Succession d’Ali Khamenei : et si c’étaient eux les vraies cibles à éliminer en priorité ?

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Succession d’Ali Khamenei : et si c’étaient eux les vraies cibles à éliminer en priorité ?

Succession d’Ali Khamenei : et si c’étaient eux les vraies cibles à éliminer en priorité ?

Le guide suprême Ali Khamenei a officiellement nommé, ce dimanche 22 février 2026, Ali Larijani au poste de chef d’État par intérim, lui transmettant également toutes les consignes afin d’assurer sa succession en cas de vague d’éliminations ciblées. Tsahal pourrait ainsi viser en priorité ces successeurs potentiels.

En nommant officiellement son suppléant, le guide suprême envoie un message clair : le régime de Téhéran prend très au sérieux les menaces israélo-américaines et cherche à assurer ses arrières.

La nomination d’Ali Larijani   responsable  du Conseil national de défense — poste stratégique chargé de diriger les orientations en temps de guerre —  comme  comme chef d’État par intérim en cas de décès, montre que le pouvoir anticipe tous les scénarios.
Les pleins pouvoirs seraient ainsi confiés à l’un des membres les plus expérimentés du régime, au cœur du système depuis près de 47 ans.

Certains voient en Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême, un successeur naturel. Toutefois, il semble qu’il devra attendre avant d’accéder officiellement à la tête de l’État.

Une tâche plus compliquée, mais pas irréaliste

Cette organisation rend la chute éventuelle du régime plus compliquée, mais pas impossible. Elle oblige simplement à revoir la stratégie simpliste du :
« élimination de Khamenei = chute du régime ».

Le président iranien dont le rôle reste essentiellement représentatif a d’ailleurs rappelé en décembre que le régime ne s’effondrerait pas automatiquement à la mort du guide suprême. Conscient de cette réalité, le pouvoir a désormais sécurisé la relève.

Dans cette logique, Tsahal devrait neutraliser les hauts responsables du régime, à commencer par :

  • les commandants du Corps des gardiens de la révolution, comme Mahmoud Pakpour ;
  • les chefs des Bassidji, pilier de la police politique  ;
  • puis, en cas d’escalade, le chef d’état-major Abdolrahim Mousavi.

Une véritable « banque de cibles » stratégique se dessine.

Il reste toutefois extrêmement difficile d’éliminer directement un chef d’État, sauf contexte exceptionnel. À titre d’exemple, l’arrestation de Nicolás Maduro s’inscrivait dans un cadre juridique particulier, avec un mandat américain existant depuis des années — ce qui n’est pas le cas du guide suprême iranien.

L’isoler pour provoquer la chute du régime

Si Israël et/ou les États-Unis parvenaient à neutraliser ces figures clés, cela pourrait isoler le leader iranien dans son bunker.

Certains scénarios évoquent même une possible fuite vers Moscou , où il pourrait rejoindre Bashar al-Assad.

Le régime se retrouverait alors sans véritable garde-fou opérationnel, laissant le champ libre à une opposition iranienne qu’il faudrait coordonner efficacement. Tel un « château de cartes », le système pourrait se fragiliser de lui-même.

Un tel plan demanderait cependant du temps et la réunion de plusieurs facteurs favorables, ce qui expliquerait la lenteur des évolutions actuelles. Cette hypothèse permettrait d’affaiblir profondément le régime tout en évitant une confrontation frontale directe avec le guide suprême.

Un mode opératoire déjà utilisé

Tsahal a déjà, lorsque l’occasion s’est présentée, éliminé des numéros deux avant de viser les chefs principaux.

Ce fut le cas avec Marwan Issa, vice-chef de la branche armée du Hamas, avant Mohammed Deif.

De même, au sein du Hezbollah, Hassan Nasrallah a subi la perte de proches collaborateurs, dont Ibrahim Aqil.

En éliminant des responsables expérimentés, Israël contraint ses adversaires à se réorganiser dans l’urgence, ce qui peut temporairement créer un déficit de leadership clair et fragiliser la chaîne de commandement.

S’il est impossible d’affirmer avec certitude ce qui se produira, les éléments disponibles suggèrent une évolution stratégique :

La question ne serait plus seulement l’élimination d’Ali Khamenei, mais la neutralisation progressive de son architecture de pouvoir.

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