Livre juif : lumières allumées d'Ida Chagall

A La vitrine du Libraire, Culture - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Bella Chagall souvenir de la femme du peintre Marc Chaggal les lumières allumées

Lumières allumées

Trad. du yiddish par Ida Chagall. Postface de Marc Chagall

Nouvelle édition

Collection Bibliothèque étrangère, Mercure de France

Sa tête est en broussaille. Ses petites boucles pendent, s'enroulent, collent au front, masquent yeux et sourcils. Mais quand les yeux percent, ils sont bleus, venus du ciel, étranges, pas comme ceux de tout le monde, longs, en amande. Chacun regarde de son propre côté, petites barques qui s'éloignent l'une de l'autre... Tout en lui est mouvement chez comme un animal en arrêt, prêt à bondir... Le voici qui s'approche de moi. Personne ne dit mot. Chacun de nous entend battre le cœur de l'autre.

Bella Chagall avait quatorze ans quand elle croisa le regard de celui qu'on appelait «l'artiste», à Vitebsk où ils étaient nés tous les deux. Marc Chagall était déjà parti étudier à Berlin et à Paris mais il n'allait pas oublier la ravissante adolescente.
Il revint plus tard pour l'épouser et, dit-il, «des années durant, mon art ressentit l'influence de son amour».
C'est elle qu'on voit dans tant de ses plus célèbres tableaux.
Bella aimait écrire et elle a laissé des cahiers.

Choix de Claude Layani

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi