Le Hamas a déclenché le 7 octobre avec des emojis

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Le Hamas a déclenché le 7 octobre avec des emojis

Le Hamas a déclenché le 7 octobre avec des emojis : la révélation qui expose une défaillance majeure du renseignement

Une séquence d’emojis comme ordre d’attaque

Plus de deux ans après le massacre du 7 octobre 2023, une information autorisée à la publication par la censure militaire israélienne éclaire d’un jour cru les méthodes du Hamas. Selon des révélations initialement diffusées par Channel 12, le mouvement islamiste aurait utilisé une séquence d’emojis comme code secret pour déclencher l’assaut contre Israël.

Les analyses menées par Tsahal sur les téléphones saisis auprès des terroristes infiltrés ont mis au jour un système de signalement numérique d’une redoutable simplicité. Une chaîne d’emojis, envoyée via WhatsApp, servait de feu vert opérationnel aux membres de l’unité d’élite Nukhba. Ce message leur ordonnait d’activer des cartes SIM israéliennes, d’équiper leurs armes et de se tenir prêts à pénétrer en territoire israélien.

Les enquêteurs israéliens ont établi que ce même code avait déjà été utilisé lors de deux tentatives d’attaques de grande ampleur, en septembre 2022 et en mai 2023. À ces occasions, l’assaut avait été suspendu à la dernière minute. Le signal numérique était donc connu des initiés, mais son sens n’avait pas été détecté par les services israéliens.

L’alerte ignorée du 6 octobre

Le 6 octobre 2023, à 21 heures, le Shin Bet détecte un élément inhabituel : l’activation simultanée de plusieurs cartes SIM israéliennes dans la bande de Gaza, attribuées à des membres du Nukhba. L’information est transmise aux responsables du renseignement militaire via des groupes internes sur WhatsApp.

Au fil de la soirée, des dizaines d’autres cartes SIM sont activées. Le phénomène reste cependant interprété comme une activité routinière, comparable à d’autres signaux observés par le passé. Les discussions se prolongent jusqu’à 23h30. Aucune alerte stratégique n’est déclenchée.

Des mesures limitées sont décidées : renforcement de la surveillance aérienne, rappel de certains commandants. Ni le Premier ministre Benjamin Netanyahu ni le ministre de la Défense Yoav Gallant ne sont réveillés. À 3 heures du matin, un drone est déployé au-dessus de Gaza. L’ampleur de la menace reste sous-estimée.

Rétrospectivement, ces activations de SIM constituaient la dernière étape logistique avant l’assaut coordonné qui, quelques heures plus tard, allait provoquer la pire attaque terroriste de l’histoire d’Israël.

7 octobre : une tragédie nationale

Le 7 octobre 2023, les commandos du Hamas franchissent la frontière, attaquent des localités civiles et des bases militaires. Plus de 1 200 personnes sont assassinées et 251 otages sont enlevés vers Gaza. L’attaque vise simultanément des kibboutzim, des villes du sud et un festival de musique, révélant une planification méticuleuse et une coordination inédite.

L’utilisation d’emojis comme signal opérationnel n’est pas un détail anecdotique. Elle démontre la capacité du Hamas à exploiter des outils numériques ordinaires pour contourner les systèmes de surveillance algorithmique. Les services de renseignement privilégient souvent la détection de mots-clés, d’expressions codées ou de communications chiffrées. Une suite d’icônes apparemment anodines peut aisément échapper aux filtres automatisés.

Une « cloche numérique » indétectable

Les autorités n’ont pas publié la séquence exacte d’emojis, probablement pour éviter toute reproduction ou adaptation par d’autres groupes. Les sources évoquent une chaîne « apparemment innocente », conçue pour ne pas éveiller l’attention.

Dans un registre distinct mais révélateur, des messages publics diffusés par le Hamas la nuit précédant l’attaque comportaient des emojis tels qu’une main appelant à patienter, une flamme ou un cœur vert – couleur associée au mouvement islamiste. Ces symboles accompagnaient des avertissements explicites adressés au public palestinien. Le code interne de déclenchement, lui, relevait d’un tout autre circuit de communication.

Cette affaire met en lumière une réalité dérangeante : à l’ère numérique, la guerre hybride passe aussi par les symboles les plus banals. L’emoji, conçu comme langage universel de connivence, a été transformé en instrument d’ordre militaire.

Une faillite d’analyse plus qu’un défaut d’information

Les enquêtes internes ouvertes après le 7 octobre ont montré que des signaux existaient. L’activation inhabituelle des SIM, les discussions nocturnes entre responsables du renseignement, les précédents tentatifs d’attaque annulées : autant d’éléments qui, mis bout à bout, dessinaient un schéma préoccupant.

La défaillance ne réside pas dans l’absence totale d’indices, mais dans leur interprétation. L’hypothèse dominante restait que le Hamas ne cherchait pas une confrontation totale à court terme. Cette conviction stratégique a pesé lourdement sur l’évaluation des signaux techniques.

L’utilisation d’emojis comme « cloche numérique » a ainsi servi de déclencheur silencieux à une opération terroriste d’une ampleur historique. Elle révèle combien les groupes jihadistes savent intégrer les codes culturels contemporains à leur arsenal opérationnel.

Deux ans après, cette révélation rappelle une évidence stratégique : dans une guerre asymétrique, le détail apparemment insignifiant peut être le signal décisif. Israël, confronté à une menace persistante, sait désormais qu’une icône sur un écran peut annoncer une offensive.

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