Pâque juive: la justice sociale dans des Haggadot de Pessah

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Lors de la Pâque, les Juifs du monde entier se rassemblent autour de leur table de fête pour se souvenir de leur passé d’esclaves en Egypte. Mais le seder peut également un moment propice pour connaître les difficultés rencontrées par les autres aujourd'hui.

Pour ceux qui cherchent à intégrer les thèmes de la justice sociale dans leurs séders - la Pâque commençant cette année dans la nuit du 10 avril - il n'est pas nécessaire de regarder plus loin que ces quatre Haggadot et leurs lectures supplémentaires. Les textes abordent diverses questions de justice sociale - des non controversées, telles que la lutte contre la pauvreté mondiale, aux plus politisées, comme la crise des réfugiés dans le monde.

Global Justice Haggadah par le American Jewish World Service

Ce guide du Seder établit des parallèles entre la souffrance des Israélites dans l'Égypte ancienne face au sort de divers groupes et individus dans le monde moderne. La Haggadah porte sur des questions telles que la crise des réfugiés et le génocide, la faim dans le monde, la pauvreté, la violence contre les personnes LGBT et la persécution des minorités.

"Lors de la dégustation de la matzah, le pain de misère, trouvons des moyens d'aider les pauvres et les affamés", cite le texte à l’attention du lecteur.

Entre les rituels traditionnels de la Pâque, figurent les photos des bénéficiaires de l'American Jewish World Service (AJWS) du monde entier, y compris les enfants de République dominicaine, une famille vivant dans un camp de personnes déplacées en Birmanie et une femme indienne ayant échappé à la violence domestique.

Nous étions esclaves en Egypte. Qu'en est-il dans le monde moderne?

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La Haggadah des réfugié par le HIAS

Ce supplément, créé par le groupe de réinstallation des réfugiés autrefois connu sous le nom de Jewish Hebrew Immigrant Aid Society, lie l'expérience des réfugiés juifs à celle des réfugiés modernes. Les rituels de la Pâque sont infusés avec des comparaisons à leur situation critique: briser un morceau de matzah, par exemple, est assimilé à la façon dont «les réfugiés à travers le monde subissent les conséquences de la rupture de leur vie et, pourtant, ils trouvent des moyens de ramasser les morceaux et de se forger un chemin nouveau, même imparfait". Des lectures sur les migrants échappant au danger et les défis auxquels ils sont confrontés dans leur acclimatation à leurs nouvelles maisons sont fournies pour accompagner le seder.

"The Zookeper's Wife": Haggadah inspirée par le International Rescue Committee

Voici une autre Haggadah inspirée des réfugiés, mais avec une touche intéressante: le supplément du Seder de l’International Rescue Committee (créé avec l'aide d'HIAS) qui s'inspire du film "The Zookeeper's Wife". Le film (et la Haggadah) sont basés sur un fait réel : la vie de l'héroïne de l'Holocauste, Antonina Zabinska (jouée par Jessica Chastain), qui, avec son mari, a sauvé 300 Juifs en les cachant au zoo de Varsovie, où le couple travaillait. Le supplément encourage les lecteurs à tirer parti de leurs histoires pour aider les réfugiés aujourd'hui et comprend des passages inspirés des lectures de la Pâque. "The Four Heroes" (Les quatre héros), par exemple, est destiné à être lu après "The Four Sons" (Les quatre fils), et montre quatre manières différentes par lesquelles les gens peuvent aider les réfugiés.

La Haggadah des héros de l’Holocauste par la Fondation pour les Justes

Chaque année, la Fondation juive pour les Justes publie un supplément de Haggadah qui raconte l'histoire d'un non-Juif ayant sauvé des Juifs pendant l'Holocauste. Celui de cette année raconte l'histoire du Maître Sgt. Roddie Edmonds, un soldat américain qui a refusé les ordres des nazis de séparer les soldats juifs et non juifs capturés. Il a ainsi sauvé 200 GI juifs qui, sans aucun doute, auraient été tués si Edmonds avait respecté les ordres. Le supplément fait également honneur aux non juifs de l'époque biblique qui ont sauvé des juifs, tels que Shifra et Puah, les sages-femmes égyptiennes qui ont refusé le décret de tuer des bébés juifs, ainsi que la fille de Pharaon, qui a pris soin de Moïse.

Source : Jta.org

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