Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Il se suicide en copiant un épisode de la série télévisée « Les experts »

Etats-Unis,le 17/07/08– Un homme a essayé de mettre en scène sa propre mort pour faire croire à un meurtre, comme dans un épisode de la série télé « Les experts. »

Thomas Hickman a tout d’abord fait croire qu’il avait été kidnappé au Nouveau Mexique. Sur place et après avoir placé un morceau de ruban adhésif sur sa bouche, il s’est tiré une balle dans la tête.

Comme dans un épisode de la célèbre série télévisée « Les experts », l’homme avait prévu d’attacher l’arme à plusieurs ballons remplis d’hélium. Celle-ci aurait ainsi été emportée loin de la fausse scène de crime, laissant penser que la victime avait été assassinée.

M. Hickman n’a cependant pas prévu assez de ballons et l’arme a été retrouvée juste à côté de son corps, alertant les autorités sur la vraie cause de la mort. L’enquête a prouvé qu’il avait lui-même acheté les ballons et l’arme, mettant fin à la thèse du meurtre.

Dans la campagne de l'ex-RDA, les touristes à l'auto-école des blindés

BEERFELDE ,le 17/07/08- Dans un nuage de poussière et d'épaisse fumée, les chars soviétiques T-55 vrombissent dans la campagne allemande. L'assaut n'a cependant rien de militaire: ici, ce sont les touristes qui s'installent aux commandes.

A "l'école de conduite des Panzer" de Beerfelde, une bourgade de l'ex-RDA située à mi-distance entre Berlin et la frontière polonaise, tout le monde ou presque peut venir s'essayer à la conduite d'un véhicule blindé de l'ancien bloc communiste.

L'aventure, organisée sur un terrain de 8,5 hectares creusé d'ornières, en bordure de forêt, séduit chaque année quelque 10.000 amateurs de sensations fortes, prêts à débourser 136 euros la demi-heure de conduite, pour le plaisir d'être brinquebalés aux manettes d'un monstre de 34 tonnes.

"Ca n'a rien à voir avec la nostalgie de l'époque communiste", assure Axel Heyde, 47 ans, un ancien conducteur de char de l'armée est-allemande, qui avec son frère Jörg a fondé en 2003 cette base de loisirs peu commune.

"Nos clients viennent de toute l'Allemagne, mais aussi de l'étranger, y compris des Etats-Unis ou de Nouvelle-Zélande. D'ailleurs ce ne sont pas forcément des fanatiques du monde militaire. En fait, ce qui attire les gens dans un char d'assaut, c'est qu'ils y voient un univers secret, interdit d'accès, et aussi un peu dangereux", ajoute M. Heyde, dont l'entreprise, ouverte six jours sur sept toute l'année, emploie 12 personnes à temps complet.

Récupérés dans les anciens pays du glacis communiste alors qu'ils étaient voués à la destruction, les blindés, des modèles T-55 ou BMP fabriqués en Tchécoslovaquie ou en Pologne dans les années 1950 ou 1960, ont été désarmés, et même en partie "déblindés", "car sinon ils auraient été considérés comme des armes de guerre, et nous n'aurions pas eu les autorisations nécessaires", explique le chef d'entreprise.

Avant de s'installer aux commandes, les touristes commencent par enfiler une cagoule de coton noire, puis un casque rembourré, rustique et inconfortable, qui leur donne une allure de cosmonaute. Ils se glissent alors dans le poste de pilotage à travers l'écoutille supérieure, écoutent les rapides explications de leur instructeur, et en avant!

Dans l'habitacle exigu, la visibilité, à travers deux étroites meurtrières, est quasi nulle. Le maniement des leviers de direction, qui font office de volant, peut dérouter.

Pour changer de vitesse, les choses se corsent: "Tirez à fond, allez-y ! Ne vous étonnez pas si ça vibre très fort et que le levier résiste au début", assène le commandant de bord, installé à un mètre à peine de son élève, mais qui ne peut communiquer avec lui que par radio, à cause du vacarme du moteur diesel de 600 chevaux.

Pour ceux qui le désirent, l'"école des Panzer" peut même, moyennant finance, fournir en guise d'accessoire une épave de voiture, qui sera écrabouillée avec jubilation.

A la fin de la "promenade", le militaire d'un jour, couvert de poussière, pose fièrement à côté du char d'assaut, son épouse ravie à ses côtés. Et peut ramener chez lui le DVD de ses exploits, réalisé grâce à une caméra embarquée à bord.

"C'était génial", commente Werner Röder, un technicien venu de Berlin avec sa femme. "C'est elle qui m'a offert ça pour mes 60 ans et je n'ai que deux regrets: c'était trop court, et j'aurais aimé rouler plus vite encore".

Certains samedis, jour d'affluence, ce sont 70 ou 80 amateurs qui se pressent dans le terrain vague des frères Heyse. "On voit de tout, des jeunes, des vieux. Et il n'y a pas que des hommes, loin de là. On a même nos habitués, qui reviennent plusieurs fois par an", explique Ute Frischmuth, chargée de l'accueil de la clientèle. "Une fois à bord, certains nous demandent où se trouvent les armes. Ils sont déçus de ne pas pouvoir tirer".

Exposition :À qui appartenaient ces tableaux ?

Exposition du 25 juin 2008 au 26 octobre 2008

Spoliations, restitutions et recherche de provenance : le sort des œuvres d’art revenues d’Allemagne après la guerre.

Cette exposition à vocation historique présentera 53 peintures, dont des chefs-d’œuvre de Cézanne, Chardin, Delacroix, Ingres, Matisse, Monet ou Seurat, en grande majorité issues du fonds « MNR » (« Musées nationaux récupération »).

Cet événement a pour objectif de témoigner de la spoliation des œuvres d’art subie par les Juifs de France et de mettre en évidence le processus des spoliations nazies durant la Seconde Guerre mondiale, leur condamnation par les Alliés dès 1943, les opérations de restitution massives engagées à l’issue du conflit, et les nouvelles mesures individuelles de restitution rendues possibles dans les dix dernières années.

NOCTURNE TOUS LES MERCREDIS JUSQU'À 21 H

Musée d'art et d'histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan - 71 rue du Temple
75003 Paris
Tél : 01 53 01 86 60
Site internet : http://www.mahj.org
Métro : Rambuteau ou Hôtel de Ville

NOA en concert à la salle pleyel

noa2.jpgLa chanteuse israëlienne enfin de retour à Paris.

CONCERT UNIQUE
Paris /Salle Pleyel
Samedi 8 novembre 2008 à 20h00

Tarifs public (hors droit de location) : 1ere catégorie : 60 euros - 2eme catégorie : 45 euros

Location : Fnac, Carrefour, www.fnac.com, 0 892 68 36 22(0,34 euro/mn),Salle Pleyel et points de vente habituels.

Bonne nouvelle ! NOA revient en concert à Paris dans le cadre prestigieux de la Salle Pleyel.

L’univers de NOA trouve sa source auprès d’artistes tels que Paul Simon, Joni Mitchell et Leonard Cohen, enrichi par ses origines yéménites et sa culture jazz/rock. Portée par une voix unique, elle présentera, dans cet unique concert à la Salle Pleyel, son nouvel album Genes & Jeans sorti en avril 2008 chez Universal.

Genes & Jeans est un voyage musical vers le coeur des racines de NOA : l’héritage de son Yemen natal, son éducation en Israël, son adolescence New-Yorkaise, sa décision de s’installer en Israël, la façon dont elle a embrassé musicalement les trois cultures qui vivent en elle et sa recherche de paix, une paix musicale, spirituelle, personnelle et globale.

La lamentation du prepuce de Shalom Auslander

lament.jpgEdition BELFOND

Entre Woody Allen et Philip Roth, les péripéties d'un jeune Juif révolté par la tradition.

