Pourquoi assistons nous à un exode inédit des milliardaires

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Pourquoi assistons nous à un exode inédit des milliardaires

Milliardaires en fuite : pourquoi les fortunes mondiales changent de pays à un rythme inédit

Une enquête du magazine économique de Mako révèle une tendance spectaculaire : les milliardaires déplacent leurs familles, leurs sociétés et leurs fortunes vers des pays jugés plus sûrs, fiscalement plus avantageux ou politiquement plus stables. Derrière ces migrations silencieuses, une peur nouvelle : celle de vivre dans un monde où les lois changent du jour au lendemain. 

Une mobilité record chez les ultra-riches

Le phénomène n’est plus marginal. Selon une enquête citée par le magazine, 36 % des milliardaires interrogés ont déjà changé de pays en 2025, et 9 % envisagent de le faire prochainement.
Chez les plus jeunes, âgés de moins de 54 ans, la proportion atteint même 44 %. 

Ces déplacements ne sont pas seulement des choix fiscaux. Les conseillers patrimoniaux évoquent un changement profond : les familles ultra-riches ne considèrent plus leur pays de résidence comme une base permanente, mais comme un lieu temporaire susceptible de devenir hostile en cas de crise politique ou économique. 

L’idée dominante est désormais celle d’un “plan B” : posséder une deuxième résidence, une autre citoyenneté ou un autre système bancaire prêt à être activé si la situation se détériore. 

Des lois fiscales qui déclenchent des exodes

La fiscalité reste un facteur majeur. Le cas britannique est emblématique : l’abolition en 2025 du régime “non-dom” vieux de plus de deux siècles, qui permettait aux étrangers riches de payer moins d’impôts sur leurs revenus internationaux, a déclenché un départ massif.
Selon les estimations citées, le Royaume-Uni a perdu environ 16 500 millionnaires en un an, représentant près de 92 milliards de dollars d’actifs. 

Aux États-Unis, un autre sondage montre que 49 % des expatriés américains envisagent de renoncer à leur citoyenneté, contre 30 % l’année précédente, beaucoup invoquant leur mécontentement politique ou administratif. 

Cette pression fiscale ou réglementaire alimente une nouvelle industrie : celle des cabinets spécialisés dans les transferts de résidence et les programmes de citoyenneté. 

Les nouveaux paradis des fortunes

Les destinations privilégiées sont désormais connues. En tête figure les Émirats arabes unis, où l’absence d’impôt sur le revenu et sur les gains en capital, combinée à la “visa dorée” accordée aux investisseurs, attire des milliers de riches familles ; près de 9 800 millionnaires y auraient migré en un an. 

D’autres pays européens, notamment le Portugal ou la Grèce, proposent des programmes similaires, tandis que la Suisse, Monaco ou l’Italie séduisent par leur stabilité juridique. Singapour reste une place forte pour ceux qui privilégient la sécurité financière, malgré un seuil d’entrée élevé. 

De nouvelles destinations apparaissent : Arabie saoudite, États des Caraïbes comme Antigua-et-Barbuda, Grenade ou Saint-Kitts-et-Nevis, qui offrent des programmes d’investissement contre citoyenneté. 

La peur du futur, moteur des migrations

Le plus frappant est la raison psychologique. Les experts parlent d’un passage d’une logique de “recherche d’opportunités” à une logique de “recherche de sécurité”. Les milliardaires craignent les guerres, les tensions internationales, les changements politiques imprévisibles ou la surveillance accrue des États. 

La question n’est plus seulement : où gagner plus ? Mais : où protéger ses enfants, ses actifs et sa liberté ?

Dans ce monde incertain, les fortunes mondiales se déplacent comme des capitaux flottants, cherchant des ports sûrs. Un phénomène discret, mais révélateur d’une époque où même les plus riches ne croient plus à la stabilité des États.

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