Alliance en direct duFestival de Cannes avec Laurent Bartoleschi

Chronique Cinéma - le - par .
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Le festival de Cannes démarre aujourd’hui. Le 67e du nom…En lice, dix-huit cinéastes se disputeront la Palme si convoitée. Trois l’ont déjà eue (Mike Leigh, Ken Loach et les frères Dardenne). Trois y sont passés à côté (Atom Egoyan, Naomi Kawase et David Cronenberg). Sans oublier, de grands habitués du festival, dont on se dit qu’ils l’auront forcément un jour (Xavier Dolan, Jean-Luc Godard, Bertrand Bonello et Olivier Assayas). 

 

Comme dirait certains, il va y avoir du sport. Des stars pour monter les 24 marches mythiques, il y en aura aussi, bien sûr. A commencer par Nicole Kidman qui, après avoir été membre du jury de Steven Spielberg l’an dernier, sera en compétition pour son rôle-titre dans le film d’Olivier Dahan, « Grace de Monaco » qui fera l’ouverture ce soir. 

 

Le film évoque un moment propice de la vie de l’actrice américaine G. Kelly (tournant peu, du coup, mais avec les plus grands de son époque : John Ford ou Alfred Hitchcock), devenue Grace de Monaco lorsqu‘elle épousa le Prince Rainier III en 1956. La cérémonie fut qualifiée de mariage du siècle. Le film n’est pas un biopic classique comme on aurait pu l’imaginer, puisque le metteur en scène du film, n’est autre que celui de la Môme (retraçant la vie de la chanteuse Edith Piaf). Ici, le film traite de la période où la France menace de taxer, voire d’annexer Monaco, ce petit pays dont elle est devenue la monarque. Aussi, comment l’actrice/reine vit elle cette transition ? Nicole Kidman apporte à son personnage une grâce si particulière, mais surtout une sorte de pesanteur angoissée à l’encontre de ce nouveau monde qui l’attend. 

 

Le film sort en même temps, dans les salles françaises. Les femmes, il en sera question cette année sur la Croisette car la Présidente du Jury sera la Néo-Zélandaise Jane Campion, primée en 1993 pour la Leçon de Piano. Puis des comédiennes seront attendues sur le tapis rouge, de Marion Cotillard à Julianne Moore, en passant par Hilary Swank, Bérénice Bejo et Léa Seydoux. Des nœuds papillons, il y en aura évidemment, notamment sur Tommy Lee Jones, Ryan Gosling (ils viendront présenter leur film en tant que metteur en scène),…

 

Pas de films israéliens au sein de la Sélection Officielle, mais, pas moins de six œuvres se disputeront les sections parallèles : à la Semaine de la Critique, on retrouvera (enfin !) le metteur en scène des « Méduses », Shira Geffen avec « Self Made » et Nadav Lapid pour son film « l’Institutrice »; du côté de la Quinzaine des Réalisateurs, deux films israéliens seront présentés(!), l’un d’Assaf Korman, « Next to Her » et le très attendu « Gett, le Procès de Vivianne Amselem » de Ronit et Shlomi Elkabetz, pas vu depuis leurs très beaux Prendre Femme et Shiva en 2008. Dans la Sélection Un Certain Regard, la réalisatrice Keren Yadaya y présentera son dernier film « Loin de son Absence ». Enfin, un court-métrage, d’Inbar Horesh, issu de l’école Minshar for Art de Tel Aviv se trouvera dans la Sélection Cinéfondation.        

 

 

Laurent Bartoleschi

(En direct de Cannes)

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