Another happy day de Sam Levinson

Chronique Cinéma - le - par .
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another-happy-day.jpgLynn débarque chez ses parents pour le mariage de son fils aîné, Dylan. Elle est accompagnée de ses deux plus jeunes fils, Ben et Elliot. La propension de ce dernier à mélanger alcool, drogues et médicaments ne le prive pas d'une certaine lucidité sur la joie des réunions de famille.
Et la réunion, de fait, est joyeuse : grands-parents réac, tantes médisantes, cousins irrémédiablement beauf.

Sans compter le premier mari de Lynn qui arrive flanqué de sa nouvelle femme tyrannique. Chaque matin annonce décidément un nouveau jour de bonheur.

Lancé sur le ton de la comédie, Another happy day se focalise peu à peu sur des questions familiales qui engendrent une tension explosive. Sam Levinson met en scène une sorte de grand débat où le spectateur devient l'unique témoin, voire le voyeur de cette partie campagne où l'on s'aperçoit qu'une famille n'est pas forcément formidable. Le réalisateur suit ses protagonistes aussi bien dans les couloirs de la maison que dans l'interminable jardin tel un immense labyrinthe: on retrouve dans chaque recoin, une histoire, un dialogue, des obsessions croisées et recroisées.

Mais tous les personnages, tout droit sortis d'American beauty sont loin d'être parfaits: ils sont juste les héros d'un film qu'ils "se font" ensemble ou séparément. Cynique à souhait, Another happy day prend des allures évidentes du prix du jury à Cannes en 1998, Festen, où conflits amers et quelquefois violents font bon ménage pour notre plus grand plaisir. Magistralement très bien écrit, interprété et dirigé, la puissance dramatique s'accroît au fur et à mesure que sont dévoilées certaines révélations. Parmi les invités nous retrouvons la trop rare Ellen Barkin, la remarquable (comme toujours) Ellen Burstyn sans oublier la garce de première (que l'on prend grand plaisir à haïr) Demi Moore. Famille, je vous aime certes, mais sachez que toute vérité est plutôt bonne à dire. Alors attention au tournant!  

Laurent Bartoleschi

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