C'est une façon de transmettre la foi: signifier de manière concrète et imitable la fidélité à Dieu, à ses enseignements et à ses règles de conduite, en codifiant la vie quotidienne. La formule permet d'entretenir la vigilance tout en faisant savoir au plus haut des cieux que l'Alliance et l'attente du Messie conservent un écho sur terre. Si la ritualisation n'est pas le fort des chrétiens - attachés, disent-ils, à l'esprit de la loi plutôt qu'à la lettre - les juifs et les musulmans la pratiquent avec un luxe de raffinements parfois étourdissant. Plus la sacralisation des circonstances et des gestes de l'existence s'étend, et plus il est difficile de discerner la place laissée au profane. Au point qu'à force de manquer d'air et d'avoir à lutter contre le tsunami libidinal de l'adolescence, les fils pètent les plombs. Elevé dans une famille de juifs orthodoxes du New Jersey, Shalom Auslander en a eu sa claque. Devenu adulte, il a tourné la page lorsqu'il apprend que l'enfant que porte sa femme est un garçon.

La perspective de la circoncision de son fils le met au supplice. Ses tribulations d'hier lui reviennent en pleine figure: de son stress pendant un concours de bénédictions à sa terreur à l'idée de déclencher, un jour de shabbat, l'ouverture à commande électrique d'un magasin en passant par la découverte de revues légères et d'un vibromasseur dans la chambre parentale. Elevé entre un père bourru qui, ivre de vin casher, ronfle pendant le shabbat, et une mère, fille et petite-fille, nièce et cousine d'une nuée de rabbins à chapeau noir, dont le paradis paraît dépendre de magazines de décoration, Shalom finira par se hasarder parmi les goyim pour en apprendre sur le compte des filles et se goinfrer de BD, de hot dogs, de Twix et de Mars, tout en marchandant l'indulgence ou la pénitence auprès de Dieu. «Je ne suis pas pratiquant, déplore-t-il, devenu adulte, mais je reste douloureusement, fatalement, incurablement, pathétiquement religieux.» Car il n'en a pas fini avec ce Dieu omniscient et omnipotent, franc et calculateur, entier et capricieux. A tenter d'écrire une version subversive, comique et déjantée de L'élu, de Chaïm Potok, Blake Edwards (le réalisateur de The Party) n'aurait pas fait mieux que Shalom Auslander. C'est dire qu'il faudrait vraiment vouloir gâcher ses vacances ou provoquer un nouveau Déluge pour négliger d'emporter La lamentation du prépuce.

Gordon Brown menace à la Knesset l'Iran de nouvelles sanctions et appelle à la paix

gordon.jpgJERUSALEM,le 21/07/08 - Le Premier ministre britannique Gordon Brown a menacé lundi à la Knesset l'Iran d'un durcissement des sanctions face à son programme nucléaire controversé et estimé qu'une paix entre Israéliens et Palestiniens était "à portée de main".

Peu avant le discours de M. Brown, le premier d'un chef de gouvernement britannique devant le parlement israélien, la secrétaire d'Etat américain Condoleezza Rice, en route pour les Emirats arabes unis, a lancé un avertissement sans ambiguïté à Téhéran.

"S'il n'y pas de réponse sérieuse dans deux semaines nous aurons toujours la possibilité d'exploiter la piste de New York", a dit Mme Rice, en référence au Conseil de sécurité de l'ONU, en menaçant de mesures "punitives" ultérieures.

L'Iran, a déclaré M. Brown, "est confronté à un choix clair: suspendre son programme nucléaire et accepter nos offres de négociations ou bien être de plus en plus isolé et confronté à la réponse collective" de nombreux pays.

"Tout comme la Grande-Bretagne a mené les efforts dans trois résolutions contraignantes de l'ONU, je vous promets qu'elle continuera avec détermination d'être le fer de lance - avec les Etats-Unis et nos partenaires européens - dans les efforts pour empêcher un programme nucléaire militaire iranien", a-t-il insisté.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert l'a remercié pour ses positions fermes face au programme nucléaire iranien.

"Vous êtes conscients que la menace la plus grave à la stabilité au Moyen-Orient et à la paix mondiale provient des ambitions du régime des Ayatollahs de Téhéran de parvenir à une hégémonie régionale", a-t-il affirmé.

Selon lui, cette hégémonie est "basée sur le refus de la paix, un large soutien aux mouvements terroristes, un effort intensif de parvenir à une capacité nucléaire militaire et une volonté affichée de détruire Israël", a-t-il ajouté.

