Les Français sur la touche en Israël

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Que se passe-t-il avec les Français en Israël ? De récents articles parus dans la presse nous présentent les « tsarfatim », sous un jour bien sombre.

Le site IsraelValley a avancé hier que des hôtels de Tel-Aviv et Eilat commenceraient à refuser des locations de chambres d’hôtel aux juifs de France pour « mauvaise conduite ».

En effet, des patrons d’hôtels israéliens seraient excédés par les comportements de certaines familles juives françaises qui viennent séjourner dans des grands hôtels de Tel-Aviv et Eilat et qui ne maîtrisent plus leurs enfants dans les restaurants, à la piscine, se conduisent mal dans les lieux communs et font ostensiblement des provisions lors du petit déjeuner en prévision des autres repas de la journée.

Selon des informations fournies à IsraelValley, des directeurs d’hôtels israéliens, non-organisés, et de manière très discrète, commencent à refuser (un simple « nous sommes surbookés » suffit) une clientèle qui « perturbe les autres vacanciers ».

Un jeune français, installé en Israël depuis trois ans, témoigne: "Les vacanciers français sont très stigmatisés. Les israéliens ne les aiment pas parce qu'ils ont un portefeuille bien rempli et pensent que cela leur donne tous les droits. Quand je monte dans un taxi à Natanya, le chauffeur tente à chaque fois d'augmenter le prix, pensant que je suis touriste".

Dans le domaine professionnel, les problèmes d'intégration de certains professionnels français, de santé notamment, ont fait plus d'une fois les manchettes ces deux dernières années.

En effet, Israël, malgré une forte pénurie d’infirmières, qui a causé la fermeture de centres médicaux et perturbe le bon fonctionnement des hôpitaux, ne semble pas prêt à ouvrir facilement ses portes aux infirmières françaises. Le ministre de la santé a récemment déclaré souhaiter augmenter le nombre de places dans les écoles d’infirmière. Pourquoi dans ce cas ne pas d’ores et déjà accepter celles et ceux qui ont travaillé en France, l’un des pays les plus développés au monde dans le domaine médical et sont titulaires d’un des meilleurs diplômes ?

Les infirmiers/es françaises peuvent sans besoin d’équivalences, exercer sur tout le territoire européen mais la bureaucratie leur bloque l’accès au marché du travail israélien.

Aujourd’hui, elles sont contraintes, sans un regard sur leur notes ni sur leur parcours professionnel, de repasser l’examen validant les 4 années d’études de l’école d’infirmière en Israël. Un examen complexe, parfois trop pour celles qui ont quitté les bancs de l’école depuis des années. Un QCM qui surprend, souvent mal traduit, très différent des méthodes européennes.

Après l’avoir raté à plusieurs reprises, les candidats se reconvertiront professionnellement, un gâchis énorme qui brise des vocations. Certains rentreront en France, effondrés. D'autres feront des allers-retours pour connaitre la joie d'exercer sans contrainte et souvent, pour nourrir leur famille, motivés par leur sionisme et leur amour de la terre.

Pour l’organisme Qualita, créé en 2015 et dirigé par Ariel Kandel, qui a la vocation d’améliorer de manière significative l’intégration des Olim francophone en Israël, cette situation est inadmissible.

L’organisme a donc pris l’initiative de lancer une pétition demandant de permettre aux olim infirmiers/es, d’effectuer un stage pratique d’une année au lieu de l’examen théorique. Quoi de mieux que le travail sur le terrain pour démontrer ses capacités. Une délégation de Qualita présentera sous peu la pétition au Ministre de la Santé Yaakov Litzman.

En Mars 2016, un vote avait ouvert les portes aux dentistes immigrants qui ne pouvaient pas travailler en Israël. Seuls 30% d’entre eux réussissaient aux examens théoriques et pratiques obligatoires pour pourvoir exercer en Israël. Désormais, à condition d’avoir cinq ans d’expérience, plus aucun dentiste ne passera d’examen.

Espérons que ces initiatives apportent de bonnes nouvelles aux professionnels de santé français, pour le bien de tous, et d'Israël le premier. 

Source: IsraelValley - Qualita - Ynet

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