Voilà pourquoi je porte un sombrero en Israël d'Alex Gordon

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Voilà pourquoi je porte un sombrero d'Alex Gordon

Alex Gordon
SOMBRERO

Sombrero (en espagnol, sombrero – "chapeau," sombra – ombre) est un chapeau à large bord avec une haute couronne conique et généralement avec des bords retroussés.
Le sombrero, un chapeau qui fait partie du costume mexicain, a gagné en popularité dans les pays chauds du monde entier.

Le chapeau à large bord protège non seulement le sommet de la tête du soleil, mais il projette également une ombre sur l'ensemble du visage, du cou et des épaules de celui qui le porte.
Les sombreros ne sont pas portés en Israël, mais j'en porte un. Et voici ce qui m'est arrivé à moi et à mon sombrero.

Un jour, je marchais sur le campus d'une université israélienne en portant un sombrero.
Il faisait très chaud. Un inconnu a admiré mon chapeau. Pensant que la personne devant moi était un Israélien et un collègue, un scientifique local, je lui ai dit : "Combien de temps peut-on être juif ? Eh bien, j'ai décidé de faire une pause et de devenir Mexicain."
Mais la personne que j'ai rencontrée ne parlait pas hébreu. J'ai répété ma remarque en anglais. Il n'a rien compris. Puis j'ai eu l'impression qu'il serait mieux de dire la même chose en français, car mon interlocuteur parlait avec un accent français. Mais il s'est avéré que ce n'était pas une question de langue, mais que ce savant étranger n'était pas Juif et ne comprenait pas les blagues juives sur eux-mêmes. Il ne sait pas que le peuple élu a choisi de faire de l'autodérision leur caractéristique distinctive.

Dans la Torah, les Juifs sont appelés un peuple à la nuque raide, un peuple qui refuse de courber son cou, "un peuple à la nuque dure," obstiné, désobéissant, rebelle.
Pendant la fête de Hanoucca, les Juifs célèbrent leur victoire sur l'Hellénisme, sur les coutumes étrangères, sur la civilisation populaire et dominante qui dicte comment chacun doit vivre.

Sous le soleil brûlant d’Israël, la physique n’épargne personne.

La chaleur extrême fragilise la rigidité des matériaux : les liaisons atomiques, sous l’effet de la dilatation thermique, se distendent, affaiblissant résistance et structure. Il en va de même, paraît-il, pour le cou juif et la nuque juive, ces symboles métaphoriques de la droiture et de la ténacité.

Pour éviter que ces nuques fières ne se courbent sous la morsure du soleil — et surtout avant l’arrivée de l’Hellénisme ou de toute autre mode passagère — une précaution s’impose : garder la tête au frais.

Voilà pourquoi, et ce n’est pas une simple coquetterie, je porte un sombrero.

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