Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre : Considérations sur l'Europe de Jean-Claude Milner

Considérations sur l'Europe de Jean-Claude Milner

Attaquée par les populismes, critiquée par ses membres, décrédibilisée aux yeux des citoyens, l’Europe, à la veille d’élections cruciales, traverse une crise grave. Dans un entretien passionnant, Jean-Claude Milner interroge les conditions de la survie de l’Union.

Mythe de la fin de l’histoire, ennui de la paix, critique du néolibéralisme, le philosophe aborde aussi la justice sociale, dont il dénonce l’abandon au profit de l’enrichissement. La culture européenne, puisqu’elle existe, n’est pas à créer mais à retrouver.

Dans ces entretiens éblouissants d’intelligence, de vivacité et de vérité, Jean-Claude Milner ne cède à aucun dogmatisme, pense le présent en mettant en perspective le passé et fait montre d’une pondération critique rare.

De la vertu des Pères fondateurs à l’incurie de Bruxelles, c’est l’idéal européen qu’il s’agit de sauver.

Élève de l’École normale supérieure, Docteur d’État, linguiste et philosophe, Jean-Claude Milner est une figure majeure de la réflexion politique française. Son dernier livre, Considérations sur la France, a paru aux Éditions du Cerf en 2017.

Docteur en philosophie, Philippe Petit est journaliste, essayiste et ex-producteur sur France Culture. Il est l’auteur d’une trentaine de livres dont Philosophie de la prostate (2018).

 

Livre juif : L'Américaine de Catherine Bardon

Alors que le pouls de New York bat au rythme des années 1960 et de la contre-culture, une jeune fille, Ruth, s'y installe pour y suivre ses études en rêvant de devenir journaliste. Elle y découvre l'amitié, le rock, l'amour... tout en se questionnant sur son identité. Pas évident d'avoir laissé derrière elle sa famille et sa terre natale, la République dominicaine...

Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l'université, un stage au Times. Une nouvelle vie... Elle n'en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l'était son père, Wilhelm.

Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l'amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l'assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l'opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam...

Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s'interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d'adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?

Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l'exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec Les Déracinés.

Grand Prix du Premier Roman - Ville de Mennecy
Premier Prix littéraire du salon du livre et du premier roman - Draveil

 

Choix de Claude Layani

Waleed Al-Hussein : Une trahison française les collaborationnistes de l'islam radical dévoilés

La fatwa contre la démocratie laïque est lancée

Peur de l'ennemi. Peur d'avoir un ennemi. Refus d'avoir un ennemi. Aux pacifistes collaborationnistes, aux terrifiés, aux traîtres, aux bienfaiteurs de l'ennemi qui sacrifient identité, valeurs et dignité, Waleed Al-Husseini, qu'on appelait " traître " dans les geôles palestiniennes, livre le témoignage fracassant d'un homme libre. Français, l'ennemi vous a désignés mais vous ne l'écoutez pas, l'ennemi s'agite mais vous ne le voyez pas. Il prolifère, il intimide, il ment.

Vous regarderez ailleurs, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de citoyens, mais uniquement des croyants. Plus de République, mais que des communautés. Plus de critiques, mais seuls des blasphèmes. En découvrant la France, Waleed Al-Husseini a voulu savoir si nos " élites " pouvaient trahir leur propre peuple. De simples contacts en réseaux d'influence, il a remonté les fils de connexions insoupçonnables, les tunnels et les arcanes de la carte de la honte. Bienvenue dans le procès de la nouvelle collaboration française.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le temps des livres passés

Depuis sa création au mois de mars 2004, le blog Stalker sous-titré Dissection du cadavre de la littérature a acquis une réelle audience en raison de l'exigence des travaux qui y sont publiés, point tous de l'auteur d'ailleurs, mais aussi du ton polémique de certains des articles qui y paraissent.

Cette zone où les belles découvertes et les grandes surprises abondent tout autant que les dangers est devenue au fil des ans et d'un travail acharné une espèce de bibliothèque de survie désormais labyrinthique, un espace de parole qui rappelle une évidence aujourd'hui cruellement moquée : nul ne devrait écrire pour rire.

Nous pourrions même prétendre de façon ironique, bien évidemment contre la réalité qui s'étale de façon quotidienne sous nos yeux, que nul ne devrait écrire qui ne sait écrire.

Le livre présent ne comporte cependant aucun de ces textes au ton virulent et qui osent ruiner les assurances si comiquement prétentieuses de tant de nos écrivants bien davantage qu'écrivains contemporains, relayés par des pseudo-critiques ne sachant plus rien faire d'autre que recopier de creuses fadaises journalistiques appelées ''argumentaires'' et autres ''éléments de langage'' qui mériteraient bien davantage d'être qualifiés de langages rudimentaires.

C'est la raison pour laquelle cet ouvrage ne regroupe que les textes que nous pourrions dire de pure célébration, même si, bien sûr, l'exigence critique n'est jamais mise de côté, puisque s'y trouvent des analyses sur les oeuvres pour le moins aussi variées que profondes de Malcolm Lowry, Ernesto Sabato, Joseph Conrad, W. G. Sebald, William Faulkner, László Krasznahorkai et bien d'autres encore, oeuvres remarquables qui toutes tournent autour de ce que José Bergamín appela le monstre du romanesque, sans toutefois jamais devoir tomber dans sa gueule menaçante.

En somme, Le temps des livres est passé se veut une illustration, sombre peut-être mais point complètement désespérée, de la mission que Sainte-Beuve assigna aux critiques littéraires consistant à faire l'office de la vigie, et notre cri de découverte sera lui aussi toujours mêlé d'émotion et de joie.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Altérité et éthique de responsabilité chez Emmanuel Levinas deThéophile B. Akoha

Face à la tendance ordinaire de l'homme à l'égoïsme, la pensée d'Emmanuel Levinas montre la voie d'une humanité retrouvée.

Cette pensée décrit la responsabilité du Moi pour autrui. Rencontré dans la médiation de son visage, ce dernier exige cette responsabilité à travers l'ordre dont il est porteur : « Tu ne tueras ». Autrement dit, « Aime » et « Prends soin de celui qui est devant toi ».

C'est en agissant ainsi que le monde se tracera des sillons pour l'émergence d'une civilisation d'amour. Levinas en est convaincu.

Mais la question qui se pose dans cette étude est de savoir si sa pensée contient vraiment des ingrédients rassurants pour la fondation d'une morale qui assure la vie des personnes et des peuples.

 

Choix de Claude Layani

 

 

Livre juif : Les Charmes du non-sens de Alec Seror

Le monde est en train de devenir une tour de Babel où se bousculent les révélations religieuses, les découvertes scientifiques, les variations intellectuelles et où sévissent de stridentes dissonances entre toutes sortes de prétentions à la vérité.

Les malentendus se glissent dans les concepts les plus courants, les rivalités scolastiques ou médiatiques encouragent les doctrines les plus étranges.

La liberté de pensée est galvaudée au point de légitimer un inénarrable droit à la bêtise. On ne sait plus quelles méthodes et procédures pratiquer, sur quels chemins s'engager, à quelles certitudes s’accrocher.

Le lecteur se perd dans les méandres des bibliothèques et ploie sous la quantité des livres.

La science poursuit sa course irrésistible vers nul ne sait où tandis que ses réalisations technologiques et biologiques menacent ou promettent de résilier les modes traditionnels de communiquer et de vivre.

C’est dans ce contexte que l’auteur s’interroge sur le rôle de la philosophie.

Se réduit-il à commenter les sciences, à en tirer les conclusions et à reformuler les questions éthiques à la lumière de ses chamboulements et de ses pronostics ?

Dans sa tentative de se mesurer aux débordements religieux, bascule-t-elle dans des incantations intellectuelles qui peinent à convaincre ? Est-elle à même de se mesurer aux questions qui assaillent l’homme et de se prononcer sur le sens à donner à une vie de plus en plus désorientée et débraillée ?

L'auteur plaide pour la liberté et la tolérance du non-sens contre les contraintes et l'intransigeance du sens dogmatique instillé dans les esprits par les religions ou les nouvelles scolastiques universitaires et médiatiques.

Il parie sur un doux nihilisme, paradoxalement plus sensé que toute autre doctrine, pour dédramatiser une condition meurtrie par de vains prêches, assourdie par leur cacophonie théologico-philosophique et désorientée par leur anachronisme.

Alec Séror (1954-2012) a fait ses études primaires avant de poursuivre sa scolarité à Paris sous la direction d’Emmanuel Lévinas.

En 1970, il immigre en Israël où il poursuit des études d’ingénieur au Technion de Haïfa.

De retour en France au début des années quatre-vingt-dix, il reprend des études de philosophie. Séror a publié plusieurs ouvrages en hébreu dont En terre de Philistie, Lettre à la mère (Les Editions de Mai, 2015) et La Teigne (Les Editions de Mai, 2016). Les charmes du non-sens, écrit en français, participe du pamphlet et du manifeste philosophiques.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Suivez le Guide juifs, chrétiens, musulmans

Suivez le Guide (juifs, chrétiens, musulmans) de Ariane Singer , Catherine Golliau , Pascal Mateo , Philippe Delorme

– Pourquoi mon collègue ne fréquente-t-il pas la cantine pendant certaines périodes
de l’année ?

– Pourquoi les prêtres catholiques ne peuvent-ils se marier ?

– Pourquoi les chrétiens prient-ils les mains jointes quand les musulmans se prosternent les mains sur le sol ?

– Quelles sont les différences entre la Pâque juive et la Pâque chrétienne ?

– Le hallal est-il l’équivalent du casher ?

– Quel est le sens du pèlerinage à La Mecque ? Lourdes ?

Quels sont les rites des trois grands monothéismes ?

Autant de questions qui nous taraudent et de réponses qui nous manquent pour comprendre les comportements religieux de l’autre. Très maniable, ce livre est un guide nécessaire aujourd’hui pour tout connaître des dogmes, des fêtes, des rites et des symboles du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

Un outil indispensable à tout esprit curieux.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Une famille juive du temps de l'exode

L'exode, juin 1940. Yvonne Dockès n'a pas vingt ans. Avec ses parents, elle quitte les Vosges pour rejoindre Nîmes dans le Sud de la France.
Tous trois voyagent deux jours durant dans leur Citroën, atteignent la Haute Loire et s'arrêtent à Saugues. Pour Yvonne et sa famille, cet arrêt dû au hasard, imposé par la débâcle, dure quatre mois, de juin à octobre 1940.

Yvonne écrit alors 150 recettes d'une écriture dense et régulière dans un petit carnet.

Celui-ci va l'accompagner tout au long de son existence, un repère, un guide. Que s'est-il passé pour qu'Yvonne ait été prise par l'envie d'écrire ? Est-ce pour ne pas oublier, conserver un héritage menacé de disparaître. Fragments de récits d'une famille juive alsacienne, lorraine. Dans l'exil, la mémoire des nourritures familiales reste un ancrage face au désarroi et à la faim. La cuisine, héritage transmis cahin-caha sur plusieurs générations devient matrimoine, une langue mémoire, un grenier à souvenirs pour faire face au chaos du présent.

Entre cuisine juive et autres inspirations, nous entrons dans le récit de familles juives ouvertes sur le monde, transportant leur histoire sans dénégation, ni enfermement. Cet ouvrage raconte l'histoire d'une famille juive alsacienne, lorraine patriote qui doit quitter sa région, est soumise aux lois de Vichy et survit en se réfugiant dans un village cévenol. A travers le chaos, la guerre et la Résistance, cet essai transmet un témoignage et un message pour les générations futures.
Il traduit les mutations du judaïsme français à travers trois guerres, les déambulations à la suite de la spoliation de biens et du déracinement. La transmission de la mémoire familiale, des rituels et des savoir-faire au féminin contribuent à cette attention à la vie et jouent une large place dans cette destinée familiale.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le Chant des Remparts - La légende d'un Prince de Myriam Maman

Le Chant des Remparts - Myriam Maman .À paraître jeudi 2 mai 2019 aux éditions Lichma

Le Chant des Remparts est un essai sur La Légende d’un Prince, un conte initiatique où s’entre-tissent le merveilleux et le réel, écrit en 1943 dans un atelier de confection du ghetto de Lodz en Pologne, avec la contribution des enfants qui y travaillaient.

Dans son essai, Myriam Maman s’attache à explorer les résonances entre le texte du conte et les autres écrits des chroniqueurs, plus ou moins jeunes, du ghetto, tous animés par le souci de témoigner et d’échapper à l’horreur par l’écriture. En rendant hommage au directeur des ateliers de confection, Léon Glazer, qui sauva temporairement la vie d’un grand nombre d’enfants en les employant dans son usine, ce texte livre un témoignage voilé sur les déportations massives vers les camps de la mort qui frappèrent le ghetto tout au long de l’année 1942.

Le Chant des Remparts rend hommage aux enfants du ghetto de Lodzaux auteurs de La Légende d’un Prince restés anonymes, à ces enseignants qui, en dépit de la terreur, ont, sous l’impulsion de Léon Glazer, animé ou encouragé des activités culturelles clandestines, faisant de la créativité un acte de résistance autant qu’un acte de foi dans le miracle de l’éducation, de la transmission et de la vie.

Livre juif : Journal dédié à mes chers parents, écrits d'un adolescent juif allemand en France

Issu d’une famille juive allemande, Nicolas Rosenthal est envoyé en France en 1938 à la veille de ses quatorze ans. Séparé des siens, il suit un apprentissage puis travaille d’arrache-pied dans des exploitations agricoles de Normandie et de Beauce.

En octobre 1940, la famille Rosenthal est brutalement expulsée d’Allemagne. Comme plus de 7600 Juifs du Pays de Bade, du Palatinat et de la Sarre, elle est envoyée en France et internée dans les camps de la zone "libre".

En juillet 1942, Nicolas franchit clandestinement la ligne de démarcation pour rejoindre ses proches. Comme eux, il est déporté par le convoi n° 31 en septembre 1942. Seul survivant de sa famille, il fait partie des treize rescapés de ce convoi de mille personnes.

Manuscrit impressionnant par ses qualités descriptives d’une France encore largement rurale, du monde du travail et de démarches légalistes dans le Paris de l’Occupation, le Journal de Nicolas Rosenthal est plus que cela. Ses qualités littéraires, les résonances d’un cœur en mouvement en font un des grands textes d’introspection écrits à vif par les témoins de la Shoah.

Michel Laffitte

Préfacé et annoté par l'historien Michel Laffitte, cet ouvrage paraîtra en avril 2019 dans la Collection Témoignages de la Shoah (Éditions Le Manuscrit / Fondation pour la Mémoire de la Shoah).

Choix de Claude Layani