Recherche israélienne : les empreintes olfactives aideraient à la détection de maladies

Actualités, Bien-être & Santé, Israël, Magazine - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Les empreintes olfactives pourraient aider à la détection précoce de maladies

Des scientifiques israéliens ont mis au point un test "d'empreinte" basé sur l'odorat, qui est unique à chacune et à chacun d'entre nous. Les bonnes nouvelles sont que cette "empreinte olfactive" pourrait faire plus que simplement identifier des individus par leur sens de l'odorat; Elle pourrait aider à la détection précoce de la maladie d'Alzheimer et de la maladie de Parkinson, et à trouver les donneurs d'organes et de moelle osseuse correspondants.

Chacun de nous a, dans son nez, environ 6 millions de récepteurs de l'odorat de 400 types différents. La répartition de ces récepteurs varie selon les personnes - tant et si bien que le sens de l'odorat de chaque personne être unique. Voilà comment les chercheurs de l'Institut Weizmann peuvent déterminer précisément le sens de l'odorat d'un individu.

Les implications de cette étude, qui a été récemment publiée dans la revue scientifique "Proceedings of National Academy of Sciences (PNAS)," vont au-delà du sens de l'odorat seul, et vont du diagnostic olfactif précoce des troubles dégénératifs du cerveau, jusqu’à un test facile pour trouver des organes de donneurs correspondants.

La méthode est basée sur le degré de similarité ou de différence entre deux odeurs. Dans la première phase de l'expérience, les volontaires ont été invités à évaluer 28 odeurs différentes selon 54 mots descriptifs différents, par exemple, "citronnée" ou "masculine."

Les membres du laboratoire du professeur Noam Sobel de l'Institut Weizmann d'Israël ont développé une formule mathématique complexe pour déterminer, sur la base des évaluations des sujets, la similitude des deux odeurs entre elles. La force de cette formule, selon les chercheurs, est qu'elle ne nécessite pas que les sujets soient d'accord sur l'utilisation et l'applicabilité de toute description donnée. Ainsi, l'empreinte est dépendante de l’odeur mais la description et le langage sont indépendants.

Les 28 odeurs sont faites pour 378 paires, chacune avec un niveau de similitude différent. Grâce à cet outil très sensible, les scientifiques ont constaté que chaque personne a en effet un modèle unique.

Cette découverte pourrait-elle s’étendre à des millions de personnes? Les chercheurs disent que leurs calculs montrent que 28 odeurs seules pourraient être utilisées comme "empreintes digitales" pour environ 2 millions de personnes, et  seules 34 odeurs suffiraient à identifier un des 7 milliards d'individus sur la planète.

La recherche suggère aussi que notre empreinte olfactive peut-être liée à un autre système dans lequel nous sommes tous différents - le système immunitaire. Par exemple, un antigène immunitaire appelée HLA, utilisé pour évaluer les patients adéquats pour les dons d'organes, correspond à certaines empreintes olfactives.

Les « Empreintes digitales" de notre sens de l'odorat pourrait également être développées dans les méthodes de détection précoce de maladies telles que la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer, et elles pourraient conduire à des méthodes faciles de dépistage initial à savoir si la moelle osseuse ou l’organe du donneur vivant correspond. Cette partie de l'étude a été menée avec des chercheurs de l’hôpital Sheba (Tel HaShomer) d'Israël.

Source : Nocamels

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi