Que cache vraiment l’ambivalence de Donald Trump ?

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Que cache vraiment l’ambivalence de Donald Trump ?

Que cache vraiment l’ambivalence de Donald Trump ?

Le président américain Donald Trump n’a toujours pas pris sa décision et tenterait encore d’obtenir un accord avec le régime des mollahs, malgré des frappes qui auraient pour objectif d’obliger l’adversaire à négocier sous le feu ennemi. Mais alors une question se pose : quel cap tenir et sera-t-il clair ?

Une chose que l’on peut dire de Donald Trump en ce moment, c’est qu’il hésite réellement et que cela n’est pas du bluff. Même si cela peut paraître inconcevable, l’homme ne veut pas d’une guerre prolongée, surtout pas au Moyen-Orient, ce qui raviverait les fantômes de la guerre d’Irak en 2003.

Le 47e président des États-Unis est surtout intéressé par le prestige et la gloire personnelle, qui rejailliraient sur tout le pays et lui rendraient « sa grandeur d’antan ».

Le zigzagant Donald Trump

Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump ne semble pas avoir de ligne directrice claire en matière de politique internationale, mis à part sa volonté de « mettre fin à toutes les guerres ».

L’ex-magnat de l’immobilier a déclenché six opérations militaires (contre les Houthis, des installations nucléaires en Iran, Daech en Syrie et au Niger, et contre Nicolás Maduro au Venezuela).

Il se targue d’avoir mis fin à huit guerres, mais cette affirmation est à nuancer. Il n’y avait pas réellement de guerre entre l’Égypte et l’Éthiopie, et le conflit entre la Serbie et le Kosovo demeure latent. Des tensions persistent également entre la Thaïlande et le Cambodge, ainsi qu’entre le Pakistan et les talibans en Afghanistan.

En clair, Donald Trump n’a pas apporté la paix mondiale ; il a seulement stabilisé certains fronts. Il peut imposer à ses alliés des concessions douloureuses, comme pour Israël, et certains affirment qu’il prend ses décisions en fonction des images qu’il regarde.

De réels intérêts électoraux et une base à satisfaire

Ne pouvant briguer de troisième mandat, il lui reste une échéance cruciale : les élections de mi-mandat (midterms) de novembre 2026.

Affaibli par l’affaire Epstein et les polémiques liées à l’ICE, il doit composer avec des électorats disparates : chrétiens évangéliques, musulmans, juifs américains orthodoxes, ainsi que sa base historique, les MAGA (« Make America Great Again »).

Or, cette base, que l’on croyait indéfectible, semble s’éroder progressivement. Les midterms, traditionnellement défavorables au président en place, constituent un risque politique majeur.

Une opération extérieure pourrait détourner l’attention, mais elle heurterait les électeurs isolationnistes. À l’inverse, un accord, même minimal, sur le nucléaire iranien serait présenté comme une victoire politique.

Un mode opératoire inadapté à la réalité du terrain

La stratégie de Donald Trump repose sur des frappes limitées, des opérations courtes, efficaces, impressionnantes et surtout peu coûteuses.

Mais la situation iranienne pourrait nécessiter une campagne militaire longue, voire des opérations terrestres. Or, envoyer des troupes au sol est profondément impopulaire aux États-Unis, aussi bien chez les démocrates que chez les républicains.

Donald Trump aurait demandé des plans décisifs contre l’Iran, mais celui qui a promis de ne pas « déclencher de nouvelles guerres durant son mandat » sera-t-il prêt à en assumer les conséquences ?
Sera-t-il capable de donner l’ordre d’appliquer une stratégie qui pourrait l’entraîner dans un conflit prolongé

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