Nathalie Zadok

Nathalie ZADOK :
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Articles mode, Interview « dans le dressing d’une fashionistas »
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- Radio Shalom chroniqueuse et journaliste (Interview d’invités) dans l’ émission "ça nous rendra pas Mike Brant "
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Les articles de Nathalie Zadok

Raphaël Enthoven, interview exclusive

Crédit photo : copyright :© A Prime Group - G. Figuérola

Rencontre avec Raphaël Enthoven , philosophe, écrivain, passionné par les médias et la radio. Il intègre brillamment  l'Ecole Normale supérieure. On le retrouve aujourd’hui narrateur pour Primo Levi. "Si c’est un homme" est un récit autobiographique de Primo Levi, relatant son expérience de survivant du camp de concentration d’Auschwitz. Le roman est écrit entre 1945 et 1947.Le livre est publié confidentiellement en 1947.

Raphaël Enthoven interview , pour ALLIANCE 

Nathalie ZADOK : Pourquoi avez-vous choisi la lecture du livre de Primo Levi ? Pourquoi cet ouvrage ?

Raphaël ENTHOVEN : Tout simplement parce que l'on me l'a proposé.

À vrai dire, je n’y avais pas pensé, mais en revanche j’ai accepté immédiatement, sans hésiter !

Cela me semblait une chose impossible, une sorte de quadrature du cercle, je ne savais pas où placer ma voix devant une telle œuvre, ni comment faire pour ne pas recouvrir le texte du sens que j’avais envie de lui donner...

Nathalie ZADOK : Vous dites, je vous cite "c’est le plus important livre témoignage sur la Shoah", pourquoi ?

Raphaël ENTHOVEN : C’est le premier ! C’est celui qui donne le la, c’est celui qui dit ce qui convient d’en penser ou plus exactement ce qu’il convient d’en savoir.

C’est un livre qui est écrit très vite, paru très tôt et qui conserve le souvenir le plus précis de ce qui  s’est passé et par là même, restitue cette tragédie avec plus de présence et de précision. Il était donc essentiel, à mon avis, qu’un tel ouvrage fût le premier.

Nathalie ZADOK : Dans cet ouvrage, Primo Levi souligne que du côté des résistants, tous ne sont pas « si bien que cela » que pensez-vous de cette vision du livre ?

Raphaël ENTHOVEN : On peut être une crapule et un héros. Et les circonstances donnent, parfois, aux misérables l’occasion de se conduire de façon magnifique.

Nathalie ZADOK : Vous dites  "le problème des nazis ne sont pas leur inhumanité mais leur humanité», comment l'expliquez-vous ? Par son absence ?

Raphaël ENTHOVEN : Les nazis sont des humains. C’est bien le problème ! Les tenir pour des monstres est une façon commode de se désintéresser de ce qu’ils ont fait. L’une des leçons , si «leçon » il y a, d’un tel moment de l’Histoire, est que rien de ce qui est monstrueux, n’est étranger à l’humanité. 

Nathalie  ZADOK : Est-ce que vous pensez que l’écoute est un moyen plus simple pour rendre la culture plus accessible ?

Raphaël ENTHOVEN : Ecoutez, ce que je sais, c’est qu’il est difficile de lire des livres !

D’ailleurs, il est facile d’en parler, difficile de les lire, et il est plus facile d’en parler quand on ne les a pas lus ! (rires) . L’ambition de cet enregistrement était aussi de donner à entendre ou à vivre, à éprouver même, ce texte, pour des gens qui n’auraient tout simplement pas le courage d'ouvrir l’objet-livre, bref, d’en étendre la parole. (ndrl ; si c'est un homme 213 pages)

Nathalie ZADOK : Primo Levi se serait suicidé pourtant un doute persiste sur sa fin prématurée. Il a fait de ces résistants des personnes « vivantes ».Dans quel but à votre avis ?

Raphaël ENTHOVEN : Je ne sais pas s’il en a fait des personnes vivantes. Primo Levi n’est pas Marcel Proust. Ce qu’il conserve, il le fige. Primo Levi n’a pas rendu la vie à ceux dont il parle, en revanche il leur a rendu un souvenir et une place dans la mémoire collective. C’est toute la différence entre Si c’est un homme et A la recherche du temps perdu : le premier empêche de mourir deux fois, le second rend la vie.

Nathalie ZADOK : « Je suis Juif parce que le sort a voulu que je naisse Juif. Je n'en rougis pas et je ne m'en glorifie pas. Etre Juif pour moi, c'est une question d’identité, une  identité à laquelle , je dois le préciser,  je n'ai pas l'intention de renoncer  "Une phrase forte du livre, une véritable force que le juif puise dans la Thora. Êtes-vous d’accord avec cette définition ?   

Raphaël ENTHOVEN : En vérité, je n'ai jamais su ce qu’être Juif signifiait et j’en parlais un jour à un ami qui m’expliquait que le meilleur signe de mon propre judaïsme était que je continuais de m’interroger sur ce que c’était « qu’être Juif». Il y a un texte de Vladimir Jankelevitch (« ressembler dissembler ») dans lequel, tout en faisant droit à la conception sartrienne du Judaïsme (« si le Juif n’existait pas, l’antisémite l’inventerait ») Jankelevitch envisage la possibilité d’un judaïsme substantiel, imposant d’assumer (de mémoire) « la difficulté d’être diffèrent ». Même s’il m’arrive d’avoir confusément l’impression « d’en être », je n’ai jamais su quel contenu métaphysique donner à cette seconde dimension du Judaïsme. La seule personne qui soit plus mal placée que le non-juif pour répondre à une telle question, c’est le juif lui-même.

