Richard Prasquier : C’est le moment d’aider les jeunes olim

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Richard Prasquier : « C’est le moment d’aider les jeunes olim ! »

Le président du Keren Hayessod-France, qui collecte des dons au profit d’Israël et notamment des nouveaux immigrants, rappelle l’importance de son organisation, pivot des relations entre l’Etat juif et la diaspora, et de son action en faveur de l’intégration.

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Keren Hayessod : aidez les jeunes olims


Alliance : Pourriez-vous nous rappeler quels sont les objectifs du Keren
Hayessod-France ?

Richard Prasquier :Le Keren Hayessod a été fondé en 1920, il y a presque cent ans. Sa mission n’a pas vraiment changé : contribuer, à travers des collectes de fonds en diaspora, au développement d’Israël. Depuis la création de l’Agence juive en 1929, il finance aussi largement ses activités. Cela signifie que notre organisation est à la fois le centre, l’épine dorsale du lien entre l’Etat juif et les communautés dispersées dans le monde et en même temps l’outil indispensable à l’alyah puis à l’intégration. Aujourd’hui, il existe une branche du Keren Hayessod dans une soixantaine de pays.

Alliance : La vôtre est récente puisqu’elle a été fondée en 2013…

Richard Prasquier :C’est plutôt une refondation. Elle avait sa propre autonomie avant 1967. Mais la guerre des Six Jours a démontré que la relation entre Israël et la diaspora, notamment la diaspora française, était si étroite et les destins mêlés à ce point qu’une fusion a été opérée entre la collecte du Fonds social juif unifié (FSJU) dédiée à nos coreligionnaires de ce pays et celle du Keren Hayessod consacrée exclusivement au développement d’Israël et à l’alyah. L’une et l’autre ont été regroupées au sein de l’Appel unifié juif de France (AUJF). Notre communauté a changé depuis et en 2013, une scission est intervenue. L’AUJF continue de s’occuper des dons destinés au FSJU et le nouveau Keren Hayessod-France, dont j’ai pris les rênes après avoir quitté ma fonction de président du CRIF, ne collecte des fonds qu’en direction d’Israël. Nos locaux sont d’ailleurs situés au même endroit que ceux de l’Agence juive, dans le 14èmearrondissement de Paris. C’est là que travaille notre petite équipe de permanents, qui épaule nos bénévoles.

 Alliance : Comment évolue la collecte dans le contexte difficile dont pâtissent les associations juives ?

Richard Prasquier :Eh bien, elle progresse malgré tout d’année en année. Nos bienfaiteurs potentiels, en effet, savent de plus en plus où ira leur argent. Ils ont une absolue liberté de choix, dans la transparence : chaque don est affecté à tel ou tel programme déterminé.

Alliance : De quels programmes êtes-vous le plus fier ?

Richard Prasquier :Je citerai deux projets magnifiques, déjà anciens et qui donnent des résultats spectaculaires. D’abord, nous avons financé des « villages d’enfants » qui accueillent et éduquent des petits séparés de leurs parents pour de graves raisons sociales. La plupart d’entre eux s’intègrent merveilleusement dans la société, malgré ce lourd handicap de départ. Ensuite, le programme Net@a permet à des jeunes issus de villes défavorisées d’apprendre l’informatique. Plusieurs d’entre eux sont devenus des « start-uppers » de talent ! J’insiste, d’une manière générale, sur le point suivant : nous voulons donner sa chance à tout le monde, dans un Etat où les inégalités ont eu tendance à s’élargir, et même à se creuser ces dernières années.

Alliance : Et pour les olim de France… ?

Richard Prasquier :Les programmes Massa, c’est nous ! Ou c’est partiellement grâce à nous… Cent trente mille jeunes, dont beaucoup de Français, ont bénéficié de ces multiples occasions d’études et d’insertion dans la société israélienne - ces séjours de quelques mois et parfois davantage, irremplaçables en vue de la concrétisation du rêve sioniste des nouvelles générations. J’ajoute que nos donateurs peuvent contribuer, depuis cette année, au « Passeport pour la réussite ». C’est une initiative de l’Alliance israélite universelle (AIU). Elle propose à des adolescents nécessiteux, montés seuls ou en famille en Israël, de devenir internes au prestigieux lycée Mikvé Israël de Holon, géré par l’AIU. Bourse, encadrement personnalisé, excellence pédagogique : cela coûte huit mille euros par jeune mais c’est un investissement utile, croyez-moi.

 Alliance : Ces dons sont déductibles de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI). Pourriez-vous préciser les choses à ce sujet ?

Richard Prasquier :C’est très simple. Si vous versez une certaine somme affectée à l’un des deux programmes cités précédemment pour jeunes Français et êtes redevable de l’IFI, alors vous déduirez 75 % de la somme ainsi attribuée au Keren Hayessod, via la Fondation France-Israël reconnue d’utilité publique, de votre impôt. Dépêchez-vous puisque votre déclaration fiscale doit être prête avant le 15 juin !

 

Propos recueillis par Norbert Cohen

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