Les pays occidentaux et Israël redoutent que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire. A ce titre, ils réclament la suspension de l'enrichissement d'uranium, une mesure exclue par le régime islamique qui dément chercher à obtenir l'arme nucléaire.

Samedi, des discussions à Genève se sont achevées sans réelle percée, l'Iran ayant désormais deux semaines pour répondre à l'offre des représentants du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) d'un "gel pour gel".

Il s'agit d'un maintien dans un premier temps de l'enrichissement d'uranium à son niveau actuel tandis que les Six renonceraient à durcir les sanctions existantes.

Le Moyen-Orient a été traversé par de grandes tensions au cours des dernières semaines avec des exercices militaires israélien et iranien d'envergure et des déclarations belliqueuses de part et d'autre.

Le chef du gouvernement britannique a par ailleurs vilipendé les déclarations qualifiées de "répugnantes" du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a menacé à plusieurs reprises de rayer Israël de la carte et a tenu des propos négationnistes sur la Shoah.

Sur le dossier israélo-palestinien, M. Brown a estimé que la paix "est à portée de main", tout en exhortant Israël à se retirer des colonies de Cisjordanie et les Palestiniens à lutter contre "les terroristes".

"Je pense qu'une paix historique, gagnée de haute lutte et durable, qui peut apporter la sécurité sur le terrain, est à portée de main", a-t-il dit.

Il a appelé les deux parties à saisir "la chance offerte" par la conférence d'Annapolis, fin novembre 2007 aux Etats-Unis, de parvenir à un accord basé "sur deux Etats fondés sur les frontières de 1967, un Israël démocratique et à l'abris des attaques, reconnu et en paix avec ses voisins" ainsi qu'un Etat Palestinien "pacifique, démocratique et territorialement viable".

Arrestation d'un soldat israélien filmé en train de tirer sur un Palestinien

JERUSALEM ,le 21/07/08 - Un porte-parole militaire israélien a annoncé lundi l'arrestation d'un soldat israélien filmé alors qu'il tirait à bout portant une balle caoutchoutée sur un Palestinien arrêté par l'armée.

"Le soldat a été arrêté pour interrogatoire. A la fin de l'enquête, des mesures seront prises", a déclaré à l'AFP ce porte-parole, sans préciser la nature des sanctions envisagées.

Dans le film, tourné par un villageois et rendu public par l'association B'Tselem, on voit le soldat tirer sur la jambe d'un manifestant arrêté, menotté et les yeux bandés, alors qu'un lieutenant-colonel israélien le tient par le bras.

Le manifestant, Ashraf Abou Rahma, 27 ans, a été légèrement blessé à la jambe, précise B'Tselem.

Après une plainte de B'Tselem et la diffusion de la cassette vidéo par télévision palestinienne et israélienne, l'armée a annoncé l'ouverture d'une enquête sur cet incident.

L'incident s'est produit le 7 juillet dans le village de Nilin, dans le nord de la Cisjordanie, sur lequel l'armée avait imposé un couvre-feu après des manifestations ponctuées de jets de pierres contre la construction de la barrière de sécurité, selon l'ONG.

La veille, douze Palestiniens avaient été blessés par balles en caoutchouc, selon les services d'urgence palestiniens.

Une porte-parole de l'armée a cependant souligné que même si Tsahal prenait l'incident au sérieux, de nombreuses questions étaient posées du fait que les images n'avaient pas été filmées d'une seule traite.

"Il est aisé de se rendre compte en visionnant le film qu'il y a des ruptures et que les images n'ont pas été filmées en une seule fois. Cela soulève une série de questions: Où sont les séquences manquantes ? Que contiennent-elles ? Pourquoi les images ont-elles été montées après coup?", a déclaré à l'AFP Avital Leibovich, porte-parole de l'armée chargée de la presse étrangère.

Le manifestant est rentré chez lui avec un doigt de pied enflé et n'a pas porté plainte, a-t-elle ajouté.

Selon l'armée israélienne, trois soldats, cinq gardes-frontières et deux ouvriers israéliens travaillant à la construction de la barrière ont été blessés par des manifestants près du village au cours du mois de juin.

Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens. Elle empiète sur la Cisjordanie et rend problématique la création d'un Etat palestinien viable.

Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé illégale la construction de cette barrière et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'ONU.

Israël n'a pas tenu compte de ces demandes.

Procès : l'image d'Ehud Olmert se dégrade bien que ses avocats marquent des points

procesolmert.jpgJERUSALEM,le 22/07/08- L'image du Premier ministre israélien Ehud Olmert apparaît de plus en plus ternie à la suite de la révélation de ses interrogatoires dans des affaires de corruption, bien que des contradictions soient apparues chez le principal témoin à charge.

Le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot a publié lundi in extenso sur huit pages le verbatim de l'interrogatoire de M. Olmert par la police le 23 mai, dans lequel il confirme avoir reçu de l'argent de M. Talansky.

Les avocats du Premier ministre israélien ont déposé une plainte lundi auprès du Procureur général après cette publication.
Ces révélations qui, selon des juristes, violent le secret de l'instruction, font apparaître un Premier ministre empêtré dans des explications contradictoires et souffrant de trous de mémoire.

Des dirigeants de son propre parti, Kadima, ont multiplié ces derniers jours les appels à M. Olmert à ne pas se présenter comme candidat aux primaires, de crainte que son impopularité n'entraîne un désastre électoral de toute la formation.

Les avocats du Premier ministre ont toutefois marqué des points en parvenant à affaiblir la déposition du principal témoin à charge, l'homme d'affaires américain Morris Talansky, lors de leur contre-interrogatoire commencé jeudi.

Face au feu roulant des avocats de la défense, M. Talansky, 75 ans, a répondu lundi par une série de "je ne me souviens pas", "je n'en ai pas le souvenir".

Il a aussi dit ne pas se souvenir d'un voyage en Israël effectué en février 2008 et avait nié avoir autorisé un transfert bancaire, avant que les avocats de M. Olmert ne lui montrent une copie de la demande avec sa signature.

Le dernier contre-interrogatoire doit avoir lieu mardi.

Il soutient qu'il s'agit de petites sommes de l'ordre "de plusieurs centaines à deux mille dollars" tout en s'affirmant incapable de se souvenir des montants exacts.

Par ailleurs, tout au long de l'interrogatoire, limité à une heure, M. Olmert s'efforce de gagner du temps en exigeant de noter toutes les questions et réponses.

Par ailleurs, la police a annoncé avoir complété le travail d'une équipe envoyée durant un mois aux Etats-Unis pour recueillir des nouveaux indices sur des malversations qu'aurait commises M. Olmert.

Selon des fuites provenant de l'enquête, largement reprises par les médias, ces indices font peser sur M. Olmert le soupçon d'être intervenu dans le passé pour favoriser les affaires de M. Talansky.

Dimanche, M. Talansky avait admis ne plus se souvenir comment il avait transféré l'argent à M. Olmert, expliquant les contradictions de sa déposition à la police par la pression des enquêteurs qui l'avaient jeté "dans un état de confusion et d'agitation".

Dans une déposition accablante en mai au tribunal, M. Talansky avait affirmé avoir versé à M. Olmert plus de 100.000 dollars en liquide, sous forme d'enveloppes, pendant une quinzaine d'années.

Il a maintenu devant la cour avoir versé plus de 72.000 dollars en contribution aux campagnes électorales de M. Olmert.

Ehud Olmert a nié toute malversation mais a reconnu avoir reçu des fonds destinés à financer ses campagnes électorales avant sa prise de fonctions comme Premier ministre en janvier 2006, notamment à la mairie de Jérusalem, en 1999 et 2003.

Il est aussi éclaboussé par plusieurs affaires de corruption. Dans la dernière en date, qui a éclaté la semaine dernière, il est soupçonné d'escroquerie aux billets d'avions.

Il aurait ainsi présenté une dizaine de factures différentes à diverses organisations de bienfaisance pour un seul et même voyage, alors qu'il était maire de Jérusalem (1996-2003), puis ministre du Commerce et de l'Industrie (2003-2006).

Le parti Kadima a annoncé qu'il organiserait en septembre des élections primaires. Mais la décision formelle n'a pas encore été prise par la direction, faute de 91 voix nécessaires sur 180 au sein de la direction.