Nathalie ZADOK : A votre avis comment Primo Levi a pu parler de cette période si terrifiante avec autant de sang-froid et de lucidité ? Etait-ce nécessaire afin de ne pas noyer la narration par l’émotion ? Fallait-il afin qu'il soit entendu extraire le texte de l'émotion normalement ressentie devant de telles circonstances ?

Raphaël ENTHOVEN : Je ne suis pas d’accord. Il y a des passages absolument bouleversants (et surtout bouleversés) dans ce livre. Mais il est vrai qu’il prend soin de la mettre suffisamment en sourdine pour qu’elle ne recouvre pas ce qu’il doit dire, et qui est bien plus important que lui-même.

Nathalie ZADOK : Pensez-vous ,comme beaucoup ,qu’il est indigne pour les  Juifs de voter le FN ? Que pensez-vous de ce parti en regard de l’histoire et notamment celle commentée par Primo Levi ?

Raphaël ENTHOVEN : Que le FN tente de capter le « vote juif » en spéculant sur l’islamophobie, c’est de bonne guerre. Le Judaïsme n’a jamais immunisé contre la tentation de voter de travers, c’est-à-dire avec ses tripes. Ce qui est intéressant, cela dit, c’est la mémoire courte de ceux qui votent pour un parti dont le fondateur est ouvertement négationniste.

On a longtemps fait à Jean Marie Le Pen le procès de dire que 6 millions de morts étaient un point de « détail ». Mais Le Pen n’a jamais dit cela. Pour une raison simple : il n’y croit pas.

Le Pen a mis sur le même plan (au titre d’une différence qui lui semble un « détail ») le fait d’être gazé et le fait d’être abattu sur le champ de bataille. A ses yeux, tout cela fait partie des horreurs de la guerre.

Or, il est essentiel d’établir fermement une différence entre les deux façons de mourir. Mourir dans une chambre à gaz, ce n’est comme mourir au combat. Votre assassin n’a pas la liberté de se dire « c’était lui ou moi » car la raison pour laquelle il vous élimine relève d’une décision absolue, qui n’engage pas sa survie mais votre existence.

En tenant pour un « point de détail » le mode d’extermination des juifs, Jean-Marie Le Pen permet à quiconque l’écoute de mettre sur le même plan les deux dimensions parfaitement incommensurables du crime métaphysique et de la légitime défense. A ce compte-là, aucun génocide n’est pensable.

Nathalie ZADOK : Vous avec récemment reçu à Europe 1 Nicolas Sarkozy. Après les résultats du premier tour nous avons assisté à une victoire écrasante du FN dans les principales régions de France, notamment pour les régions du PACA et du Nord,  puis à un  barrage massif des médias et des politiques de droite et de gauche.

Ne pensez-vous pas que c’est une façon de dénigrer le choix de vote des français qui ont choisi de voter FN et encore plus généralement ne pensez-vous pas que c’est anti- démocratique ?

Raphaël ENTHOVEN : L'idée d’un front républicain n'est pas anti-démocratique ! Pour le Front national c'est un « petit arrangement entre amis » qui veulent maintenir le système dont ils seraient les bénéficiaires. Grosse erreur ! Le Front républicain, c’est (au contraire) pour la gauche et la droite l'occasion de mettre de côté leurs intérêts partisans au profit de valeurs communes qui relèvent de l'intérêt supérieur de la nation. Nicolas Sarkozy a eu tort de ne pas appeler au retrait des listes LR qui étaient arrivées en troisième position. Et d’autant plus qu’il a fait la campagne sur le thème « nous sommes républicains avant tout et nos adversaires sont socialistes avant d’être républicains »... En l’occurrence, c’est la gauche qui a fait son devoir républicain.

Nathalie ZADOK : Est-ce que l’Islam radical est le nouveau fascisme du 21eme siècle, peut-on le comparer au nazisme ?

Raphaël ENTHOVEN : A tous égards. Même haine absolue. Même démonisation. Même envie, en somme. Avec une nuance, peut-être : l’antisémitisme des intégristes est teintée d’une antique détestation religieuse. Au procès d’intention classique des juifs qui dominent le monde s’ajoute la vieille rancoeur d’un dogme pour un autre. « Tu es juif, et je suis mahométan, autant dire que nous sommes tous les deux bien crédules... » écrit Rica à Nathanaël Levi (médecin juif à Livourne) dans les Lettres Persanes.

Nathalie ZADOK : Que pensez-vous du regard sur Israël ? 

Raphaël ENTHOVEN : « L’antisionisme est la trouvaille miraculeuse, l’aubaine providentielle qui réconcilie la gauche anti-impérialiste et la droite antisémite ; l’antisionisme donne la permission d’être démocratiquement antisémite. » C’est Vladimir Jankélévitch qui le dit, et il est difficile de lui donner tort. Même s’il est odieux de taxer d’antisémitisme quiconque s’en prend à la politique israélienne, il serait faux de ne pas tenir un certain antisionisme pour l’alibi d’une haine fondamentale.

Nathalie ZADOK : Comme Finkielkraut pensez-vous que  le djihad est un passage obligé  pour tous les musulmans ?

Raphaël ENTHOVEN : Je ne savais pas qu’il avait dit ça. Si, par « Jihad », Finkielkraut désigne l’art de faire, en soi-même, la guerre à toutes les idées reçues (sens premier du mot), s’il désigne le dialogue que tout âme doit avoir avec elle-même pour ne pas durcir comme la pierre au contact du réel, alors il a raison de le tenir pour un devoir. Si, par « Jihad », il désigne simplement le dévoiement de cette idée magnifique en guerre sainte, alors non ça n’a aucun sens.

Nathalie ZADOK : Selon vous quel est concept du bonheur dans notre monde d’aujourd’hui ?

