La guerre des six jours ou comment une guerre peu désirée devient un triomphe

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La victoire d'Israël et la guerre des 6 jours

Si il y a bien une victoire qui restera longtemps marquée dans l'histoire ce sera celle de la guerre des 6 jours.

Une guerre déclenchée par Israël, contre l'Egypte.

Israël fut informé de l’incursion des troupes égyptiennes dans le Sinaï lors de la parade du Jour de l’Indépendance.
Alors qu'Israël fêtait son jour de l'indépendance du tout jeune état, l'Egypte de son côté rassemblait ses soldats dont la plupart étaient au front contre le Yemen mais, qu'a cela ne tienne , paysans, fermiers, furent réquisitionnés en un temps record afin d'effrayer le jeune état en une parade militaire aux abords des frontières entre les deux états.

La réponse d'Israël, ne fut pas immédiate, son président Lévy Eskol cherchant une solution pacifique, et surtout n'ignorant pas la faiblesse du nombre de ses propres soldats repousse l'assaut pourtant proposé par son gouvernement.

Les provocations de l'Egypte continuaient de siffler au dessus de la tête des Juifs , la reminiscence de la seconde guerre mondiale encore bien présentes  la tension est alors extrême dans le petit état, et dans le monde . Allait on vivre une seconde Shoa, sur notre propre terre ?

Après plusieurs semaines d’une extrême tension internationale engendrée par des déclarations agressives du Raïs égyptien, Nasser, Israël jetait par surprise le 5 juin 1967 son aviation au-devant des forces égyptiennes. Après avoir détruit 410 avions égyptiens, l’armée de terre israélienne s’enfonçait dans le Sinaï.

Quitte ou double ?

La stratégie militaire proposée par le Dayan, est acceptée en dépit de tout autre alternative.
L'offensive éclate en ce matin du 5 juin 1967.
Israël pilonne consciencieusement la flotte aérienne Egyptienne, clouant ainsi au sol son armée, avant de s'enfoncer avec ses propres chars dans le Sinaï.

En quelques heures seulement, les soldats égyptiens surpris par cette attaque éclair, abandonnent le front, laissant derrière eux, leurs chaussures pour courir plus vite...

L'humiliation est profonde, mais Israël comprend que l'enjeu politique de cette guerre va devenir les fondations de l'état d'Israël, il ne suffit pas de gagner la guerre contre l'Egypte mais d'assurer sa propre souveraineté vis à vis des pays voisins et ennemis qui l'entourent.

Ainsi l'Egypte, la Jordanie, la Syrie s'inclinent devant la chute de l'Egypte, l'effet domino a fonctionné.

50 ans plus tard , aujourd'hui 5 juin 2017 que reste-t-il de cette guerre si irrationnelle ?

En Israël, peu de sujets sont aussi antagonistes que la mémoire de la guerre des Six-Jours, en juin 1967.
Les Palestiniens pleurent, les israèliens fêtent le 5 juin .
Ce que les uns nomment « occupation », les autres le qualifient de « libération ». La victoire éclatante du jeune Etat hébreu, auquel rien ne semblait résister en ces quelques jours qui modifièrent son destin et portèrent un coup fatal au nationalisme arabe,  dont on commémore le cinquantième anniversaire.

Une victoire basée sur l'expérience de la survie 

En effet, si Israël ne pouvait se vanter du nombre de ses soldats, sa force stratégique , sa capacité d'analyse en font un ennemi effroyable face à des pays si sûrs d'eux en nombre et en armes.

La supériorité militaire, la finesse stratégique, la rétention d’informations afin de tromper l’ennemi, la qualité du renseignement technique et humain : tout cela explique comment une guerre peu désirée se transforme en triomphe pour Israël ou l'expliquer comme le  syndrome de David contre Goliath

Le Sinaï, la Cisjordanie, Jérusalem-Est, la bande de Gaza et le plateau du Golan sont conquis.

guerre des 6 jours

SOLDIERS WITH THEIR PET PUPPIES IN THE NEGEV.

Jérusalem, le vertige d’une victoire historique

Dans l’euphorie de ce mois de juin 1967, les Israéliens obtiennent un gain inestimable, d’un point de vue religieux, culturel, politique, psychologique : ils se saisissent de l’ensemble de Jérusalem. Un miracle au vu de l’histoire. La ville est coupée en deux depuis la guerre de 1948 et la proclamation de l’Etat d’Israël.

En 1947, pourtant, le plan de partage mis en avant par l’ONU avait proposé un statut international pour la cité. Mais, depuis, la partie ouest se trouve sous contrôle israélien, où se concentrent les lieux de pouvoir comme le Parlement et les ministères ; la partie est, avec la vieille ville et les sites sacrés, aux mains des Jordaniens. La délimitation est la ligne verte de cessez-le-feu.

Pourquoi la libération de Jérusalem est irrationnelle ?

Lorsque le ministre de la défense, le général Moshe Dayan, a et Yitzhak Rabin lancent la conquête de la partie est de Jérusalem, ils agissent essentiellement de leur propre initiative.
Avec une facilité déconcertante, et sans stratégie claire validée par l’autorité politique, leurs troupes pénètrent dans les ruelles de la vieille ville. La séparation entre est et ouest tombe.

Menahem Begin, qui sera chef du gouvernement dix ans plus tard, est le plus ardent partisan de cette opération. Il pense aussi à la sémantique, aux réactions internationales probables. « Nous employons constamment le mot conquérir”. C’est correct du point de vue militaire, mais je dirais que la vieille ville est “libérée”.
Les images des soldats touchant le Mur des lamentations, où aucun juif n’avait prié depuis 1948, vont devenir iconiques.

Le 10 juin, les quelque 600 habitants du quartier des Maghrébins, situé en face même du Mur, se voient signifier leur expulsion.
L’esplanade va être rasée, plus de maisons arabes. De rares photos témoignent encore de ce que fut ce quartier à l’époque. Le 18 juin, Israël annexe 71 kilomètres carrés à l’est, avant d’y étendre sa législation à la fin du mois. Jérusalem est réunifiée.

 

« Un baril de poudre »

Les archives du conseil des ministres, révélées dans leur intégralité il y a quelques semaines, le 18 mai montrent que le chef de la diplomatie, Abba Eban, était le plus lucide de tous. Le 15 juin 1967, il évoquait un « baril de poudre ». « Nous sommes assis ici avec deux populations, l’une dotée de tous ses droits civiques et l’autre privée de tous ses droits, dit-il. Ce tableau de deux catégories de citoyens est difficile à défendre, même dans le contexte spécial de l’histoire juive. »

 

Aujourd’hui, la ville de Jérusalem compte 883 000 habitants, selon les chiffres les plus récents du Bureau central des statistiques.
Parmi eux, 552 000 juifs et 331 000 Palestiniens. Ces derniers ne sont pas des citoyens d’Israël à part entière, mais ils paient pour beaucoup la taxe d’habitation à la mairie et bénéficient d’une carte de résident, qui leur permet de travailler et de se déplacer librement dans le pays.

Le 24 mai, s’exprimant à la tribune de la Knesset (Parlement), le premier ministre Benyamin Nétanyahou a déclaré : « Le mont du Temple [l’Esplanade des mosquées, pour les musulmans] et le mur des Lamentations resteront à jamais sous souveraineté israélienne. La correction d’une injustice historique qui a été obtenue par l’héroïsme de nos combattants il y a cinquante ans demeurera à jamais. »

pour en savoir plus un documentaire à parcourir

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