Abbas pour la première fois à la présidence de l'Etat d'Israël

abbasenisrael.jpgJERUSALEM,le 22/07/08  - Le président palestinien Mahmoud Abbas doit être reçu mardi pour la première fois à la présidence de l'Etat d'Israël à Jérusalem par Shimon Peres, a indiqué une responsable israélienne.

"Le président Abbas doit être reçu vers 12h15 locales (09h15 GMT) à la présidence de l'Etat et il y aura des déclarations à la presse à l'issue de cette rencontre", a affirmé à l'AFP Ayelet Frish, porte-parole de la présidence israélienne.

Elle a ajouté que l'un des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Erakat, devait participer à la rencontre.

Dans le passé, M. Abbas et ses collaborateurs ont souvent été reçus à la présidence du conseil israélien ou à la résidence du Premier ministre à Jérusalem.

M. Peres a de son côté affirmé à la radio publique israélienne: "Nous voulons montrer que le dialogue continue entre les deux peuples".

Il a précisé qu'il recevrait son homologue avec tous les honneurs dus à son rang, et que la présidence de l'Etat pavoiserait aux couleurs palestiniennes.

Le député palestinien Zyad Abou Zyad a minimisé l'importance de cette visite. "Elle n'a pas beaucoup d'importance", a-t-il dit à la radio publique israélienne.

"Les Israéliens nous réservent des honneurs et des embrassades sans valeur, qui ne changent rien aux réalités (...) Nous voulons des progrès dans les négociations de paix. Sur le terrain, les souffrances, les barrages routiers et la colonisation continuent", a-t-il ajouté.

Relancées fin novembre à la conférence internationale d'Annapolis (Etats-Unis), les négociations de paix israélo-palestiniennes sont sensées aboutir d'ici décembre à un accord sur la création d'un Etat palestinien.

Elles portent sur les questions clés du conflit (tracé des frontières, statut de Jérusalem, sort des colons et des réfugiés palestiniens), mais ont jusqu'à présent marqué le pas.

La plus ancienne Bible consultable en partie dès jeudi sur internet

BERLIN ,le 22/07/08 - Le premier fragment de la plus ancienne des bibles, le "Codex Sinaiticus", ramené d'Egypte par un savant allemand au 19ème siècle puis dispersé dans quatre pays va être consultable dès jeudi sur internet, a indiqué lundi la bibliothèque universitaire de Leipzig (est).

Il s'agit d'un "premier pas décisif" dans le projet de présenter d'ici juillet 2009 une reconstitution virtuelle et complète sur internet de l'ensemble du "Codex Sinaiticus", considéré par les experts comme la plus ancienne Bible du monde, indique la bibliothèque dans un communiqué.

Le "Codex Sinaiticus", qui contient la version complète du Nouveau Testament, a été rédigé en grec entre 330 et 350 sur des peaux de boeuf par les moines du monastère Sainte-Catherine, sur le Mont Sinaï en Egypte.

Les 400 pages recto-verso ont été ramenées au cours du 19ème siècle par le savant allemand Konstantin von Tischendorf, originaire de Leipzig, lors de trois voyages successifs.

Sur ces 400 pages, 43 sont conservées à la Bibliothèque universitaire de Leipzig depuis 1844, le reste étant dispersé à la British Library de Londres, la bibliothèque nationale russe de Saint-Pétersbourg et au monastère Sainte-Catherine en Egypte.

A partir de jeudi, "plus de 100 pages, dont celles de Leipzig et 67 de la British Library, seront en ligne à l'adresse www.codex-sinaiticus.net", a indiqué à l'AFP le directeur de la bibliothèque, Ulrich Johannes Schneider.

Chaque photographie haute définition du manuscrit est complétée par une transcription du texte en grec. Le lecteur peut en grossir des éléments, cliquer sur un mot de la transcription grecque, obtenir la traduction en allemand ou en anglais de certains passages.

La prochaine tranche de cette édition en ligne de la Sainte écriture, fruit d'une coopération internationale des quatre institutions concernées, sera accessible sur internet en novembre, a annoncé M. Schneider.

Un grand mystère plane toujours sur les raisons pour lesquelles le manuscrit a été dispersé au 19ème siècle.