Raphaël ENTHOVEN : Avez-vous jamais été heureuse sans qu’une petite voix vous susurre à l’oreille : "Dépêche-toi ça va pas durer" ? Etre heureux, c’est regretter déjà de ne plus l’être bientôt. Faire du bonheur le but de l’existence, c’est la soumettre à l’arbitraire et la cantonner aux limites bien étroites d’un monde réduit au besoin qu’on en a. Une « politique du bonheur » est, en cela, toujours dangereuse pour ceux qu’elle prétend y conduire.

Nathalie ZADOK : Pensez-vous que les médias ont « starifié » les terroristes ?

Raphaël ENTHOVEN : Coulibaly n'avait pas besoin de BFM, Youtube suffisait à sa vanité. La médiatisation de soi-même fonctionne comme un Graal concret, comme un paradis véritable et beaucoup plus tangible que le paradis lui-même. Un type veut bien mourir à condition de devenir viral. Ce qui renseigne sur la nature du fanatisme : le fanatisme est une immense impiété (qui considère que D.ieu a besoin d’aide), servie par un orgueil sans limites (D.ieu exaucera dans l’au-delà les désirs de mon corps ici-bas) et un narcissisme impénitent : je vais mourir mais mon image me survivra.

*  Le cofondateur du Front national avait déclaré  que « les chambres à gaz étaient un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale » lire l'article

Nathalie ZADOK

Primo Levi

Primo Levi

 

Le Corossol, fruit du Graviola un anticancéreux caché par l'industrie pharmaceutique

Le corossol serait Jusqu'à 10.000 fois plus fort pour ralentir la croissance des cellules cancéreuses par rapport à "l'Adriamycine", un médicament de chimiothérapie couramment utilisé dans le traitement du cancer. Le composé extrait du Corossolier tue les cellules cancéreuses seulement sans porter atteinte aux cellules saines, contrairement à la chimiothérapie. 

On trouve ce fruit provenant de l'arbre graviola en forêt Amazonienne . De couleur blanche,sucré ,acidulé il  est mangé à la main ou, plus couramment, utilisé pour faire des boissons de fruits et sorbets.

Très utilisé en naturopathie, médecine douce principalement , il est donc, un miracle naturel. Il est aujourd'hui au cœur de recherches plus avancées pour ses vertus qui seraient , entre autres : tueur de cellules cancéreuses 10.000 fois plus fort que la chimio .

Un traitement naturel, qui ne provoque ni nausées, ni perte de poids ou de cheveux, il protège aussi le système immunitaire afin d'éviter les infections mortelles.

Les personnes qui consomment des feuilles de corossol quotidiennement se sentent plus fortes face à la maladie, elles ont plus d'énergie, le corossol aide aussi à remonter le moral en cas de dépression.
Les tests de laboratoire effectués depuis 1970 ont montré son efficacité, pour tuer les cellules malignes dans 12 types de cancer, dont le côlon, du sein, de la prostate, du poumon, du pancréas...

Mais alors pourquoi le corossol n'est pas utilisé en médecine ?

Vers une industrie pharmaceutique douteuse... Alain, pharmacien à Paris nous raconte : "On pourrait aujourd'hui remplacer les pansements ou les médicaments par les plantes.. "il faut savoir q'on utilise beaucoup de sucre, miel et algues par exemple, dans les pansements.
Mais devant les gros groupes pharmaceutiques et leur puissance financières, les produits naturels ne peuvent pas concurrencer, ils ne font pas le poids."

il ajoute : "L'aloe Vera par exemple est un complément alimentaire très efficace dans le traitement d'un cancer mais on ne  le prend pas au sérieux"
"D'ailleurs tous les produits naturels qui ont fait leurs preuves, n'ont pas de remboursement par la sécurité sociale."

Déplorant ces pratiques et de ce que les groupes font avec leur argent ce pharmacien nous confie qu'il ne passera pas sa vie à vendre des médicaments.

Au Royaume-Uni, selon l’institut de recherche sur le Cancer, Annona muricata est un principe actif dans une plante médicinale qui a été commercialisé sous le nom de marque Triamazon.

En revanche, la licence pour ce produit n'a pas été acceptée, en raison de son très fort potentiel de guérison qui aurait mis à mal les bénéfices des groupes pharmaceutiques.

Le National Cancer Institute a effectué la première recherche scientifique en 1976. Les résultats ont montré que les feuilles et les tiges de Graviola se sont révélés efficaces pour attaquer et détruire les cellules malignes. Inexplicablement, les résultats ont été publiés dans un rapport interne, mais jamais rendus publics.

Contre indication du corossol : L'équipe du Docteur Dominique Caparros-Lefèbvre a montré dans une série d'études , que la consommation de corossol et de ses feuilles infusées, ainsi que celle d’autres espèces appartenant au même genre botanique, était potentiellement la cause d’une forme de parkinsonisme atypique basées sur un apport de L-DOPA.

En revanche , Le corossol pourrait avoir des effets secondaires sur Parkinson. En effet, la cessation de la consommation de cette plante empêcherait la maladie d'évoluer jusqu'à même améliorer l'état de santé . Le Corossol contient des substances (des alcaloïdes) qui détruisent les neurones impliqués dans les mouvements.
Ainsi, en Guadeloupe, où l'étude initiale a été menée, 77 % des patients parkinsoniens présentaient une forme atypique ,contre 20 % de la population normale

En faveur de cette hypothèse, les médecins ont observé que la cessation de la consommation de corossol entraînait une cessation de la progression des symptômes de la maladie de Parkinson et même une amélioration, chez un des patients

Graviola-corossol-feuille-

Graviola-corossol-feuille-.

