Le cinéma israélien superstar du 67 èmeFestival de Cannes

Chronique Cinéma - le - par .
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Lorsqu’une poignée de médias annonçait que le cinéma israélien serait l’un des pays superstars du 67ème Festival de Cannes, elle ne se trompait pas : preuve en est qu’en dix petits jours, cinq grands films venus du pays où coule le miel, ont été vus et ovationnés. 

 

On avait parlé du film sulfureux de Keren Yedeya, Loin de mon père, du retour de Ronit et Shlomi Elkabetz sur une histoire drôlement familière avec l’actualité, Guett, le Procès de Viviane Amsalem, et du documentaire d’Hillary Medalia sur les derniers nababs d’Hollywood – Golan & Globus. 

 

Voici pour finir en beauté, et avant les divers palmarès de dimanche, deux films ont fait sensation : l’Institutrice de Nadav Lapid (présenté à la Semaine de la Critique) et At Li Layla d’Assaf Korman (à la Quinzaine des réalisateurs). Le premier traite de Nira, jeune instit’ qui après avoir remarquée un don assez incroyable chez un enfant de cinq ans, décide de « jouer le jeu » auprès de lui, envers et parfois contre tous. 

 

On aurait pu voir ce film, le second de son metteur en scène (le premier étant le très apprécié Le policier), comme un conte de fées, mais justement il en tisse une superbe œuvre émouvante, sensible tout en évitant quelconque lourdeur et privilégiant la grâce (l’une des facettes du cinéma israélien en général).  

 

Pourtant, traiter un film sur la poésie chez l’enfant n’était chose facile à réaliser. « Il est souvent difficile d’expliquer ce qu’est un poème, à quoi il sert et pourquoi il est si important qu’il existe.  Le réalisateur rajoute même, à partir de quel moment un enfant peut-il se percevoir comme un poète ? » Cette belle fragilité, gage de qualité, arrive à nous faire tomber sous le charme de Yoav et… de son institutrice. Le film sortira en salles, le 8 octobre prochain.  

 

At li Layla (Next to her) d’Assaf Korman suit le quotidien de Chelli, une jeune fille qui s’occupe seule de sa sœur Gabby, handicapée mentale. Alors que les services sociaux s’aperçoivent que pour habitude cette dernière reste seule à la maison lorsque Chelli part travailler, les choses vont devoir changer. Leurs liens ne se bouleverseront ils pas?  Pour ce premier long métrage, Assaf Korman a travaillé en collaboration directe avec sa compagne Liron Ben-Slush qui, par son expérience avec une sœur atteinte, signera le scénario en lui donnant sa structure définitive, situation après situation. 

 

Dana Ivgy jouant Gabby est tout simplement géniale, tant on aurait pu croire que le réalisateur aurait choisi une handicapée. Au fil de chaque séquence, le film augmente en humanité envers ces handicapés mentaux (D’ailleurs, comme il est rappelé dans le film, que dans la Torah il est dit qu’« ils représentent notre Pénitence dans ce bas monde »). Pas encore de date de sortie française.

Laurent Bartoleschi

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