Fédéric Encel quelques idées reçues sur le monde contemporain

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encel_photo.jpgCeux qui ont déjà écouté Frédéric Encel, lors des nombreuses conférences qu’il a données (par exemple au FIG [1]), savent quel enthousiasme le caractérise. Aussi, ils ne seront pas étonnés de retrouver dans ce petit ouvrage de vulgarisation sa force de conviction pour la passion qu’il consacre depuis de nombreuses années à la géopolitique.

Elève d’Yves Lacoste, ce titulaire d’une HDR [2] enseigne aujourd’hui les relations internationales à l’ESG Management School et à Sciences Po Paris. Régulièrement sollicité par les médias pour des éclairages géopolitiques sur les questions touchant au Moyen-Orient, il a précédemment publié L’art de la guerre par l’exemple, 2008 ; Géopolitique d’Israël, 2011 ou bien encore Comprendre la géopolitique, 2011, pour ne citer que quelques titres.

Ici, il veut faire œuvre de pédagogue et battre en brèche les idées reçues sur le monde contemporain. Le ton est enlevé, les textes simples et courts. L’ensemble est convaincant. Le tout est accessible au grand public mais aussi aux lycéens curieux. L’objectif de Frédéric Encel est, avec des arguments bien choisis, de démolir les lieux communs sur le monde contemporain, idées toutes faites qui « reflètent aussi bien un temps – le nôtre- qu’un milieu, la société française. » (p. 7) Sont ainsi déconstruit des lieux communs tels que L’ONU ne fait rien, Les BRICS domineront bientôt le monde.

 Les Etats ont de moins en moins de pouvoir, sans oublier le fameux On va vers un choc des civilisations ! Si certains chapitres sont moins intéressants (La guerre n’est plus une question de géographie, L’Union européenne ne peut pas être une grande puissance) car plus galvaudés, d’autres apportent un éclairage bienvenu sur des questions que se posent les citoyens français comme les professeurs d’histoire-géographie (C’est à cause du pétrole qu’on est intervenu en Libye et pas en Syrie !). 

Au fil des pages, les convictions philosophiques et son attachement à la défense des droits de l’Homme de Frédéric Encel sont bien présents. « Je crois qu’il faut impérativement extirper la géopolitique de sa gangue cynique ; constater rationnellement et objectivement les rapports de forces et les malheurs de la guerre est une chose, s’en satisfaire en est une autre, à laquelle, en tant qu’humaniste, je ne me résoudrai jamais. » (p. 8) Derrière le géopoliticien se cache un être sensible. Rassurant, non ?

 

Claude Layani

 

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