L'antisémitisme numérique : la plus grande machine de propagande depuis la Shoah

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, High-Tech, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
L'antisémitisme numérique : la plus grande machine de propagande depuis la Shoah

L'antisémitisme numérique : la plus grande machine de propagande depuis la Shoah

Les réseaux sociaux véhiculent une haine antisémite sans précédent, alimentée par des algorithmes qui discriminent désormais les Juifs.

L'année dernière, en Israël, le monde a été témoin de l'attaque la plus violente contre les Juifs depuis l'Holocauste, provoquant une montée mondiale de l'antisémitisme qui ravive les souvenirs sombres de cette période.

Il est désormais évident que l'épidémie de désinformation en ligne se traduit par un antisémitisme concret, renouant avec le lien entre la rhétorique, la persuasion et les actions - similaire à la propagande nazie - qui sévit sur le peuple juif à une échelle sans précédent depuis 75 ans.

Cette guerre s'est étendue bien au-delà de Gaza pour s'infiltrer dans l'espace numérique mondial. L'État d'Israël est confondu avec l'ensemble du peuple juif, chargeant ainsi les communautés juives du monde entier de ce fardeau.

Nous entrons dans l'ère de l'« antisémitisme numérique ».

Ce phénomène découle principalement du manque de modération sur les plateformes de médias sociaux, laissant les contenus antisémites et négationnistes atteindre des niveaux d'exposition et d'interaction sans précédent.

Des comptes néo-nazis majeurs comptent des millions de followers pendant que les entreprises de médias sociaux restent passives.

Les algorithmes de recommandation, conduisant les utilisateurs dans des « terriers de lapins », constituent un terrain fertile pour la propagation sans précédent d'antisémitisme.

Ce problème est bien plus répandu qu'on ne le pense, surtout dans des langues autres que l'anglais comme l'arabe, l'espagnol, le russe, etc., échappant ainsi à la vigilance d'Israël et des États-Unis.

Les normes communautaires des réseaux sociaux, qui établissent les critères pour déterminer quels types de discours violent les règles et les politiques des plateformes, souvent ne prennent pas en compte les spécificités de l'antisémitisme.

Par conséquent, il est inacceptable d'écrire des propos odieux comme « les Africains sont stupides », mais accepté d'écrire que « les Juifs contrôlent l’argent du monde ». De plus, le terme « sioniste » est utilisé comme substitut là où « juif » est interdit pour éviter d'être signalé comme antisémite.

Les échecs des plateformes de médias sociaux en matière de modération et l'absence de responsabilité face à l'antisémitisme numérique sont aggravés par la transition vers le Metaverse (dans les forums de jeux).

 En d'autres termes, les critères utilisés pour juger ce qui constitue un discours inacceptable sur les réseaux sociaux ne sont pas toujours adaptés pour détecter et modérer efficacement les contenus antisémites.

En parallèle, deux autres formes d'antisémitisme numérique émergent.

D'abord, l'antisémitisme algorithmique basé sur l'intelligence artificielle (IA), où les Juifs risquent d'être discriminés lors d'achats en ligne.

L'antisémitisme algorithmique survient lorsque des systèmes d'IA génèrent des contenus stéréotypés sur Israël ou les Juifs.

Ensuite, l'antisémitisme basé sur les données, où les informations personnelles, même partielles, peuvent être utilisées pour cibler et discriminer les Juifs à grande échelle.

Les révolutions technologiques actuelles - information, surveillance, homme-machine et cybernétique - ont toutes des implications pour le peuple juif.

Les décisions des gouvernements et des organisations multinationales ont un impact direct sur l'antisémitisme mondial en diffusant des contenus toxiques et en créant des contenus synthétiques.

Ils doivent concevoir des cadres juridiques pour se protéger contre la surveillance, développer des normes de cybersécurité et remettre en question le modèle économique des grandes technologies qui contribue à la détérioration de la situation des Juifs.

En cette Journée de commémoration de l’Holocauste, Israël, les communautés et organisations juives doivent jouer un rôle actif dans la conception et la régulation des nouvelles technologies pour éviter de devenir les victimes de leur usage.

 

Dr. Tehilla Shwartz Altshuler est chercheur principal à l'Institut israélien de la démocratie et expert en droit et technologie.

 

Faites connaître votre entreprise grâce à Alliancefr.com, le principal magazine juif en ligne.

En tant que plateforme dédiée à la communauté juive francophone intéressée par Israël et l'actualité juive, Alliance va au-delà du simple magazine.

Notre ADN est de fournir une couverture complète sur tous les aspects liés à Israël, allant des actualités aux sujets divers.

Si vous êtes à la recherche d'une communication ciblée, nous avons la solution idéale pour vous.

Contactez-nous dès maintenant au 01 70 00 75 75 ou par e-mail à info@alliancefr.com pour découvrir la formule publicitaire qui correspond à vos besoins.

Grâce à notre expertise dans le domaine de la communication, nous pouvons vous aider à atteindre votre public cible et à promouvoir vos services de manière efficace.

Ne manquez pas l'opportunité d'être référencé sur Google avec les mots clés pertinents de votre activité.

Communiquez avec nous dès maintenant pour donner un nouvel élan à votre visibilité en ligne.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi