Un drapeau palestinien dans un hôpital italien provoque l’angoisse d’une mère israélienne

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Un drapeau palestinien dans un hôpital italien provoque l’angoisse d’une mère israélienne

Une mère israélienne face à l’angoisse et au doute dans un hôpital italien

Mor Radmi, révélée dans « Mariés au premier regard », raconte l’épreuve subie à Florence avec son bébé malade

Mor Radmi, personnalité connue du programme israélien Hatouna MiMabat Rishon, a partagé dimanche une expérience troublante vécue en Italie. En vacances à Florence avec son mari et leur bébé de cinq mois, Raphaël, elle a dû faire face à une situation d’urgence médicale dans un contexte perçu comme hostile. Son témoignage, diffusé sur Instagram, a immédiatement suscité des réactions.

Un enfant malade, une urgence à l’étranger

Alors que son fils présentait une forte fièvre, le couple s’est dirigé vers un hôpital local. « Il était très fatigué, il avait une température élevée, il ne mangeait pas, il ne souriait pas », explique Mor Radmi. À leur arrivée, le service est désert. Pas de personnel à l’accueil, aucune indication claire, un silence pesant.

C’est alors qu’un détail attire son attention : une barque en papier posée sur le comptoir, décorée d’un drapeau palestinien. « J’ai regardé la barque, et j’ai vu ce drapeau. Et soudain, j’ai pensé : peut-être que ceux qui vont nous soigner vont découvrir que nous sommes Israéliens, et vont refuser de nous aider », confie-t-elle. « Je me suis sentie impuissante. Je ne pouvais pas aider mon enfant. »

Un sentiment de solitude

Le samedi soir à l’hôpital italien renforce ce sentiment d’abandon. « Il n’y avait personne. Ni médecin, ni infirmier, aucune voix, aucun mouvement. » Finalement, le diagnostic tombe : Raphaël est positif au Covid-19. Il reçoit des soins. « Il dort maintenant, mais moi, j’ai un herpès à la lèvre à cause du stress », ajoute-t-elle.

Ce que retient la jeune femme, ce n’est pas seulement la maladie de son fils, mais le malaise profond ressenti dans cet environnement où la neutralité des soins semblait entachée. « On ne saura jamais si ce drapeau aurait été là si j’avais dit que je viens d’Israël ou non. »

Une inquiétude qui dépasse le cas personnel

Le témoignage de Mor Radmi illustre une réalité que beaucoup d’Israéliens ressentent à l’étranger : la crainte d’être jugés, rejetés ou maltraités à cause de leur nationalité. Dans un contexte où l’antisionisme s’affiche parfois sans retenue, même dans des lieux supposés neutres comme les hôpitaux, ce simple drapeau a suffi à faire naître le doute .

Ce que dit Mor Radmi, c’est qu’une mère juive et israélienne de surcroît, dans un pays occidental, a pu craindre pour la vie de son enfant en raison de ce qu’elle est. Et cette peur, même fugace, est en soi un symptôme grave.

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