Trump bloque Netanyahu : les coulisses d’un clash stratégique sur l’Iran

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Trump bloque Netanyahu : les coulisses d’un clash stratégique sur l’Iran

Israël envisageait une attaque contre les sites nucléaires iraniens, mais Trump s’y est opposé

Une opération militaire israélienne de grande envergure prévue pour mai

Selon un rapport du New York Times relayé par Ynet et signé par le journaliste d’investigation Ronen Bergman, Israël avait planifié une attaque majeure contre les installations nucléaires iraniennes.

« La frappe devait avoir lieu dès le mois prochain », affirment plusieurs anciens responsables de l’administration Trump.

La stratégie israélienne comprenait une offensive aérienne prolongée sur plus d’une semaine, avec la possibilité d’un raid de commandos annulé in extremis pour ne pas perdre de temps. Israël proposait de coordonner entièrement l’opération avec les États-Unis, qui auraient fourni un appui logistique crucial ainsi qu’une couverture diplomatique et militaire.

Trump met son veto pour relancer une voie diplomatique

Mais Donald Trump, revenu au pouvoir, a décidé de bloquer l’opération militaire. L’ancien président a opté pour la relance des négociations avec Téhéran, estimant qu’une frappe militaire risquait de faire échouer un nouveau processus diplomatique en cours.

« La priorité de Trump était de tenter de réintégrer un accord nucléaire avec l’Iran, afin de limiter durablement son programme d’enrichissement », indique le New York Times.

Trump a pris sa décision après des mois de débats internes à Washington, impliquant ses plus proches conseillers sur la politique étrangère et les services de renseignement.

Netanyahu tente de faire changer la position américaine

Face à cette volte-face, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est rendu en urgence à Washington, espérant convaincre Trump de revenir sur sa décision. Mais ses efforts ont échoué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est rendu à Washington début avril 2025 pour tenter de convaincre le président Donald Trump de soutenir une attaque contre les installations nucléaires iraniennes. Cette visite, initialement prévue plus tard dans le mois, a été avancée en raison de l’annonce de Trump concernant l’ouverture de négociations directes avec l’Iran.

Lors de cette rencontre, Trump a informé Netanyahu de sa décision de privilégier la diplomatie avec Téhéran, rejetant ainsi l’option d’une action militaire conjointe avec Israël. Cette position a été perçue comme un revers pour Netanyahu, qui espérait obtenir le feu vert américain pour une opération visant à retarder le programme nucléaire iranien.

Malgré les efforts de Netanyahu, Trump a maintenu sa stratégie diplomatique, soulignant l’importance de donner une chance aux négociations en cours avec l’Iran. Cette décision a mis en évidence les divergences entre les deux dirigeants concernant la manière de gérer la menace nucléaire iranienne.

« Netanyahu a plaidé pour une frappe rapide et décisive, afin de retarder d’au moins un an les capacités nucléaires de l’Iran », rapportent les sources proches du dossier.

Le Premier ministre aurait renoncé à une opération de commandos en Iran pour accélérer le processus d’une frappe aérienne massive, dans l’espoir d’obtenir le feu vert américain. Sans succès.

Les négociations secrètes entre Washington et Téhéran

Dans le même temps, des discussions discrètes entre Washington et Téhéran ont été engagées à Oman, les premières de ce type depuis le retour de Trump au pouvoir.

Selon les deux parties, les pourparlers ont été « positifs » et « constructifs ». Une nouvelle réunion est d’ores et déjà prévue ce samedi, probablement à Rome.

Le contexte nucléaire iranien et les risques d’escalade

Le programme nucléaire iranien, initialement soutenu par les États-Unis dans les années 1950, est devenu un sujet de tension majeur. Depuis le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord de 2015, l’Iran a accéléré l’enrichissement de son uranium et dispose aujourd’hui de quantités suffisantes pour approcher le seuil de fabrication d’armes nucléaires.

Israël, qui considère l’Iran comme une menace existentielle, a mené plusieurs opérations secrètes pour freiner ce programme. Toutefois, selon les experts, même une frappe militaire bien menée ne ferait que retarder temporairement les avancées de Téhéran.

Pire encore : une attaque pourrait inciter l’Iran à expulser les inspecteurs de l’AIEA et à accélérer son programme clandestin. C’est pourquoi la diplomatie reste, selon plusieurs analystes, la seule voie viable pour contenir durablement l’ambition nucléaire iranienne.

La décision de Donald Trump de bloquer l’attaque israélienne révèle une volonté de repositionner les États-Unis en médiateurs dans une région où les tensions restent explosives. Si les négociations aboutissent, ce revirement stratégique pourrait marquer un tournant. Mais si elles échouent, la fenêtre pour une solution pacifique pourrait se refermer rapidement.

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