L'éducation en Israël ferait-elle, désormais, partie de l'«Israbluff»

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L'éducation en Israël ferait-elle désormais partie de l'«Israbluff»

"La politique de l'éducation en Israël appartient aujourd'hui à Israbluff*"

Le 1er septembre est presque là et personne ne sait encore ce qui va se passer
Les enseignants partent et le système éducatif, s'effondre.

Samdar Morse, le fondateur du mouvement "1er septembre - Retour de l'éducation en Israël", en a assez de se taire : "Nous nous tournons vers le Premier ministre pour déclarer l'état d'urgence dans le système éducatif. Nous ne laisserons pas cette situation se poursuivre."

L'année scolaire devrait débuter dans environ deux semaines et demie, et on sait déjà qu'il y a une énorme pénurie d'enseignants.
« La politique éducative en Israël aujourd'hui est celle d'Israbluff, un patchwork, elle n'apporte pas de réponses pour les enfants dans de nombreux aspects : affectif, social, pédagogique, éducatif, personnel et familial », explique Samdar Morse, directeur de la « Nofim" à Tel-Aviv et fondateur du mouvement, " 1er septembre  ramener l'éducation en Israël."

Dans un mouvement fondé par environ 4 000 directeurs d'école, éducateurs et universitaires, qui appellent le Premier ministre Yair Lapid à déclarer l'état d'urgence dans le système éducatif : « Nous ne permettrons pas que cette situation perdure. Nous continuerons à faire entendre notre voix de toutes les manières possibles et nous ne nous reposerons ni ne nous tairons tant qu'il n'y aura pas d'éducation. L'échelon politique devra nous entendre."

Pensez-vous que l'année scolaire commencera à l'heure?

"Si les négociations continuent à vaciller comme en ce moment, l'année scolaire ne s'ouvrira pas à temps, surtout si le ministère des Finances continue à zigzaguer et continuera de rester sur sa position, et ne sera pas attentif au fait que les hommes et les femmes enseignantes devraient recevoir un salaire approprié pour leur travail acharné.
J'espère sincèrement que l'organisation représentative (la Histadrut des enseignants et l'Organisation des enseignants - RA) ne permettra pas que cette situation honteuse et humiliante se poursuive.

Et si vous pensiez que la crise n'était que financière, Morse affirme qu'elle ne l'est pas : "Le salaire n'est qu'une partie de la crise. Le statut et les conditions font aussi partie du drame. Il y a aussi des gens qui ont quitté le système et ne reviendront pas même s'ils augmentent le salaire parce qu'ils veulent faire un travail significatif. Ils ne nous laissent pas faire un travail éducatif approfondi qui donne des réponses de qualité aux enfants."

"Les administrateurs acceptent n'importe qui en tant qu'enseignant dans une classe", ajoute-t-elle, "nous n'avons pas le droit de travailler : les pouvoirs sont peu nombreux, la bureaucratie, la surveillance, la réglementation, le contrôle - tout cela nous vole du temps précieux qui aurait dû être consacré à la promotion de la pédagogie et des processus d'enseignement et d'apprentissage."

Selon vous, que peut-on faire face au problème de l'augmentation de la violence ?

"Le ministère de l'Education émet des directives et des consignes qui ne correspondent pas à la situation sur le terrain. Par exemple, pour les filles et les garçons qui ont besoin de cadres particuliers, il n'y a pas de réponse car 'les salles de classe sont pleines' et engendre de la violence".

Et quelle est la solution ?

"Aujourd'hui, les professionnelles de l'éducation et de l'accueil travaillent sans conditions. On sait que les psychologues, par exemple, sont débordés par la bureaucratie et la rédaction de diagnostics, ils ne viennent pas soigner les enfants comme ils rêveraient de le faire. Il n'y a pas un seul instant de silence, pas un seul moment de repos pour réfléchir aux processus éducatifs. Nous sommes devenus un outil technique Et ça ne peut pas continuer comme ça."

*Mais qu'est ce que le Israbluff, ce terme est employé pour désigner l'amplification des innovations israéliennes face aux bases des fondations du pays telle que l'éducation, l'économie, le social qui bien souvent au plus bas, la surcompensation de ses mérites réels, certes, face à une vie médiocre pour la population moyenne.

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