A noter qu'en France aucun médicaments pharmaceutique ne contient du corossol. 

Nathalie ZADOK

Une agence de mannequin israélienne engage son premier modèle palestinien

Vivant dans un quartier de Jérusalem-est, Qaher Harhash âgé de17 ans a voulu vivre son rêve de la mode en faisant le choix d'avoir une identité propre qui ne soit pas rattachée au conflit.

Le jeune mannequin a un bon bagage culturel. Il vient d’une famille de la classe moyenne et il a le goût d’entreprendre.

Il est aujourd’hui un jeune modèle palestinien soutenu par des Israéliennes.

Qaher Harhash, le premier top palestinien à travailler pour une agence israélienne

Qaher Harhash

Qaher Harhash n’est pas un nationaliste. Il fait partie de cette jeunesse qui veut s’éloigner du conflit et rêve de s’installer à l’étranger. Là ou son identité de palestinien s’efface derrière sa personnalité, c’est en tout cas ce qu’il a ressenti lorsque était à Milan pour démarcher les agences.

Selon lui, la vague de violence de ces derniers mois lui a coûté des contrats. Pas possible pour une marque d’être incarnée par un modèle palestinien dans un moment d’extrême tension. Il incarne cette partie de la jeunesse qui cherche à se construire une vie et une identité en dehors du conflit et des revendications.

Nathalie ZADOK

Les restes des victimes juives gazées au Struthof seront inhumés au cimetière de Strasbourg

 

Lire notre précédent article à ce sujet 

Cette année 2015 aura ému la communauté Juive et de nombreux historiens par la découverte des restes de victimes tuées en chambres à gaz aux camps de Struthof à des fins expérimentales de l'anatomiste nazi August Hirt. Ces restes, ont été conservés dans un bocal et des éprouvettes, dont les chercheurs écartaient jusqu'ici l'existence puis  ont été découverts à l'Institut de médecine légale de Strasbourg.

C’est pour Raphael Toledano, médecin et chercheur à Strasbourg « L’aboutissement de plusieurs années de recherches ».

 "Pour moi, c'était un choc de découvrir ces restes" dit-il en juillet dernier.Persévérant , alors que ces dernières années , universitaires et direction de l'université affirmaient qu'il ne subsistait plus rien. Après des années de quête  à l'institut de médecine légale de Strasbourg  Raphaël Toledano a enfin pu affirmer qu'il subsistait quelque chose de ce passé douloureux où les nazis avaient pris la direction de l'Université.

Restes victimes Juives tuées par les nazis Strasbourg

Restes victimes Juives tuées par les nazis Strasbourg

En effet, le chercheur retrouve deux bocaux contenant des restes de victimes juives gazées au Struthof, en vue de servir de cobayes humains à des expérimentations médicales menées par le médecin nazi August Hirt . 

Ces restes seront remis à la communauté juive de Strasbourg avant d'être inhumés au cimetière Juif de  Cronenbourg. "Leurs restes" rend aujourd'hui un digne hommage à ces victimes, 70 ans après leur exécution. Un silence qui régnait a pu alors être brisé, autour de cette période noire au sein de l'université.

 

Nathalie ZADOK

Triomphe posthume pour Fritz Bauer le juif allemand chasseur de nazis

Avec deux films en moins d'un an, l'Allemagne ranime au cinéma l'ancien procureur Fritz Bauer, son plus acharné chasseur nazis, illustré en héros après des décennies d'hostilité puis d'oubli.

On le retrouve dans "Le labyrinthe du silence" de  Giulio Ricciarelli, le  premier procès mené par l’Allemagne de l’après-guerre contre des criminels nazis.

Puis il sera mise à l'honneur dans "Fritz Bauer, un héros allemand" de Lars Kraume, prix du public au festival de Locarnoa,  attendu en France en avril , le film raconte la traque de l'ex-dignitaire nazi Adolf Eichmann.

Fritz Bauer , Juif athée, social-démocrate déporté dès 1933 puis exilé jusqu'en 1949,fut "le juriste le plus détesté" de l'Allemagne d'après-guerre, perçu comme le "dénigreur" d'un pays en pleine reconstruction.

Une consécration sur grand écran, avec le récit de deux de ses combats phares venant après plusieurs documentaires, "le ramène enfin où il doit être: dans la conscience collective", se réjouissait récemment le quotidien Süddeutsche Zeitung.

Le film "le labyrinthe du silence"  va tout droit à Hollywood. En effet, il sera présenté aux oscars, en février 2016, un jeune procureur fictif incarne la réussite la plus connue de Fritz Bauer pour avoir fait jugé ensemble 22 anciens SS d'Auschwitz, livrant du même coup une leçon publique sur le fonctionnement du camp. Mais,  il doit faire face à de nombreuses hostilités dans cette Allemagne d’après-guerre. Déterminé, il fera tout pour que les allemands ne fuient pas leur passé.

Avant ce procès, qui s'est déroulé de 1963 à 1965 à Francfort ouest, "une part non négligeable d'Allemands voyait dans les photos des camps libérés de la propagande alliée", raconte dans Die Zeit le magistrat Erardo Cristoforo Rautenberg.

"Voulez-vous que chaque jeune dans ce pays se demande si son père était un meurtrier?", lance au magistrat l'un de ses collègues. "Oui, c'est exactement ce que je veux", réplique le héros.

Fritz Bauer "a voulu rompre le silence autour des crimes nazis" alors que  la société ouest-allemande, en plein miracle économique et largement ignorante des horreurs de la Shoah, "préférait tourner la page"Ronen Steinke.

