un !

L.B : Et puis, vous allez conclure votre « Show » par New York. Pourquoi cette ville ? Un Enrico crooner à la sauce Macias ?

E.M : Cela est une habitude pour moi d’aller chanter aux Etats-Unis, New York particulièrement. Il n’y a pas de crooner. Le public n’attend qu’une seule chose, c’est voir de l’Enrico Macias avec sa musique et son authenticité. D’ailleurs, je ne fais aucune concession avec le public américain. Ils aiment ce que je suis ! Et, c’est tant mieux, car je ne sais pas jouer d’autres personnages. (Rires) Les Hommes ne sont pas différents. Ils ont le même cœur partout. Lorsque je vois la même réaction des gens à l’écoute de mes chansons que je sois à New York qu’à l’Olympia.   Par rapport à leur comportement dans d’autres domaines ou la différence se fait ressentir. Pour conclure sur cette belle ville, je voudrais ajouter que le 13 mars prochain, je serais invité par l’American Sepharadi Federation qui me remettra un award- un prix pour l’ensemble de ma carrière musicale et pour le film « la Vérité si j’mens 3 » qui sera diffusé à l’issue de cette soirée.

L.B : Y aura-t-il des duos inattendus ? 

E.M : Je préfère en effet laisser place aux surprises, mais en dérogeant un peu la règle, je peux vous annoncer éventuellement un duo qui me tient particulièrement à cœur celui avec mon ami, justement, Gérard Darmon avec qui j’interpréterai une chanson de son répertoire. Lui, qui avait toujours pour habitude de chanter un titre du mien. Il a été d’ailleurs très touché de l’annonce que je lui avais suggérée. La chanson est très belle, elle s’appelle : « les rues de ma jeunesse ».

Donc rendez vous l’Olympia samedi 11 janvier et dimanche 12 janvier 2014 pour célébrer les 50 ans de carrière de Monsieur Enrico.

Pour toutes réservations : 08.92.68.33.68

Laurent Bartoleschi

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