Paracha de la semaine Devarim Chabbat Hazone

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Paracha de la semaine DVAR de Claude Layani

Devarim Chabbat Hazone

Avec cette sidra, nous abordons le cinquième et dernier livre de la Torah qui présente une particularité que nous voudrions signaler dès l'abord: ce livre est presque entièrement constitué par un seul grand discours prononcé par Moïse avant sa mort, aux portes mêmes de la Terre promise.

Livre fort différent de ceux qui l'ont précédé, le Deutéronome est constitué par une succession de discours de Moïse, sentant approcher sa fin, à la génération qui entrera en Terre promise.

Testament politique donc, qui se caractérise autant par ce qui en est absent que par ce que nous y lisons.

Na'hmanide dans son introduction à l'ensemble du livre attire déjà notre intention sur le fait que les ordonnances relatives aux prêtres et aux sacrifices n'y sont pas mentionnées dans leur fonction, ajoutant que la tribu des Lévites, particulièrement avertie des lois qui la concernent, n'a pas besoin d'être rappelée à l'ordre.

La constante mention dans les trois livres précédents: "Le Seigneur parla à Moïse en ces termes..." en est également absente, le Deutéronome étant composé d'une succession de discours au style direct.

Moïse sermonne l'ensemble du peuple lui rappelant non seulement les principes essentiels de la Révélation mais aussi les lois qui lui semblent devoir être répétées. Il ajoute quelques prescriptions qui n'avaient pas encore expréssement été mentionnées mais, disent nos commentateurs, elles lui avaient été révélées au Sinaï ou dans la tente d'Assignation dans la première année du séjour au désert, avant la faute des explorateurs.

La forme du texte en détermine le fond qui veut transmettre une expérience plus qu'une connaissance. C'est pouruqoi nous y rencontrons tant d'adjurations pathétiques, tant d'imprécations et de bénédictions qui doivent frapper les imaginations et conquérir les coeurs.

Certes de nombreuses ordonnances sont évoquées dans la deuxième partie du second grand sermon de Moïse, à partir du chapitre 14. On observera que la plupart de ces commandements ont un rapport assez direct avec l'entrée en Canaan et sa conquête imminente.

Certaines lois sont alors mentionnées pour la première fois: le divorce, le lévirat, certains cas de faux témoins, ordonnances déjà connues mais dont l'application ne s'était peut-être pas encore présentée.

Après ce bref coup d'oeil sur le livre dans son ensemble, nous constatons que la sidra Devarim tombe toujours avant le 9 Av, Ticha beav.

Ce chabbat est appelé "Chabbat Hazone" parce que nous y lisons le 1er chapitre d'Isaïe qui commence par "Hazone Yechayahou, Vision d'Isaïe. C'est toujours cette Haphtara qui est lue le chabbat qui précéde Ticha Beav, jour anniversaire de la destruction des deux temples de Jérusalem.

Cette Haphtara est un appel à la justice sociale et la morale. Plus que les sacrifices D.ieu demande que l'on protège la veuve et l'orphelin et chaque être humain dans le besoin, que l'on pratique la justice envers tous.

"Sion sera rachetée par l'excercice du droit et ceux qui y retournent par la justice"

Il faut remarquer que pour s'adresser à Israël, le prophète Isaïe a choisi, comme Moïse, de prendre à témoins le Ciel et la Terre: "Ecoutez cieux, et tend l'oreille, terre". Ils veulent ainsi que leurs paroles demeurent éternelles, comme sont éternels les cieux et la terre. Les générations passent, le message peut-être tronqué, oublié. Les Cieux et la Terre sont là pour nous rappeler à notre mission, à nos devoirs, à nos responsabilités.

Claude Layani

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