Cible d'innombrables courriers haineux, coups de fil antisémites et d'une menace d'attentat à la bombe, le procureur général de la Hesse a aussi fait l'objet d'un "complot néo-nazi pour l'assassiner", poursuit son biographe.

Dans le film, on y voit un Fritz Bauer, alors quinquagénaire avec une silhouette trapue surmontée d'une crinière blanche, une diction bourrue et un regard perçant, évoquant par ailleurs son homosexualité supposée que le magistrat n'a jamais vécue ouvertement.

Allant de la critique par certains commentateurs, déplorant un passage superflue en terrain privé,alors que cette précision ajoute à la vulnérabilité du procureur, déjà cerné par les anciens nazis, à une époque où les relations entre hommes étaient passibles de prison.

"Dès que je sors de mon bureau, je pénètre en territoire ennemi", constatait Bauer, en butte au zèle inégal des magistrats de son ressort et à la présence massive d'ex-juristes du IIIe Reich, explique l'historien Werner Renz, auteur de "Fritz Bauer et l'échec de la justice".

En 1957, dans un geste délibéré de "haute trahison" qui aurait pu lui valoir la prison, le magistrat transmet aux services secrets israéliens les renseignements permettant de capturer Eichmann en Argentine, dans le dos des autorités allemandes.

Enlevé en 1960, l'ancien logisticien de la Shoah est jugé en 1961 en Israël puis pendu un an plus tard. Pour Fritz Bauer, l'issue est en demi-teinte:  il  n'a pas comparu en Allemagne, Berlin ayant refusé de demander son extradition.

Devant les tribunaux comme en dehors, l'influence de cet humaniste engagé sur tous les fronts, de la réhabilitation de la résistance allemande à la réforme des prisons, n'a cessé de croître après son décès.

Sa thèse présentant les camps d'extermination comme des "entreprises collectives de mort", dont chaque rouage peut être puni, n'a pas triomphé lors des procès de Francfort mais presque 50 ans plus tard, lors du verdict contre John Demjanjuk en 2011 puis lors du procès d'Oskar Gröning en été 2015.

Fritz Bauer ,pédagogue passionné, qui plaçait en la jeunesse "toute sa confiance et tous ses espoirs", a été retrouvé mort dans sa baignoire en juillet 1968, dans des circonstances encore controversées.

Le Labyrinthe du silence, film

Le Labyrinthe du silence, film

"Une jeune génération s'apprêtait alors à exiger la démocratisation de la société et la rupture avec la tradition autoritaire de l'Allemagne", une évolution à laquelle le défunt procureur "avait contribué comme personne", souligne  Erardo Cristoforo Rautenberg.

Nathalie ZADOK

La Palestine sera votre tombe promet Abu Bakr al Baghdadi

Le chef du groupe djihadiste, État islamique, Abu Bakr al Baghdadi a appelé à un soulèvement en Arabie Saoudite et promet des attaques en Israël.  Il s'agit du premier message prétendu d'Abu Bakr al Baghdadi depuis mai et survient alors que l'EI a accusé quelques reculs importantes Irak hier.

Dans un message audio de 24 minutes diffusé samedi, et enregistré entre le 15 et le 25 décembre, le leader a réaffirmé son engagement dans la "croisade" contre "toutes les nations infidèles envers l'Islam".

Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamistes, a décrypté ce message, Abu Bakr al Baghdadi menace Israël, promettant d'en faire un "cimetière pour les Juifs",soulignant que le groupe Etat islamique "n'a pas un instant oublié la Palestine", a-t-il affirmé. Il s'est attaqué ensuite  à l'Arabie Saoudite, qui a formé une coalition de 34 pays musulmans pour combattre l'EI en Syrie. "Si cette coalition était islamique, elle aurait apporté la victoire et son aide au peuple en Syrie", a-t-il estimé.

Pourtant revendiqué par l'Etat islamique, Abu Bakr al Baghdadi n'a pas fait mention des attentats du 13 novembre qui ont visé Paris.

Dans son message audio, le chef de l'EI soutient que son califat autoproclamé se porte bien, malgré les alliances sans précédent qui lui font la lutte.

L'alliance dirigée par les États-Unis « ne nous effraie pas et ne ralentit pas notre détermination, car nous sommes vainqueurs dans tout événement », a-t-il dit.
Le chef terroriste réitère aussi que les pays qui prennent part à la lutte contre l'EI seront attaqués.

 Abu Bakr al Baghdadi

Abu Bakr al Baghdadi

"C'est du jamais vu dans l'histoire de notre nation islamique que tout le monde l'affronte en une bataille, comme cela se produit aujourd'hui". C'est la bataille de tous les mécréants contre tous les musulmans », a déclaré al-Baghdadi.

Nathalie ZADOK

Alyah : 8000 Juifs de France et 22000 d'autres pays, ont émigré en Israël

Près de 8.000 juifs français auraient émigré en Israël, au cours d'une année marquée par l'attentat de janvier contre l'Hyper-Cacher à Paris. Des départs motivés par l'insécurité physique et les incertitudes sur le plan économique, selon des responsables israéliens.

Le ministère israélien de l'immigration parle d'"un record jamais atteint".
Avec environ 8.000 juifs de France qui avaient été recensés comme devant arriver en Israël au cours de l'année 2015, a indiqué le porte-parole du ministère à l'AFP.

Les chiffres finaux ne sont pas encore disponibles, cependant, l'Agence juive, une organisation semi-officielle qui supervise l'immigration en Israël, parle déjà d'une augmentation de 10% par rapport à 2014.

En France, il y a entre 500.000 et 600.000 Juifs , ce qui en fait la première communauté juive d'Europe, et la troisième mondiale derrière Israël et les Etats-Unis.

Cette année, avec  "la montée du sentiment d'insécurité physique et l'incertitude sur le plan économique" une  émigration plus importante a été constatée selon Avi Mayer, le porte-parole de l'Agence juive. Les juifs de France ont notamment "le sentiment qu'Israël leur offrira les chances (de construire) un meilleur avenir", poursuit-il.

La communauté Juive de France a ainsi été particulièrement marquée par l'attentat de janvier 2015 contre l'hyper casher de la porte de Vincennes. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait  alors, invité les juifs de France et d'Europe à émigrer en Israël. L'État hébreu encourage d'ailleurs les Juifs à émigrer en Israël. Plus de trois millions de tous les pays du monde l'ont fait depuis sa création en 1948.

Alya

Alya

En 2015, l'émigration vers Israël, connu sous le nom de "alya" ,"montée" vers Israël, devrait battre un record depuis 15 ans, avec 30.000 nouveaux immigrants juifs, selon l'Agence juive. Outre la France, Israël a prévu l'arrivée de 7.300 juifs d'Ukraine, 7.100 de Russie et quelque 3.500 d'Amérique du nord.

 

Nathalie ZADOK

L'histoire du Golem récupérée par les nazis et leur courant occultiste

Publié en 2004 par les éditions Phébus, Alain Delbe est l’auteur de "Golem, ce récit qui fait revivre, de façon originale, une des grandes légendes de Prague.

Le Golem aurait été créé par le Maharal de Prague , le rabbin de Loew ,tout comme Dieu les kabbalistes auraient le pouvoir de vie et de mort et ils auraient été capable à partir de l'argile de créer un être doué de vie, à l'image de Dieul.

Dans le livre d'Alain Delbe  l'idée a été de reprendre cette figure emblématique de la littérature de la  mystique juive, le Golem, en la plaçant dans Prague de la fin des années 1930.

L'auteur le fait vivre concrètement à une époque précise tout aussi emblématique celle de Prague en 1937.

Pour l'auteur,  il fallait faire ressortir l'idée que le Golem n’est pas seulement une légende mais qu'il pouvait être la source d'un désir inavouable des nazis celui de retrouver le secret du Maharal de Prague.

Partant du principe que le don de D.ieu que possédait par tradition la communauté juive de Prague est toujours actuel l'auteur, imagine donc que les nazis, puisqu’il y a eu tout un courant occultiste derrière le nazisme, ont eu comme projet d’arracher aux Juifs le secret de la fabrication du Golem. 

Les nazis prétendaient que c’était là une tradition qui avait appartenu à leurs ancêtres…Et oui, c'est l'une des surprises de l’écriture  de son roman.

En se documentant, Alain Delbe s'est aperçu qu’il y avait eu tout , un courant parmi des occultistes qui étaient très proches du pouvoir nazi, en particulier un certain Karl Maria Wiligut que l’on surnommait ‘Le Raspoutine d'Himmler’, qui avaient développé la théorie selon laquelle les secrets magiques de la Kabbale étaient à l’origine les secrets des druides, des érudits, des prêtres aryens, germains, païens, et que devant la christianisation qui effaçait très violemment tout ce qui était lié au paganisme, ces druides ont confié leur secret à des gens de la communauté juive qui, eux aussi, étaient persécutés par le christianisme à l’époque, mais qui leur paraissaient plus en mesure de s’organiser pour survivre.

Et l’histoire l’a confirmé, puisque cette tradition a perduré.

Mais il y a donc cette idée que les secrets magiques de la Kabbale étaient à l’origine ceux des prêtres et des druides de la tradition germanique païenne.

Faisant un pas de plus, l'auteur imagine que les nazis vont réussir à arracher le secret de la fabrication du Golem aux Juifs de Prague dans le but évident de s’en servir pour leurs besoins, comme soldats ou ouvriers. Et dans le fantasme de leur idéologie, cela leur permettait de ne plus s’encombrer des races inférieures. C’était la finalité. »

On retrouve plusieurs "Golem" dans ce roman, il  n’y a plus seulement ce Golem auquel on redonne vie une fois de temps en temps lorsqu'il y a un nouveau possesseur du secret, mais une espèce de reproduction en masse de golems, en s’appuyant sur l’objectif des nazis qui était donc de se réapproprier le secret du Golem, d’où le titre du livre au pluriel, ainsi plusieurs golems : celui de Prague et le golem des nazis.   

Mais la première partie du livre ne s’arrête cependant pas à ce fait. L’histoire, de Prague de l’avant-guerre, rassemble différents personnages : un espion allemand qui se lie d’amitié avec une étudiante française qui, elle, tombe amoureuse d’un jeune Juif auquel le grand rabbin transmet LE secret.  

Un roman construit autour de plusieurs idées, notamment le personnage de l’espion allemand, qui  a existé.  C’est un homme assez mystérieux, qui s’appelle Otto Rahn.

Il a écrit deux livres qui ont participé en particulier au regain d’intérêt pour le catharisme par exemple, avec ‘Croisade contre le Graal’. C’était donc un des écrivains préférés du régime nazi, qui a appartenu à la SS avant de disparaître de façon très mystérieuse.
Dans le livre, c’est donc lui qui est censé infiltrer le milieu juif à Prague pour retrouver les traces du secret du Golem, ce à quoi il va d’ailleurs parvenir. »

Prague et la magie de la ville, même si c’est un cliché que d’affirmer cela, selon lui,  le personnage principal de la première partie du livre est la ville de Prague elle-même. C’est une ville magique et mystérieuse, certes, mais de façon originale.
Ce n’est pas comme les grandes villes saintes comme Jérusalem ou Bénarès, où on voit que c’est le divin qui appelle l’homme. Dans Prague, il y a quelque chose de plus prométhéen. Les légendes, ce sont des magiciens, des médiums, des alchimistes… le Golem bien entendu… C’est  l’homme qui force les portes du divin.

