NAZA : Yuval Abraham militant antisioniste, efface ses comptes sur les réseaux sociaux -vidéo-

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NAZA : Yuval Abraham militant antisioniste, efface ses comptes sur les réseaux sociaux -vidéo-

NAZA : la vidéo qui expose le vrai visage de Yuval Abraham

Alliance - 20 septembre 2026

Une vidéo vieille de dix-huit mois vient de ressurgir, et elle tombe mal pour Yuval Abraham. Le coréalisateur du documentaire à charge NAZA y est filmé en train d'accuser des soldats israéliens de vouloir chasser les Arabes palestiniens, avant de se faire reprocher en face d'avoir menti et bousculé un militaire.

Ce que montre vraiment la vidéo

La scène se déroule dans le secteur de Massafer Yatta, en zone de tir militaire 918. Face à un homme qui l'interroge calmement, Abraham lance que la présence israélienne n'a qu'un but, pousser les Arabes palestiniens hors de la zone. L'homme le remet en cause directement, l'accusant d'avoir menti et bousculé un soldat. Abraham dément, puis accuse à son tour son interlocuteur d'être violent et provocateur, alors que celui-ci se contente de parler, sans le moindre geste agressif visible à l'image.

 

L'ONG Regavim, qui a revendiqué la republication de la séquence, résume Abraham comme un militant antisioniste qui se déguise en journaliste sous couvert de reportages, de sources et de témoignages, en précisant que cette vidéo circule en réalité depuis dix-huit mois.

NAZA, un film à charge contre Tsahal salué par les ennemis d'Israël

Cette vidéo n'est pas un accident isolé, elle s'inscrit dans la ligne de conduite d'un homme qui a fait carrière en accusant Israël.
Son dernier film, NAZA, coréalisé avec Rachel Szor et présenté le 10 septembre à Venise, prétend démontrer que Tsahal utiliserait l'intelligence artificielle pour planifier des frappes à Gaza en anticipant délibérément un nombre élevé de morts civils.
L'accusation repose sur les témoignages de vingt-quatre soldats anonymes, dont l'identité, le grade réel et le niveau d'implication n'ont pu être vérifiés par personne d'indépendant. Le film a été produit avec le concours du quotidien britannique The Guardian, dont l'hostilité envers Israël n'est plus à démontrer.

Sans surprise, cette charge contre l'armée israélienne a été portée aux nues par le public de la Mostra, qui lui a réservé une ovation de vingt-cinq minutes avant de lui décerner le Prix spécial du jury. En Israël, où le film n'a quasiment pas été vu, la réaction a été tout autre.

La riposte ferme de l'État d'Israël

Le ministre de la Culture Miki Zohar a qualifié le film de vil et l'a assimilé à un acte de trahison, engageant une procédure pour révoquer la citoyenneté israélienne d'Abraham et de Szor. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a annoncé deux projets de loi visant précisément ce type de dérive : l'un permettant de déchoir de leur nationalité les Israéliens qui diffament les soldats de Tsahal, l'autre multipliant par vingt les possibilités de poursuites civiles contre eux.

Le chef d'état-major Eyal Zamir a ordonné une enquête sur d'éventuelles fuites de renseignements classifiés ayant servi à la réalisation du film, et n'exclut pas de poursuites judiciaires. Tsahal a par ailleurs exigé qu'Abraham et Szor rendent le film public dans son intégralité, afin que l'armée puisse répondre point par point à des accusations qu'elle qualifie de non vérifiables.

Une méthode déjà démontée dans son précédent film

Ce n'est pas la première fois que le travail d'Abraham est pris en défaut. Coréalisateur de No Other Land, récompensé par l'Oscar du meilleur documentaire en 2025, il avait déjà été visé par les mêmes accusations de mise en scène. Le conseil régional du Mont Hébron et Regavim avaient publié des images montrant, selon eux, une provocation planifiée contre des soldats israéliens dans cette même zone 918, allant jusqu'à qualifier les militants filmés de figurants rémunérés.

L'organisation Sela Meir est allée plus loin en mettant en cause le montage d'une séquence centrale de No Other Land. Selon son enquête, un raccord aurait fait disparaître un geste d'agression de la victime envers un soldat venu confisquer un générateur, transformant à l'écran une riposte légitime en tir arbitraire. Une méthode qui, selon Sela Meir, révèle un schéma récurrent de mise en scène et de distorsion chez Abraham.

Un homme qui fuit ses responsabilités

Abraham et Szor ne sont toujours pas rentrés en Israël depuis la présentation du film à Venise, et le réalisateur a supprimé ses comptes sur les réseaux sociaux pour échapper aux critiques. Interrogé sur la Chaîne 13 par le journaliste Raviv Drucker, l'un des seuls Israéliens à avoir visionné le film en entier, Abraham a été incapable de dissiper les doutes sur la méthode de vérification employée, notamment sur l'accusation la plus grave, celle de frappes validées en sachant qu'elles tueraient des civils n'ayant même pas répondu à des avertissements d'évacuation.

La vidéo qui refait surface cette semaine n'est donc pas une anecdote. Elle confirme, images à l'appui, ce que l'État d'Israël dénonce depuis des mois : un homme qui construit sa notoriété internationale sur l'accusation systématique de son propre pays, quitte à manier lui-même la provocation et le mensonge qu'il reproche aux autres.

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