Le Qatar interdit à son tour la projection de Wonder Woman

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Le Qatar est devenu le troisième pays à interdire la projection du film "Wonder Woman" en raison de la nationalité de l'actrice principale Gal Gadot. Pourtant, il affirme que ses relations avec Israël seraient bonnes.

Doha News a rapporté que le film devait être projeté au Qatar jeudi, promu par les chaînes locales VOX Cinemas Qatar et Novo Cinemas mais dans les jours précédant sa diffusion prévue, le film a été retiré des sites Web de cinéma.

Le film est actuellement interdit au Liban et en Tunisie. La Commission de la communication de Jordanie a d'abord interdit le film pour ensuite permettre sa projection en raison d'un "manque de précédent juridique".

L’actrice israélienne Gal Gadot, âgée de 32 ans, ne se gêne pas pour promouvoir son héritage israélien. Elle a loué les actions de l’armée israélienne pendant la guerre de Gaza en 2014 dans un article paru sur Facebook et largement partagé. L'actrice a servi dans l'armée israélienne comme instructrice de combat pendant la guerre du Liban 2006.

Forbes a rapporté que le film a généré plus de 700 millions de dollars dans le monde depuis sa sortie.

Le mois dernier, l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l'Égypte ont rompu leurs relations avec le Qatar sur des allégations selon lesquelles ce dernier soutenait le terrorisme.

Ils ont ensuite présenté 13 demandes pour mettre fin à la crise, y compris la fermeture du réseau Al-Jazeera, la réduction des liens diplomatiques avec l'Iran et la fermeture d'une base militaire turque.

Le drapeau du Qatar

Le drapeau du Qatar

Le Koweït agit comme médiateur entre les parties. Le Qatar a considéré les accusations comme sans fondement et son ministre des Affaires étrangères, Sheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani, a déclaré que les demandes étaient rejetées.

Les pays ont menacé de nouvelles sanctions contre le Qatar s'il ne respectait pas la liste de 13 demandes présentées à Doha par le Koweït il y a 10 jours.

La crise est censée avoir débuté suite au fait que l'Agence de presse du Qatar a publié le 24 mai des commentaires attribués à l'Emir du Qatar, Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, dans lequel il aurait décrit l'Iran comme un «pouvoir islamique», aurait critiqué la politique du président américain Donald Trump à l'égard de Téhéran et affirmé que les relations de son pays avec Israël étaient bonnes.

Les quatre pays ont malgré tout accepté hier soir (dimanche) une demande du Koweït de prolonger de 48 heures le délai imposé au Qatar pour répondre à leurs demandes, a rapporté Reuters.

Source : Arutz 7

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