Un roman qui s'appuie sur trois voyages qu'à fait l'auteur à Prague, dont le premier dans les années 1970, ne voulant pas pour autant mettre en avant l’évolution de cette ville. "Bien sûr elle a bien changé depuis mon premier séjour (..)  Mais si Prague m’a convaincu de quelque chose, c'est que Prague est toujours magique. »

On y retrouve beaucoup de choses autobiographiques dans ce livre,  un plaisir pour l'auteur   d' y infiltrer des choses personnelles.

« A partir de ce livre, le personnage va faire des cauchemars qui vont le lancer dans l’aventure et dans la redécouverte de toute cette partie de l’histoire qui se passe à Prague. Il y est lié par le fait que cette jeune Française venue poursuivre ses études à Prague en 1937 se trouve, bien des années plus tard, faire partie de sa famille. Et le personnage en question va donc avoir quelque chose à faire pour achever cette partie de l’histoire. »

Et la photo du prisonnier d’un camp qui traumatise l’enfant au tout début du livre et lui fait faire des cauchemars constitue le point de départ également de la seconde partie .

Une trentaine d’années plus tard, les images lui reviennent et on retrouve alors également cette étudiante française à Prague en 1937 qui est désormais une vieille dame…

« (sic) Et une des clefs ou hypothèses du roman est de penser que quelque chose de l’esprit du Juif qui possédait le secret du Golem est toujours présent et prend possession de l’esprit du psychologue qui semble à première vue être un personnage insignifiant . Ce sont ses cauchemars qui vont le pousser à se lancer dans l’aventure afin d'essayer d’arrêter ces choses abominables qui sont en train de se reproduire avec ces Golems fabriqués par ce fou de Karl Maria Wiligut. »

Golem de Alain Delbe

Golem de Alain Delbe

« Dans la Kabbale aussi, ce sont des choses qui existent : un grand personnage spirituel peut tout à fait influer sur l’esprit d’un descendant ou d’un successeur, comme on peut le voir également dans des traditions comme le bouddhisme tibétain."

Une partie de ce roman, comporte le secret de la fabrication du Golem. Ce n’est quand même pas rien… "Si quelqu’un lit attentivement le livre, il réussira peut-être, comme moi, à construire son propre Golem. En somme, je crois que c’est un livre qui prend sa place dans ce que peut être la vie d’un mythe. »souligne Alain  Delbe

Nathalie ZADOK

Le vote FN : une pulsion de mort d'après Jean-Pierre Winter psychanalyste

Alors que le vote Front National est de nouveau au cœur des questionnements en cette période d'élections départementales. Au-delà des résultats sortis des urnes et des débats sur une éventuelle progression ou régression du vote FN, une question se pose:  version "psy"Pourquoi le vote FN ? 

Pour Jean-Pierre Winter, psychanalyste, les français entretiennent un rapport masochiste  avec le front national .Il explique que le front national ne peut inviter qu’à une destruction généralisée de tout ce qui fait notre cadre de vie et que de ce côté là, c'est joué perdant /perdant.

Il en vient à la conclusion,que c'est précisément la pulsion de mort qui est en action au sens de la pulsion suicidaire.
En effet, dans une situation de crise quand tout va mal, on se dit qu il faut trouver une solution pour aller mieux et que peut-être, une des solutions pour aller mieux c' est d'aller encore plus mal.

A son avis, les Français qui ont voté Front National dans le Nord pour les régionales, ont plus ou moins un sentiment maternel avec Marine le Pen, si celle- ci était au pouvoir, elle l'exercerait de façon autoritaire, comme un parent qui maltraite son enfant.

Allant plus loin dans son idée, le psychanalyste explique que les enfants maltraités ont un amour bien plus grand pour leurs parents que l'on pourrait s'y attendre. Donc , voter FN, c'est voter pour la privation, la maltraitance. 

Pour l’élève de Lacan, le succès de Marion Maréchal Le Pen dans la région PACA, apparaît comme une jeunesse qui promet.

Selon le psychanalyste, ce n'est , que du vieux dans du jeune qui se met en place. Ce qu elle incarne ,c'est la proposition de jouir de ne pas penser.

Il explique,que c'est extrêmement confortable quand on est fatigué de ne pas à avoir à réfléchir, d'avoir une solution, d'avoir une personne qui vous dit que c'est simple de sortir de la crise ,par exemple, elle se propose de l'incarner et cela fonctionne.
Mais en fait , une grande partie des gens qui vote pour elle obéissent, c'est ce qu'on appelle
« la pensée servile » , c'est-à-dire la capacité à ne pas se servir de sa pensée et donc, c'est plus que reposant, c’est jouissif.

Le "succès" de ces deux femmes, est pour lui une tentative d'incarner une espèce de féminité, un certain renouveau, contrairement à ce qui se passe dans les autres partis.

Elles représentent  ce que notre société aujourd’hui  considère comme normal, à savoir que les femmes peuvent occuper, comme les hommes les plus grandes prérogatives du côté du pouvoir et donc d’une certaine manière elles sont modernes.
Une arnaque évidement  ! ce n'est pas "elles" qui comptent , car il faut aussi voir qui est derrière l’appareil ,les gens à l'intérieur, qui eux, incarnent des valeurs très contestables voir insupportables.  

De la même façon, pour comprendre la psychologie politique de cette frange de l'électorat FN, il faut s'imprégner de ce que sont les quartiers sensibles, ces «cités où les délinquants défient la loi» comme le titrait récemment un article du Figaro.

Il faut comprendre ce que cela signifie de subir la pression du travail toute la journée et d'être confronté à une autre pression, menaçante, parfois dangereuse,des quartiers sensibles,  psychologiquement fragilisante, en rentrant chez soi, en allant faire ses courses, en promenant son chien, en allant chercher ses enfants à l'école.

Il faut connaître ces halls d'immeuble qui, chaque matin et chaque soir, outre la crasse, les graffitis et l'odeur de pisse, vous plongent dans cette atmosphère inquiétante, trouble, face à ceux qui l'incarnent.

Il faut comprendre également la vague d'éthnicisation qu'ont subi certains quartiers au sein desquels les autochtones font désormais figure d'étrangers et amène à un sentiment d'isolement.

Marion Maréchal le Pen, Marine le Pen,

Marion Maréchal le Pen, Marine le Pen,

Ce segment de l'électorat FN n'est vraisemblablement pas dupe des petites phrases, des promesses intenables, de l'incapacité de ce parti à gouverner efficacement.

Le fait est qu'il n'est pas dupe non plus de l'incapacité des autres partis politiques à résoudre les problèmes de la société, malgré les promesses réitérées à chaque élection depuis des décennies.

Il ne vote pas FN pour donner une leçon à l'UMP et au PS, pas plus qu'il ne vote FN parce qu'il adhère à ses idées. Il vote FN parce que sa survie psychologique est à ce prix.

Le vote FN n'est donc pas, pour ce segment de l'électorat, un acte politique, mais un remède psychologique. Il vote FN non comme une protestation anti-système, mais comme un cri, de détresse, parfois de désespoir, comme un cri dans ce désert politique au sein duquel la modernité nous a tous plongés.

Ils déposent un bulletin dans l'urne comme ils valident leur ticket chez le buraliste, en espérant, en se disant: pourvu que mon quotidien change, non seulement le mien, mais celui de ma femme, de mes enfants, de mes parents.

Pourvu qu'on sorte de cet enfer. Ils ont cette conscience aigüe qu'ici-bas nous n'avons qu'une vie et qu'elle est en train de filer, mais qu'autour d'eux rien ne change, toujours la même misère,  l'insécurité, et l'insalubrité. Ils votent comme ils jouent au Loto, gardant espoir, mais sans grande illusion, ou ils votent le FN comme on joue à la roulette russe...

Nathalie ZADOK

 

Mettre les mots sur nos maux

 

L'enfance a une influence capitale sur notre façon d’affronter les vicissitudes de la vie. Ils prédisent en quelque sorte la qualité de notre vie. Les blessures, comme les joies, auront des conséquences sur notre vie d'adulte.

5 blessures émotionnelles ou expériences douloureuses vécues pendant l’enfance sont à l'origine de la personnalité d’un adulte.

La peur de l’abandon

Nos échecs de nos relation amoureuses ou professionnels , peuvent venir de notre enfance. Un enfant qui a été abandonné dans son enfance développera à l’âge adulte une grande peur de la solitude. Il partira et laissera tomber un partenaire ou un projet en cours de route. C’est sa défense ; il quitte avant d’être quitté.

Ces personnes devront travailler cette peur de la solitude et du rejet. Tant que l’idée d’être seul provoquera une panique, elles ne seront pas guéries de leur blessure.

La peur du rejet

Le rejet est une blessure profonde lorsqu’il a été vécu dans la petite enfance. La personne considère alors, qu'elle n'a pas le droit à recevoir de l'affection. Croyant cela et de peur d’être rejetée, elle finit par s’isoler .

Les adultes qui ont souffert de rejet étant enfants sont insaisissables et doivent absolument prendre des risques et des décisions par eux-mêmes. Le jour où ils ne seront pas dérangés par l’éloignement de certaines personnes de leur vie, ils auront réussi à affronter cette peur.

L’humiliation

Quand les parents dévalorisent leur enfant , ils ne réalisent pas qu’à ce moment-là ils sont en train de détruire son estime de soi. Il sera alors persuadé, à l'âge adulte, qu’on le désapprouve et qu’on le critique souvent . Il sera alors dépendant. Il se peut même qu’il développe un mécanisme de défense en humiliant à son tour les autres et en devenant tyrannique et égoïste.

Pour se débarrasser de la peur de l’humiliation, il est recommandé de travailler sur la compréhension des besoins et des peurs et d’œuvrer pour l’indépendance et la liberté.

La trahison ou la peur de faire confiance

Les promesses des parents faites aux enfants ,qui ne seront pas réalisées, à l'âge adulte,l’enfant se sentira alors  trahi et indigne de ce qui lui a été promis. Le danger, ces sentiments négatifs développent une personnalité manipulatrice, à fort caractère, qui veut tout et bien contrôler.

Blessures de l'enfance, qui persistent à l'âge adulte

Blessures de l'enfance qui persistent à l'âge adulte

La tolérance, la patience et le savoir-vivre seront pour ces personnes,les 3 axes à travailler

L’injustice

Un enfant qui a grandi avec des parents froids et autoritaires, qui exigent beaucoup de lui en dépassant souvent les limites, se retrouve accablé par un sentiment d’impuissance et d’inutilité. Ce sentiment qui naît dès l’enfance persiste jusqu’à l’âge adulte.

Ces personnes, à l'âge adulte sont rigide et ont une soif de pouvoir et  sont obsédées par l’ordre et le perfectionnisme.

Il est nécessaire pour ces adultes de travailler sur leur rigidité et méfiance afin de pouvoir faire confiance aux autres et gagner en flexibilité.

Quand on connaît les choses, on met des mots sur les maux, alors on peut mieux les affronter et évoluer dans le bon sens. 

Nathalie ZADOK