Israël : l'ampleur des surprises préparées par le Hezbollah sous nos pieds

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Un épais nuage de brouillard s'est installé hier à midi sur le « Doigt de Galilée » (la région la plus au Nord d'Israël). La visibilité était nulle: quelques mètres au plus. La pluie n'était pas forte, une sorte de bruine anglaise constante, mais les traces de l’hiver étaient palpables. Tout ce qui n'était pas de l'asphalte s'est transformé en une boue profonde.

Un piéton passant par là ne remarquait aucune tension. La zone militaire déclarée fermée mardi, lors du lancement de l'opération Bouclier Septentrional, a été rouverte. Il y avait des véhicules militaires ici et là, et dans un restaurant, quelques officiers en uniforme, mais pas beaucoup. La routine d'un Chabbat d'hiver, où personne ne veut vraiment quitter la maison - à l'exception de ceux qui y sont obligés.

Cette routine est la meilleure chose que l’armée israélienne ait pu offrir aux habitants du nord ce samedi, car derrière elle, invisible, mais présente, des activité de sécurité sans fin étaient menées, accompagnée de fortes tensions, une combinaison de normalité dans une situation anormale dans laquelle les citoyens maintiennent une routine absolue, tandis qu'en arrière-plan, les dimensions de la bombe préparée par le Hezbollah deviennent plus claires.

La décision de chercher les tunnels le Chabbat n’a pas non plus été prise pour acquise, ni pour des raisons religieuses. Pas seulement à cause du mauvais temps; Les forces sont épuisées, physiquement et mentalement, à la suite d'une préparation devenue intensive au cours de la semaine. Il s’agit d’un défi opérationnel difficile, accompagné d’un effort complexe d’ingénierie et de logistique.

Mais la décision a été de ne pas lâcher prise tant que tous les tunnels n'auront pas été localisés. Tout le monde a donc travaillé pendant le week-end, du commandant Yoel Strick, qui a instigué et dirigé l'opération jusqu'aux derniers soldats de l'unité de génie du Yahalom.

Tsahal veille

Tsahal veille

Les travaux ont été réalisés à plusieurs endroits en même temps. L'un d'eux est le tunnel qui a été exposé mardi dans les champs de Metula. Après 14 heures, des succès ont été signalés: la foreuse a heurté un autre tunnel.

Au même moment, une unité de commando qui patrouillait dans une des enclaves bordant la frontière est tombée sur trois membres du Hezbollah qui tentaient de profiter du brouillard pour voler les équipements technologiques déployés dans le cadre de l'opération. Ils se sont enfui lorsque l’armée a ouvert le feu, mais tout le monde dans le secteur a bien compris que les renforts n'étaient pas inutiles: il y a une menace réelle venant du nord.

L'armée de l'air se prépare

Le Hezbollah reste tranquille pour le moment, mais pourrait riposter. Pas seulement verbalement (Hassan Nasrallah s’exprimera à un moment où à un autre), mais également physiquement, sur le terrain. La crainte est qu'un des tunnels soit piégé ou que, par beau temps, une charge explosive soit lancée sur les soldats, ou qu’ils soient la cible de tirs précis. Ces scénarios sont communiqués aux combattants chaque jour, lors de chaque briefing. Quiconque se moque de la définition du terme "opération" est invité à rendre visite aux soldats à la frontière: il est clair pour eux que l'ennemi et la menace sont absolument réels.

L’effort militaire sur le terrain n’est qu’une partie de l’effort global. Certains d'entre eux sont éloignés de la frontière: l'armée de l'air prête à une éventuelle escalade et les nombreuses activités de renseignement qui accompagnent l'ensemble du processus. L’autre partie est politique: amener le monde à se placer de notre côté.

Ces derniers jours, le Premier ministre a eu une série d'entretiens avec des dirigeants. La conversation d'hier avec Poutine était la plus importante de toutes. Lundi, le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait examiner une proposition visant à condamner le Liban, car les tunnels ont été creusés dans son territoire. En espérant que la Russie ne mette pas son veto.

Israël espère que les pays du monde feront pression sur le gouvernement libanais. Qu’un débat public se pose enfin. Que des critiques fusent sur le Hezbollah. Entre-temps, rien de tout cela ne se produit et le Liban reste indifférent. Mais le doute s’installe, pourra-t-il rester ainsi longtemps ? Le sujet est constamment au centre des préoccupations, en particulier lorsque l’on s’attend à ce que l’exposition des tunnels dure de nombreuses semaines.

"Lieberman a fui ses responsabilités"

Pourtant, rien d’essentiel n’est susceptible de changer. Sauf, bien sûr, les capacités autrefois niées du Hezbollah. Cela ne peut pas être sous-estimé: il n’est pas nécessaire de faire appel à une imagination développée pour comprendre ce que le Hezbollah avait prévu de faire à Metula et dans d’autres localités situées le long de la frontière. Certains tunnels étaient sur le point de devenir opérationnels dans les semaines à venir. S'ils étaient opérationnels, la première question à poser aux échelons politiques et aux FDI était la suivante : Vous le saviez, pourquoi n'avez-vous pas agi?

C’est le résultat des critiques adressées aujourd’hui par de hauts responsables de l’armée israélienne à l’ancien ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, qui voulait reporter l’opération dans le nord au profit d’une opération terrestre à Gaza. "Il a fui ses responsabilités", ont-ils dit à son sujet. Pour ceux qui connaissent les détails, y compris la manière dont le calendrier de l'opération a été choisi, il y a beaucoup plus à dire.

Source : Israel HaYom

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