« Lavage de cerveau émotionnel » : Smotrich fustige les familles d’otages en pleine mobilisation nationale

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« Lavage de cerveau émotionnel » : Smotrich fustige les familles d’otages en pleine mobilisation nationale

Ayalon Nord bloquée : les familles d’otages intensifient leur lutte, affrontements avec des automobilistes

La « Journée d’arrêt » plonge Israël dans la tension

La « Journée d’arrêt » a débuté dans un climat de colère et de désespoir. Des routes ont été bloquées dans tout le pays et, à Kfar Saba, un automobiliste a aspergé des manifestants de gaz lacrymogène, symbole brutal de la fracture qui traverse la société. Les familles des otages et des victimes ont annoncé vouloir dresser une tente face à Gaza, « au plus près de nos proches », insistant dans une déclaration commune : « L’État s’est arrêté, car il n’est plus possible de continuer ainsi. »

Partout, des milliers de personnes manifestent, préparant le rassemblement central prévu à 20 heures. Dans ce pays saisi d’émotion et de colère, la pression populaire monte inexorablement.

Des routes bloquées, des transports perturbés

Selon la police, cinq axes majeurs du pays ont été fermés par les manifestants. À cela se sont ajoutées d’importantes perturbations ferroviaires, compliquant encore davantage les déplacements du quotidien. Le pays s’est retrouvé ralenti, presque figé, sous l’effet de cette mobilisation sans précédent.

Smotrich dénonce un « lavage de cerveau émotionnel »

Face à ces blocages généralisés, le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a répliqué avec virulence. Selon lui, la mobilisation n’est qu’une « campagne malveillante et nocive qui fait le jeu du Hamas », cherchant à forcer Israël à capituler.

Dans une longue déclaration, il a affirmé :

« Le peuple israélien se réveille ce matin face à une campagne orchestrée par des médias irresponsables et des partis politiques intéressés, qui tente d’enfouir les personnes enlevées dans des tunnels et de contraindre l’État à céder. Mais cette campagne, Dieu merci, ne prend pas d’ampleur. Elle ne rassemble qu’une poignée de personnes. L’État d’Israël n’est pas en grève et ne s’arrête pas face à des slogans creux. Au total, très peu de citoyens ont choisi de nuire à la vie quotidienne en bloquant les routes. »

Allant plus loin encore, il a accusé les familles de pratiquer un véritable « lavage de cerveau émotionnel » :

« La grande majorité du peuple israélien n’est pas dupe. Même après un an et demi de manipulations et des milliards de shekels dépensés, ils comprennent qu’un pays qui veut vivre ne peut pas se rendre à ses ennemis et arrêter la guerre juste avant de détruire le Hamas. La pression doit être exercée sur Gaza, pas sur le gouvernement. »

Un député du Likoud compare les manifestations à des « émeutes pro-Hamas »

Le ton est monté également au sein de la majorité. Le député Hanoch Milwidsky, membre du Likoud, a qualifié les manifestations d’« émeutes de soutien au Hamas ».

Sur son compte X, accompagné d’images de pneus incendiés, il a écrit :

« Juifs, Israéliens, vous incendiez votre pays pour tenter d’empêcher la destruction du Hamas. Notre peuple a toujours connu de tels individus tout au long de l’histoire. Nous les avons vaincus. Il en sera de même cette fois-ci. »

Un pays fracturé entre douleur et polarisation

Cette « Journée d’arrêt » témoigne d’une fracture béante. D’un côté, des familles épuisées qui crient leur désespoir et veulent rappeler à tout un pays l’urgence de ramener les otages. De l’autre, un gouvernement qui y voit une menace directe contre la sécurité nationale et une victoire offerte au Hamas.

Entre slogans, blocages et accusations, Israël vit une journée de tension extrême. La question des otages, au lieu de rassembler, devient désormais un nouveau champ de bataille politique.

 

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