Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif: Où sont les bibliothèques françaises spoliées par les nazis ?

L’ampleur des pillages effectués par les forces nazies durant la Seconde Guerre mondiale dans tous les pays occupés a été révélée à la Libération. Des opérations d’identification et de restitution des livres spoliés ont été mises en œuvre, notamment en Europe occidentale.

En mars 2017, un colloque international, co-organisé par le Centre Gabriel Naudé de l’Enssib, posait cette question : où sont les livres spoliés par les nazis ?

Une partie des contributions sont rassemblées dans cet ouvrage, plus particulièrement, celles cherchant à localiser quelque 14 000 livres spoliés déposés dans une quarantaine de bibliothèques françaises entre 1950 et 1953 et à en connaître les caractéristiques.

Livre juif : Eliane Amado Lévy-Valensi de Sandrine Szwarc

La destinée d’Éliane Amado Lévy-Valensi est unique. Cette philosophe, psychanalyste et intellectuelle juive a longtemps fait figure d’héroïne occultée d’une époque qu’elle a pourtant marquée de ses batailles avec ténacité, générosité et constance.

Le cours de sa vie et ses engagements audacieux ont conditionné son œuvre et accompagné les soubresauts d’un XXe siècle fécond entre désespoir et espérances.

Née en Provence au lendemain du Premier Conflit mondial dans une famille de Juifs séfarades assimilés, elle subit la Shoah de plein fouet avant de céder au chant des sirènes du jeune Israël. Cet essai rend justice à la mémoire d’une femme libre et engagée, philosophe et psychanalyste, dont l’œuvre pluridisciplinaire mérite admiration et reconnaissance.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le gâteau de Varsovie de Rachel Darmon

Elle est petite, parfois moins petite, raconte son nez en forme de crochet (hérité des générations précédentes, mais impossible d'employer un adjectif qualificatif peut-être plus approprié), la moustache de son père, que sa mère est rigolote (mais pas toujours), que sont frère est un crétin (dixit sa mère), que sa mère ne sourit pas sur la photo de son mariage, mais le futur mari puait le bouc (celui à la moustache), que Pépère et Mémère disent «sales juifs», que son père lui offre «Mauss», qu'elle découvre comment on fait les bébés et le Shabbat complet, que le kibboutz est le paradis, que ses pieds sont car rés, qu'elle n'a pas de seins (une vrai planche à pain), mais que l'année suivante, deux montgolfières la précèdent constamment, que les garçons l'ignorent, puis ne parlent qu'à ses seins, que les hommes étudient et les femmes..., que sa mère (la rigolote, mais pas toujours) exige la laïcité en colonie de vacances, surtout si les religieux y emmènent une cuisine casher complète...

Choix de Claude Layani

Livre juif : Des mille et une façons d'être juif ou musulman

Des mille et une façons d'être juif ou musulman

L'une est rabbin, l'autre est islamologue. L'une est femme, l'autre homme. Juive ou musulman, nous le sommes chacun de manière singulière... Il y a mille et une façons d'être juif ou musulman !

Mais nous avons tous deux compris que la Bible et le Coran n'étaient pas étrangers l'un à l'autre. Et, tous deux, nous revendiquons la liberté de la recherche et de la parole religieuses : une liberté responsable, qui assume les questions et affronte les conflits pour déjouer les pièges du fondamentalisme et d'une certaine tradition, repliée sur ses origines.

Car – nous en sommes convaincus – être " héritier " ne consiste pas à reproduire ce qui a été reçu, mais à le renouveler.

Choix de Claude Layani

Livre juif: Accueillir l'Autre de Frank Lalou

« Les quatre amis du Paradis » est l’un des textes les plus commentés du Talmud. En hébreu, le mot PARADIS se dit PARDES. Les quatre consonnes P.R.D.S. renvoient ainsi aux quatre niveaux d’interprétation de la Torah, du plus simple au plus secret.

Dans le judaïsme, le Paradis n’est pas un verger aux fruits délicieux, mais le jeu subtil de l’interprétation qui, à chaque lecture, fait chatoyer le texte biblique, en ouvrant de nouvelles
perspectives de sens. Lesquelles permettent, en enrichissant le débat, d’accueillir en soi l’altérité.
Calligraphe et philosophe, Frank Lalou prolonge à son tour cette réflexion en prêtant voix aux lettres.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Suis je le gardien de mon frère ? de Albert Naccache

L'auteur a grandi en Tunisie, un pays sous protectorat français, où les expressions religieuses étaient alors publiques. Ses amis catholiques (Français, Italiens, Siciliens, Maltais..) vivaient leur foi dans la ferveur : dont la procession de la Madone de Trapani àl a Goulette le 15 août et la bénédiction des marins du port de la Piccola Sicilia, étaient une belle incarnation.

Puis, s'intéressant à Saint Augustin, à sa mère sainte Monique et aux croisa des tunisiennes, carthaginoise et en Terre sainte de Saint Louis, puis au patrimoine bâti, aux langues, à la culture, aux chants et aux traditions des diverses églises du Proche Orient (coptes,maronites, catholiques, orthodoxes..)

et bien sûr aux hommes et femmes qui les font vivre,il finit naturellement par s'interroger sur les raisons qui avaient permis à ces églises de survivre jusqu'à aujourd'hui dans un environnement musulman.

Arrivé à Paris, Albert Naccache fait la connaissance de nombreux chrétiens maronites avec qui il poursuite les d'échanges fraternels démarrés au pays ; ils pensaient qu'il était Libanais,comme eux ; le nom Naccache étant en effet celui d'une grande famille maronite (en libanais Naccache signifie sonneur de cloches). Puis vint la tragédie d'un peuple qui allait subir les guerres et le terrorisme islamique et jihadiste et la stupéfiante découverte de la quasi indifférence des chrétiens de France, très divisés politiquement, et des Français en général, que le sort de leurs frères d'Orient semblaient indifférer.

Choix de Claude Layani

Chavouot : la naissance de l'identité juive

CHAVOUOTH qui aura lieu cette année du samedi 8 juin au dimanche 9 juin

chavouot 2019 du samedi 8 juin au dimanche 9 juin

chavouot 2019 du samedi 8 juin au dimanche 9 juin

 

Chavouoth, c’est la naissance de l’identité juive, 49 jours plus tôt, à Pessah, un peuple avait émergé de l’esclavage, mais lui restait encore à se donner une raison d’être, la Torah l’a donné à Chavouoth.

Cette fête commémore le grand rassemblement d’Israël au pied du Sinaï. Ce fut l’événement le plus important de l’histoire juive et celle de l’humanité.

Par le don de la Torah, acceptée par Israël qu’est scellée définitivement à Chavouoth, l’alliance entre D.ieu et Israël, alliance indissoluble à jamais.

L’événement central de l’histoire d’Israël, l’événement qui fait qu’Israël a joué et continue de jouer un rôle déterminant dans le cours de l’histoire universelle, est le don de la Torah. S’il n’y avait pas eu le dépôt d’un texte, d’un écrit, donc d’une pensée exprimée sous une forme transmissible, toute l’histoire d’Israël ne serait restée qu’une simple légende.

Ce jour-là quelque chose fut dit, fut écrit, une affirmation proclamée qui sera le point de départ de notre histoire: « Une nation de prêtres et un peuple saint ».
Deux propositions très différentes.

L’une, en effet décrit une fonction, l’autre, un état. Le peuple juif se définit par son attachement aux mitzvoth qui lui confèrent le titre de peuple de prêtres, d’hommes témoins du divin.
Ce n’est qu’à cette condition qu’il acquiert le statut de peuple saint.
Se prévaloir d’une certaine distinction (peuple élu de D.ieu) n’est valable que si nous assumons le rôle de prêtres qui nous confère ce statut particulier.

Une seconde raison peut justifier l’ordre du verset: Les termes « Nation de prêtres » suggèrent l’idée de l’acte rituel de l’action, de la mitzvah alors que ceux de « peuple saint » évoquent plutôt l’identité spirituelle de cette nation.

Pour transmettre le judaïsme (qui prit naissance à Chavouoth) le « sentir juif » n’est pas prioritaire. Passe avant, la pratique du judaïsme. La sainteté et tout les sentiments d’appartenance juive qui en découlent suivront d’eux-mêmes.

Qu’ont-ils reçu en réalité au Sinaï s’interrogent nos Sages: la liberté. Il est vrai que la Bible parle surtout de « sortie d’Egypte ». La liberté, elle, explique le midrach, fut le don du Sinaï. Dans un enseignement célèbre (Erouvine 54a) ponctuant autrement « harouth », un terme qui n’apparaît qu’une seule fois dans toute la Bible comme s’il sollicitait cette interprétation, les Maîtres comprennent que « hérouth » la liberté était associée aux Tables de la Loi.

En se révélant  aux hommes, D.ieu a rivé la loi à la liberté. D’avoir voulu briser cette association a conduit aux pires malheurs.

Chavouoth, fête sans nom, sans temps et sans rituel représente l’essence même de notre mission sur terre et notre raison d’être.

 

Claude Layani

 

 

Livre juif : L'évanouissement du témoin de Yehiel Diner

Le 7 juin 1961, l'écrivain Yehiel Dinur se présente comme témoin à la barre du procès d'Adolf
Eichmann. Après quelques phrases saisissantes qui évoquent son séjour à Auschwitz et la
disparition de ses proches, il se lève, tente de s'éloigner et s'effondre, sans connaissance.
L'Évanouissement du témoin explorela portée et la signification de cet événement singulier.

Le 7 juin 1961, l'écrivain Yehiel Dinur se présente comme témoin à la barre du procès d'Adolf
Eichmann. Après quelques phrases saisissantes qui évoquent son séjour à Auschwitz et la
disparition de ses proches, il se lève, tente de s'éloigner et s'effondre, sans connaissance.
L'Évanouissement du témoin explore, en vingt brefs chapitres, la portée et la signification de
cet événement singulier.

Il ne s'agit pas d'une énième réflexion sur le fait et l'univers concentrationnaires, mais plutôt
d'une interrogation aventureuse sur ce que ce moment où nous sommes dépossédés de tous
nos moyens, sur la hantise et le pouvoir des mots, sur ce qui nous laisse muet face à
l'indicible ; sur ce qu'en somme un tel événement peut nous enseigner de notre propre
humanité lorsqu'elle affronte les fantômes de l'Histoire.

Le 7 juin 1961, l'écrivain Yehiel Dinur se présente comme témoin à la barre du procès d'Adolf
Eichmann. Après quelques phrases saisissantes qui évoquent son séjour à Auschwitz et la
disparition de ses proches, il se lève, tente de s'éloigner et s'effondre, sans connaissance.
L'Évanouissement du témoin explorela portée et la signification de cet événement singulier.

Le 7 juin 1961, l'écrivain Yehiel Dinur se présente comme témoin à la barre du procès d'Adolf
Eichmann. Après quelques phrases saisissantes qui évoquent son séjour à Auschwitz et la
disparition de ses proches, il se lève, tente de s'éloigner et s'effondre, sans connaissance.
L'Évanouissement du témoin explore, en vingt brefs chapitres, la portée et la signification de
cet événement singulier.

Il ne s'agit pas d'une énième réflexion sur le fait et l'univers concentrationnaires, mais plutôt
d'une interrogation aventureuse sur ce que ce moment où nous sommes dépossédés de tous
nos moyens, sur la hantise et le pouvoir des mots, sur ce qui nous laisse muet face à
l'indicible ; sur ce qu'en somme un tel événement peut nous enseigner de notre propre
humanité lorsqu'elle affronte les fantômes de l'Histoire.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Unité 8002 de Dov Alfon

Le passager israélien fraîchement débarqué à Roissy ne pensait pas que sa mauvaise plaisanterie allait si mal tourner. La blonde qui servait d’appât ne savait pas à quelle danse macabre elle participait.

Les Chinois chargés d’orchestrer l’enlèvement n’avaient pas la moindre idée du guêpier dans lequel ils se fourraient.

Ni qu’un grain de sable s’était glissé dans les rouages bien huilés de la grande machine du crime organisé.

Mais au fait, qui est aux commandes?
Mafias, services secrets, gouvernements? Entre Paris et Tel-Aviv, Washington et Macao, les vingt-quatre heures les plus folles qu’un commissaire français, un gang chinois, un officier israélien désabusé et son intrépide adjointe aient jamais connues.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Il était une fois Israël de Serge Moati

La première fois que Serge Moati est allé en Israël, en 1958,
c’était au kibboutz Regavim. Là-bas, le jeune garçon qu’il était a découvert l’« homme nouveau » des premiers sionistes, avec ses idéaux d’égalité et de fraternité.

Avec les jeunes filles et garçons du camp, ils ont appris la lecture, le partage et l’amour.
Un « âge d’or » qui l’a longtemps porté. Que reste-t-il, à l’heure où le pays fête ses soixante-dix ans, de cet Israël des origines ? De celui de Herzl et de Ben Gourion qui rêvaient d’un pays où les Juifs du monde pourraient trouver refuge, dans la paix et l’harmonie avec leurs voisins ?
Où ensemble, ils pourraient vivre sur une terre qui appartient à tous ceux qui la travaillent ? Plus grand-chose, nous dit ici Serge Moati. De l’« homme nouveau » d’Israël, il ne reste presque rien.
Depuis l’indépendance, jusqu’à la dernière intervention de Tsahal à Gaza de novembre 2018, en passant par les deux intifadas, la guerre du Kippour, la mort de Rabin, etc., Serge Moati revient sur les événements qui ont façonné le pays.
Dans cette histoire d’Israël destinée à tous, il donne à chacun le moyen d’enfin comprendre le conflit qui déchire la région depuis soixante-dix ans. Une perspective unique sur
l’actualité autant qu’un hymne à la paix.

Serge Moati est réalisateur, journaliste et écrivain. Il est l’auteur de
nombreux livres dont Juifs de France, pourquoi partir ? (Stock, 2017),
Du côté des vivants (Fayard, 2006), Villa Jasmin (Fayard, 2003),La

Choix de Claude Layani