Un député égyptien frappe son collègue qui a rencontré l'ambassadeur d'Israël

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C'est à coup de chaussure que dimanche, un député égyptien a frappé son collègue Tewfik Okacha,celui-ci venait de recevoir à dîner chez lui l'ambassadeur d'Israël au Caire.
L'affaire va faire l'objet d'une enquête interne 

Tewfik Okacha, animateur de télévision controversé, souvent critique vis à vis de l'Etat hébreu, avait reçu mercredi l'ambassadeur d'Israël Haim Koren, déclenchant un tollé parmi ses pairs.

"Les deux parties se sont mises d'accord pour rester en contact et poursuivre la coopération", avait rapporté le lendemain l'ambassade d'Israël dans un communiqué, parlant d'une rencontre "très réussie".

"Nous nous sommes mis d'accord pour qu'Israël ait un rôle décisif dans la question du barrage" controversé construit par l'Ethiopie sur le Nil, avait indiqué Tewfik Okacha.

L'Egypte est devenue en 1979 le premier pays arabe - et l'un des deux seuls à ce jour avec la Jordanie - à avoir signé un accord de paix avec Israël.

Cependant, les relations entre les deux pays restent toutefois un sujet sensible au sein des médias et de l'opinion publique.

Dimanche, durant une séance au Parlement, le député Kamal Ahmed a frappé Tewfik Okacha de sa chaussure, avant que les deux hommes ne soient expulsés

Un comité va enquêter sur l'incident, a souligné le site internet du Parlement. Kamal Ahmed, visiblement très en colère, le bras levé et agitant sa chaussure, alors qu'une foule de parlementaires l'escortent vers la sortie.

"Je n'ai fait qu'exprimer l'opinion du peuple égyptien. Cette chaussure était pour Tewfik Okacha, mais aussi pour la Knesset le Parlement israélien et l'entité sioniste", a indiqué M. Ahmed après l'incident.

Un "comité spécial" doit également enquêter sur les déclarations de M. Okacha "pour insulte au Parlement, au peuple et à la sécurité nationale" a indiqué à l'AFP le député Moustafa Bakri.

La question, hautement stratégique, du barrage construit par l'Ethiopie, est souvent considérée au Caire comment une affaire de sécurité nationale.

En 2017, l'Ethiopie doit inaugurer ce barrage présenté comme le plus grand d'Afrique. Mais l'Egypte s'est longtemps opposée à ce projet, craignant qu'il ne diminue ses propres approvisionnements en eau.

Nathalie ZADOK

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