Marie Pizem qui a assassiné sa fille souhaite continuer à purger sa peine en France

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Marie Pizem qui a assassiné sa fille, Rose Pisem souhaite continuer à purger sa peine en France

Marie Pizem, qui a purgé 11 ans de prison sur sa peine 30 ans, a fait appel au tribunal de district de Jérusalem pour ordonner à l'État de la transférer en France, parce que sa famille est en France et qu'elle est seule en Israël.

Marie Pizem est condamnée à la prison à vie pour le meurtre de sa fille, Rose Pizem,  a fait appel devant le tribunal de district de Jérusalem pour ordonner à l'État de la transférer en France pour continuer à purger sa peine.

La demande a été déposée hier auprès du  ministre de la Justice et le ministre de la Sécurité publique.
Marie  Pizem, qui est à la prison de Neve Tirza depuis près de 11 ans, a la nationalité française et affirme que, même si elle a la nationalité israélienne, elle entretient des liens étroits avec la France.

Marie Pizem affirme que la seule raison de sa demande qu’elle est seule en Israël, que toute sa famille proche vit en France et qu’elle est isolée de son environnement.

Selon elle, la volonté de la France de l'accepter pour continuer à purger sa peine, malgré la gravité des infractions, témoigne de ses liens étroits avec la France.

Marie Pizem, a également évoqué la possibilité que cette demande soit critiquée au motif que si elle souhaitait être transférée en France c'est dans le but que sa peine soit écourtée.
Si, conformément à la législation locale, elle peut toujours le demander, il n'était pas du tout certain que celle-ci soit acceptée.

Au début du mois de mai, les ministres de la Sécurité publique, Gilad Erdan et de la Justice, Ayelet Shaked, ont rejeté la demande de transfert de Marie Pizem en France pour des raisons de politique générale et de sécurité publique, pour la gravité de ses actes, pour sa responsabilité et pour le fait qu'elle ne vivait pas en France au moment du meurtre.

Marie Pizem et Roni Ron devant la Cour suprême de Jérusalem à l'audience du verdict du 11.12.2014

Marie Pizem et Roni Ron devant la Cour suprême de Jérusalem à l'audience du verdict du 11.12.2014

 

L'affaire du meurtre a été révélée en août 2008.

Roni Ron, le grand-père de Rose et sa compagne de l'époque, Marie Pizem, ont été inculpés du meurtre de Rose, une fillette de quatre ans et demi.

Selon l'acte d'accusation, après avoir assassiné Rose, le grand-père a mis le corps de la fillette dans une valise rouge et l'a jeté dans la rivière Yarkon.

En 2011, le tribunal de district de Petah Tikva a condamné Roni Ron à la prison à vie pour meurtre, et Marie Pizem condamnée pour l'avoir incité au meurtre.

En décembre 2014, la Cour suprême a accepté l'appel de l'État visant à changer le chef d'accusation de Marie Pizem de l'incitation au meurtre à meurtre, infanticide.
En outre, la Cour suprême a rejeté l'appel de Ron concernant la peine.

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